‹ L'instruction au Canada sous le régime françaisChapitre 8 sur 233 · Allain. p. tt · texte numérisé non relu

Allain. p. tt

l8 INTRODUCTION

Bien au contraire, en maintes circonstances, elle se montra favorable à sa diffusion.

I/Etat n*a%-att pu à s'occuper, en ce temps-là, de la fondation et de Torganisation des petites écoles puisque, généralement, le clergé et des personnes charitables s'en chargeaient. Il lui restait cependant une belle mission à remplir : celle d'aider l'Eglise et par ses encouragements et par son intervention efficace, comme lorsqu'il s'agissait, par exemple, de faire respecter les conventions entre parties ou de faire rentrer les impositions votées par les communautés '.

M. A. Bellée résumait admirablement les fonctions de l'Etat touchant l'éducation sous l'ancien régime, quand il disait : « L'Etat ne s'était pas alors, comme de nos jours, substitué complètement à l'initiative individuelle. Il se bornait à la surveiller, à la diriger et à la régulariser, ce qui, pour beaucoup d'esprits clairvoyants, est son véritable rôle ». .

En d'autres termes, et pour nous servir des expressions mêmes de l'abbé Allain : « Il se borne à maintenir les droits de tous : ceux de l'Eglise, ceux des autorités locales, ceux des pères t!e famille ; à favoriser les fondations scolaires en les affranchissant de formalités onéreuses; à autoriser les impositions communales là où elles étaient nécessaires, à encourager toutes les bonnes volontés, à répr^nr^r ]^ abus, à apaiser les conflits '.

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