‹ L'instruction au Canada sous le régime françaisChapitre 76 sur 233 · ntd · texte numérisé non relu

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fréquenter Técole formaient un total de 50 à 60, et si celles de la haute et de la basse-ville allaient en classe, il faut en conclure que les externes étaient au nombre de 30 à 4a

Au commencement du XVIir siècle, le pensionnat comp. tait 55 à 60 élèves; les externes étaient bien plus nombreuses *. En 1703, malgré Tépidémie de petite vérole, il y avait quarante pensionnaires au couvent ^ et leur nombre alla toujours croissant jusqu'en 1750, « où nos classes se trouvèrent si chargées, disent les Annales^ qu'il fut délibéré par M** et notre chapitre sur la création d'une nouvelle classe ce qui donna un nouvel élan au zèle de nos maîtresses. L'externat, école gratuite, était toujours rempli à l'ordinaire » •.

Les Annales des Ursulines nous ont conservé la liste pins ou moins complète peut-être, des élèves pensionnaires, de 1640 à 1739, soit un siècle. On en compte 443 de 1640 à 1686; 266, de 1687 à 1700; 497, de 1700 a 1739, faisant un total de 1206 et une moyenne de 12 par année. Un grand nombre venaient de tous les coins du pays. Quant aux externes, toujours plus nombreuses que les pensionnaires, elles se recrutaient généralement parmi la population de Québec.

Ces chiffres nous paraissent satisfaisants pour l'époque et la population du pays, mais peut-on dire avec assurance qu'à Québec, les filles qui allaient en classe étaient plus nombreuses que les garçons, même après l'arrivée des Sœurs de la Congr^ation ? Le collège des Jésuites et le

I. Lês Ursuiimês de QuHêC, vol. I, p. 5a6. a. nid., II. p. 169.

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