I. Artkiwn eu Sèmimmirt
Manthet de Saiot-Nicolas, de Muy de Sainte-Hélène, L. Gaillard de la Sa in te- Vierge, etc.
Avons-nous besoin, en terminant, d'appuyer sur le bien opéré par les Dames Ursulines, à toutes les époques de notre histoire, sans doute, mais plus particulièrement durant la domination française? Ces enfants qu'on leur confiait •devaient un jour, pour la plupart, retourner dans le monde. Pilles, épouses ou mères, elles auraient un rôle important à jouer, une mission délicate ù /emplir. £t ce rôle et cette mission, elles s'en acquitteraient d'autant mieux qu'elles seraient plus instruites et d'une éducation plus soignée.
Quelle influence salutaire ne devait pas avoir auprès de frères et de soeurs, moins bien partagés sous le rapport de l'instruction et de l'éducation, une jeune fille récemment arrivée du pensionnat où elle avait passé deux, trois ou quatre ans et quelquefois davantage ! Combien plus encore se faisait sentir cette influence, lorsque, devenue mère de famille, une ancienne élève des Ursulines avait à présider aux soins du ménage et surtout à l'éducation des enfants?
C'est ce que faisait déjà remarquer la Relation de 165 1 '. En 1668, les Pères Jésuites n'avaient pas changé d'opinion à ce sujet, et le Père LeMercier écrivait dans la Relation de cette année : « Les Mères Ursulines ont eu tant de bonheur dans Tinstruction des filles qu'on leur a confiées, soit pensionnaires, soit externes qui fréquentent leurs classes, qu'en voyant les tnénagères du Canada et chaque maison en particulier, très aisément on distingue par l'éducation chrétienne des enfants, les mères de famille qui sont sorties
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de leur mmison d avec celles qui u oui pas eu cet «vântagc *. • Tout ce que nous venons de dire des Ursulincs de Qo^bcc s'applique parfaitement à celles des Trois- Rivières. Cette dernière communauté, sortie de la maison mère de Québec, fut fondée pour le soin des malades et pour Tinstruction des jeunes filles
La première lusiitutrice des Trois-Rivières fut la Sœur Raisin, Tune des premières compagnes de la Mère Bonrgeoya. M" de Laval Vy avait envoyée dès avant 1664, comme nous Tavons dit plus haut.
La Sœur Raisin ne demeura pas longtemps en cette ville, et nous ne pouvons dire si Ton mit d'autres Sœurs â ta place. Il serait cependant difficile de croire qu'on n'ait pas maintenu en cet endroit au moins une maîtresse d'école, quand on sait qu'il y en avait déjà deux à Champlain vers i68a S'il n'y en avait pas, les parents étaient donc obligés d'envoyer leurs filles soit à Québec, soit à Montréal, ou, ce qui aurait été regrettable, de les garder à la maison et de les voir privées de toute instruction. C'est peut-être ce qui engagea M' de Saint- Vallier à se rendre aux prières des familles qui « reamnaissant depuis longtemps la nécessité de procurer à leurs jeunes filles le bienfait d'une éducation solide et religieuse ■ ', s'étaient adre«ées à lui. L'évèque de Québec, avec le grand cœur qui le caractérisait, désirait depuis quelque temps établir aux Troia-Rivières un hôpital ou maison de charité. Il crut qu'une même commoiuuité pourrait en même temps se charger du soin des malades et