Lês Ursmihus de Qmihtt, vot 1. p. 445* $. /Ht/., p. 44a
X58 l'instruction au canada
Un nouveau f^enre de malheur vint fondre sur la communauté en 1703. Une épidémie de petite vérole s'était abattue sur la ville tout entière. Trente-six pensionnaires des Dames Ursulines furent atteintes de la maladie et Ton dut, pour un temps, suspendre l'enseignement .
Malgré toutes ces épreuves, Tlnstitut continua à prospérer, le nombre des élèves augmenta avec la population, et le monastère, rebâti en 1687, put suffire jusqu'en 175a
On nous demandera peut-être ici quel fut, en moyenne, le nombre des élèves des Ursulines, sous le régime français? Il est difficile de répondre d'une façon précise à cette ques> tion parce qu'il n'y a point d'indications sûres au sujet des externes. Quelques documents pourront contribuer cependant à en donner une idée.
En 1652, la Mère de rincamation, faisant l'éloge de la Mère de Saint-Joseph, écrivait incidemment : « Dès le lendemain de notre arrivée à Québec, on nous amena toutes les filles tant françaises que sauvages ^ «
D'après l'auteur des Ursulines de QuèbeCy de 1642 à 1650, le pensionnat comptait ordinairement 18 à 20 demoiselles françaises ".
La Mère de l'Incarnation laisse souvent entendre qne tontes les filles françaises vont aux Ursulines. Elle le dit en 165a, elle le répète en 1664 : « Il n'y en a pas une qui ne passe par nos mains ^ »
1. LêM Unuiinês tU Qmébê(, vol. Il, p. t^ Bn 1690. ptndaat le tièg* àê Qo<btc par Phlpt, U «dlc àt oommniuiaté avait été traniIbnDéc ca claMt poor Ûm ptatloooaircs. UHd., I. p. 471.)