LtUres, vol. II. p. aSs
LK8 URSUUKES ET CHâFlTAL-CÉKtmAL I59
Le 9 août 1668, parlant de la pauvreté de Tlnstitut, elle confesse qu*elle a été obligée de renvoyer à lenrs parenu quelques filles françaises. • Nous nous sommes restreintes à seize françaises et à trois sauvagesses •, dit-elle K
L*année suivante, elle écrit à une religieuse de Tours: • Comme le pays a augmenté, nous avons à Tordinaire 20 à 30 pensionnaires '. •
• Pour les externes, disait-elle encore, la même année, je ne puis en dire le nombre parce qu'il y en a partie que le froid très grand et les neiges obligent de demeurer l'hiver en leur maison. Enfin nous avons toutes celles de la haute et basse-ville ■. •
Quel pouvait bien être, à cette époque, le nombre des externes? En 1666, on comptait à Québec 84 enfants entre 7 et 15 ans, tant garçons que filles. Le recensement de 1667 n*en indique que 71 entre ces deux ftges, ce qui fait pour les deux années réunies, une moyenne d*à peu près 78 enfants.
En supposant qu'en 1669, à cause de TaugmenUtion de la population, il y eût à Québec 50 à 60 filles, (disons entre sept et dix-huit ans), il est facile de faire le compte approximatif des externes, puisqu'il y avait 20 à jo pensionnaires, cette année-là.
Sur ces 30 pensionnaires, ou peut-être 25, quatre ou cinq au moins venaient du dehors, des Trois- Rivières, de Montréal, etc II reste donc une vingtaine de pensionnaires de la ville de Québec Or, si toutes les filles en âge de