I. CharmaMe. d'après AUain. p
s. Cité par .\Uain. p. 904.
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VotU un très bref résutné de ce qu*éuit rinsInicUoo primaire eu France au XVII* et au XVIIl* aièclea. Quanti réducation secondaire, telle elle existait dans les établîsicmeuts des Jésuites en KtirotH*. telle on la retrouvera au Collège de Québec.
Devra*t-on s*étonner maintenant, si au Canada, en cette Nouvelle-France, fondée et peuplée par des Français, dirigée par un gouvernement français, on suivit en tous points pour réducation, le système et les méthodes en vigueur dans la mère patrie ?
Le contraire ne serait-il pas plutôt surprenant? Si noa premiers colons jouissaient d*une certaine instruction, s*ils avaient su profiter du bienfait de Téducation, pourquoi n'auraient-ils pas procuré ce même avantage à leurs enfants, quand les circonstances et les moyens le leur permirent ?
Ces religieux, récollets et jésuites, qui fondèrent TEglise * du Canada, étaient nés et avaient vécu en France ; ce qu*ib avaient vu faire là-bas, ce qu'ils avaient fait peut-être avant de partir pour les missions, ils voulurent le continuer ici. Ils se livrèrent à Tinstruction de la jeunesse.
Le clergé séculier, recruté lui aussi, en partie du moins» et, durant de longues années, dans les différentes provinces de France, connaissait ses devoirs au sujet de Téducation des enfants et il ne chercha jamais à le dérober à ses obligations. L'eût-il x'oulu qu'il ne l'aurait pu, ayant aaas ceflK sotis les yeux les ordonnances, les statuts et snrtoot les exemples de ses évèques qui, tout autant que ceux de France, comprirent l'importance de riostruction populaire et s'en occupèrent activement.
Le gouvernement du Canada, n'étant qu'une extension
de celui de la mère patrie, en tirait tous ses pouvoirs et recevait de lui sa direction. Sous le rapport de l'instruction, il ne resta pas au-dessous de la tâche. En maintes circonstances, il fit même plus qu'on ne faisait en France, et nous aurons occasion de montrer au cours de ce travail que souvent, aux paroles encourageantes, il ajoutait, en terres ou en argent, des subventions que la charité privée, en ce pays nouveau, aurait été impuissante à remplacer.
Il y a des choses qui ne se font bien qu'avec le temps ; l'instruction est de celles-là. Ce ne sont pas toujours ceux qui croient avoir atteint la perfection qui en sont le plus près ; témoin la France officielle d'aujourd'hui qui, sous bien des rapports, pourrait aller prendre des leçons auprès de ceux qui, il y a deux siècles et plus, comprenaient déjà si bien l'importance, non seulement d'instruire les enfants, mais encore et surtout de les bien élever.
Rien n'est parfait sur cette terre ; notre système d'éducation, sous le régime français, ne l'était pas non plus. Le prétendre serait par trop exagéré. Aussi, les pages qui vont suivre n'ont-elles qu'un but: faire voir que l'enseignement primaire et secondaire a existé au Canada et a été organisé aussi bien que le permettaient les circonstances de temps, de lieux et de fortune dans lesquelles se trouvaient placés les colons, nos ancêtres. Si nous parvenons à cette fin nous serons satisfait ; nous n'ambitionnons pas d*n titre récompense.
SOUS LE RÉGIME FRANÇAIS— (i 635.1 760)