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INTEODCCnON I7
Enfin, les enfants pauvres ne devaient pas être exclus des écoles payantes : • Nous enjoignons, disait en 1719 rArcbevéque de Toulouse, aux maîtres et aux maltrcsies d*école de recevoir axTC autant d*affection les enfants des pauvres que ceux des riches et d*avoir un soin particulier de leur instructiou ^ •
Toutes ces citations prouvent assez que Pou savait pratiquer, dans Tancienne France, la vraie gratuité qui n*est rien autre chose que la chanté.
Le rôle de TEglise et du clergé ne se borna pas seulement à procurer la gratuité : il s'étendit à tous les besoins de renseignement. C*est le clergé qui pousse à Tinstniction, qui ranime Tardeur des parents et des maîtres, qui excite l'émulation chez les enfants. Un curé ou un vicaire se fera lui-même maître d'école, et cette fonction qu'il devra remplir après les heures du ministère, ne lui paraîtra ni trop méprisable ni trop onéreuse. Les évèques publient des ordonnances et des statuts en faveur des petites écoles,, et les curés, avec un zèle admirable, se chargent de les mettre ou de les faire mettre en vigueur. Bref, le clergé resta, aux XVII* et XVIII* siècles, ce qu'il avait été au moyen âge et au XVI* siècle ; le protecteur, le principal soutien de l'éducation populaire.
Nous ne disons pas l'unique soutien de Tinstruction, car nous n'avons garde d'oublier les fondations faites par de pieux laïques. Nous devons de plus rendre à la mooar* chie française cette justice qu'elle ne se désintéressa pas tout à fait, comme on l'a dit, de l'instruction du peuple.