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Séminaire de Québec n*avaient-iU pas eniemble autant de pensionnaires que les Dames UrsuHnes et les Sœurs de la Congrégation? Les petites écoles des Pères Jésuites, et plus Urd celle du Séminaire, n*éuient-elles pas remplies d*extemo, puisque dès 1701, le Séminaire employait à la sienne deux professeurs et qu*en 1699 et en 1733, celle des Jésuites comptait au delà de cent enfants ?
Il nous semble qu*on a un peu exagéré la portée des paroles de la Vénérable Mère de Tlncamation lorsqu'elle dit qu'on leur « amena toutes les filles, que toutes les filles passent par leurs mains •. Toutes les filles de Québec, oui, probablement, mais toutes celles du pays, non. Et cela ressort du nombre des élèves d'abord, de l'ignorance d'un bon nombre de filles de cette époque et aussi du fait que la Relation de 1668 fait remarquer la différence qui existe entre les femmes qui ont été aux UrsuHnes et celles qui n'ont pas eu cet avantage.
Il y avait donc des filles, et du vivant même de la Mère fondatrice, qui ne fréquentaient pas les classes des Ursu* lines.
Et comment aurait-il pu en être autrement? Les colons un peu éloignés et peu favorisés de la fortune, à Montréal et aux Trois-Ri\'ières, et beaucoup plus près, â la côte de Beaupré, à l'île d'Orléans, etc, n'éuient probablement pas tous en état d'envoyer leurs filles à Québec, soit comme pensionnaires, soit même comme externes. Aussi, l'empressement que l'on mit à demander et à établir des couvents de la Congrégation en certaines campagnes de la région de Québec, à la fin du XVII* siècle et au commencement du XVIir, prouve assez, qa*à cette époque du moins,
on n^envoyait pas facilement toutes les filles à Québec Les parents n^étaient pas riches et les communautés non plus. Pour favoriser Pinstruction des enfants, les uns et les autres devaient faire des sacrifices. Jamais créanciers et débiteurs ne s^ntendirent mieux.
Le prix de la pension n*était pas élevé, chez les Dames Ursulines, mais Targent étant très rare, pour ne pas dire introuvable, on payait en nature. Les Annales de la communauté fournissent sans doute plusieurs exemples de ce ^nre de paiement.
En voici im entre autres ' :
Pour la pension de M*"* C . . .
Reçu le 13 janvier, 3 Ji cordes de bois de chauffage. " le 6 mars, 4 " " " " "
** le 13 ** I pot de beurre pesant la livres.
** le 13 novembre, i cochon gras, i baril d^anguille
salée.
Pour celles qui avaient le moyen de payer, la pension était de 120 livres par année, comme nous Tapprend la Mère de rincamation dans une lettre de 1669 \
Le prix de la pension ne semble pas avoir varié durant toute la domination française.
Ainsi, en 1675, ^^ Séminaire paye aux Ursulines 40 livres pour quatre mois de la pension de la petite Soulard ' ;
I. Lêt Urtmlinês dé QtUbtc, vol. I, p. 14s. t. LêUrt», vol. II. pp. 4ai-4>9.
3. Ank, dm Séminaire, Bn ce temps-là, la petitioQ te payait lo^|osra posr doon noi«. Les vacances m paataicat pcobtblemcat «a pea-
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en i68a, il donne 182 livres, 10 sols, pour un an. six et neuf jours de la pension de la petite Montmesnier.
Même chose en 1738, c*està-dire 10 livres par mois.
Chez les Dames Ursulines, comme dans les autres corn* munautés, on exerçait largement la charité envers les élères pauvres. Outre les externes à qui Ton enseignait gratuitement, plusieurs pensionnaires étaient reçues à bon compte. Les Mères Ursulines se chargeaient même de Tentretiea des plus pauvres, et elles étaient aidées en cela par d*autres institutions ou par des personnes charitables. En 1674, le Séminaire de Québec donne « 50 livres au Séminaire des petites filles pour aider à vêtir des filles pauvres ». En 1 740, c*est M. Plante, curé de Québec, qui paye pour des élèves qui ont passé quelque temps aux Ursulines : Marie Chartier, Marie Massé, les D*"** Vincelot et C. Duquet ».
Il sera question, plus loin, du cours d'étude que Ton faisait chez les Dames Ursulines. En attendant, on aimcrm peut-être à connaître les noms de quelques-unes des ma!ticaies générales des classes. Ces noms, nous les avons recueillis dans les deux premiers volumes de V Histoire des l'rsulines de Québec ; malheusement, les dates font défaut L*une des premières fut la Mère Anne de Saintc^Uire, décédée en 1677 ; vinrent ensuite : Marie Duguet de la Nativité, maîtresse générale en 1700; Marie Pinguet de TAssomption, décédée en 1 7a i : Mère Jucherean de Saint-Denys, dite des Séraphins, décédée en 172a, longtemps maltrcMe générale des classes. Citons encore les Mères Lauzoo du Saint-Esprit, Lefcbvre des Séraphinii D*Ailleboiisi de