Utint, i«rttptembr« 165a, vol. I. p
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tète était en partie reconnu uu et ic |Jca»ionniit, après avoir été intenompu durant dix-huit mota, a*étmit ouvert de nouveau en juin on en juillet 165a '.
La Providence avait si bien conduit les choses que la reconstruction du monastère s'était effectuée sans trop de difficultés malgré la pauvreté du pays en général et des Soenrs en particulier. Mais il manquait encore une chapelle convenable. La Mère de rincarnation écrivait vers le même temps à son fils : « Madame de la Peltrie veut bâtir une église et ensuite des temples vivants. Elle veut dire qu'elle fera ramasser quelques pauvres filles françaises écartées (éloignées ou abandonnées) afin de les faire élever dans la piété et de leur donner une bonne éducation qu'elles ne peuvent avoir dans leur éloignement \ »
Madame de la Peltrie se chargea en effet des frais de cette église dont la dédicace n'eut lieu que le 17 août 1667 '.
La généreuse fondatrice n'avait pas attendu jusque là pour élever au Seigneur des temples vivants. Le 29 septembre 1660, elle fondait six pensions pour des élèves pauvres, à raison de 100 livres chacune. • J'entends, dit-elle dans le contrat, qu'elles soient toutes d'onze ans ou en\nron, et au choix de la supérieure et discrètes de la maison, avec l'avis et approbation de l'évéque et que chacune n'y soit pas plus d'un an sans dispense du supérieur et, avec dispen* se, pas plus de deux ans ^ >
I. Ursmiinês de Qm/àêc, roi. I. p. lot. L'iaetadic cvt Ikti to 99 àtc 1650. et 1m UrmUioM entrèrent cUn« leur moaastèrc le 99 uud 165J. a. Lettre A ton fils. 1655, rot II. p. y y Lêt VnmHtui de Quèhm, uÀ.J.p. tyf, 4, Arekipts ém Sèmimmire,
U iNMRUCTlON AU CANADA
Les Dames UrsuUnes avaient besoin qu^on les aidât ft •ootenir l'œuvre de l'éducation; elles étaient loin d'être riches, et les dépenses étaient considérables. Quelques jours avant la fondation de Madame de la Peltrie, la Mère de PIncamation écrivait à une religieuse de Tours: « Non» faisons de grands frais pour notre Séminaire, non qu'il y ait un grand nombre de filles sauvages sédentaires, mais parce que on nous donne plusieurs filles françaises pour l'entretien desquelles les parents ne peuvent fournir que peu de choses et d'autres, rien du tout ; ce qui est à remarquer, les françaises nous coûtent sans comparaison plus à nourrir et à entretenir que les sauvagesses *. »
On voit encore par une lettre de la Mère de l'Incarnation qu'en 1668, sept religieuses de chœur étaient employées, chaque jour, à l'instruction des filles françaises, tant externes que pensionnaires. Le soin des externes demandait un grand travail. Bien qu'elles « fussent dociles, d'un bon esprit, fermes dans le bien quand elles le connaissaient », on ne pouvait surveiller leur conduite comme on faisait des pensionnaires. Quant à celles-ci, « comme plusieurs ne sont pensionnaires que peu de temps, il faut que les maîtresses s'occupent fortement de leur éducation et quelles leur apprennent, quelquefois dans un an, à lire, à écrire et à jeter, les prières chrétiennes et tout ce que doit savoir nne fille. Il y en a que les parents nous laissent jusqu'à ce qu'elles soient pourvues, soit pour le monde, soit pour la religion • '.
t. Lettre da 13 sept, vol. II, p. ijs, 1. Lettre da 9 «oftt, vol. II, pp. 369-363.
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Grâce au zèle 4uc ics L rsuiincs ùcpioyaicui puur i «iruvre si importante qui leur était confiée, leur Institut continua à te développer, malgré les difficultés et les épreuves.
En 1686, le 20 octobre, Tincendie vint de nouveau ravager leur monastère et elles durent, pour un temps, ren« voyer les élèves, et se loger encore une fois chez les Hospitalières qui les reçurent avec joie \ Au reste, les sympa* thies ne leur manquèrent pas. M** de Saint- Vallier publia un mandement court mais pressant pour « exciter toutes les personnes charitables et reconnaissantes à faire atix religieuses tout le bien qu*il dépendra de leurs moyens • '.
De son côté, M. de Denonville écrivait au ministre, le xo novembre : . . .■ C*est une terrible affliction pour tout le pays qui en tirait de grands secours pour Tinstruction des filles. Monseigneur ne saurait croire les chantés qui se font en ce pays, chaque particulier et communauté se sont saignés pour les secourir, mais tout cela ne saurait aller qu*à les faire vi\Te, et il n'y a que les secours de France qui puissent les faire rebAtir '. »
Au printemps de 1687, les Mères firent élever • entre rhabitation et le frêne, une allée de pieux en coulisse avec une couverture pour faire la classe, et les externes s*y rassemblèrent aussitôt au nombre de 50 à 60 » ^
Le monastère fut reconstruit, et le 9 novembre 1687, le pensionnat s'ouvrait de nouveau, un an et dix-neuf jours après le feu *.