CHAPITRE IX
UIS aCBURS DB LA CONGREGATION NOTKB-DAMB
Marfoente BooTfcoTt. —Première école des ftllc* à Moatréal . --Poodatioa, •pprobfttioo et règlemenU de U Communauté.— Coogrégatloa ém filles externes.— Maitoa de U Pfx>videoce.— Ce que pcBMicat de* Scenrs de U Ooagrégatftoa, le« autorités ci\*tlea.— BlabU«emeat de QoâMC— MaiKMi de la Providence, à la hante-ville.— Les Sœnri de la Coogr^tioa à la basse-ville.— Une lettre pastorale de Mffr âm Saint-Vallicr.
La Congrégation de Notre-Dame eut pour fondatrice Marguerite Bourgeoys, née en x6ao, à Troyes, en Cham* pagne. La Providence, qui voulait cette pieuse fille en Canada, Vy conduisit comme par la main *. Le 20 juin 1653, elle s*embarquait pour la Nouvelle- France avec M. de Maisonneuve et, le 22 septembre, elle arrivait à Québec d*où elle se rendit à Montréal quelque temps après '.
Comme il n*y avait pas encore dVnfants en âge de fré* quenter Técole, dans cette ville naiatante, « M. de Maisonneuve confia à Marguerite Bourgeoys le soin de sa maison et le maniement de ses intéiéts domestiques s *.
I. PdMT lldsloifv détaillât de u Scrar Bowi^ya tt dt m taaliM, som wroyoïis à l'oarragc de Tabbé Pailloa : yk dt Im
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s. PaUloo : yUééU Stnr BomrgttjM, I. p. 70. 3. tM,. p. 79.
Celle-ci demeura quatre ans chez le gouverneur de Montréal, qui la considérait^ non comme une servante, mais plutôt comme une personne de qualité et de haute vertu, capable de lui servir d'exemple.
En 1657, Marguerite Bourgeoys commença son office de maîtresse d*école, dans une étable de pierre que M. de Maisonneuve venait de mettre à sa disposition. Elle s'empressa de « recorder le peu de filles et de garçons capables d'apprendre », et le 25 novembre, elle ouvrait sa première classe. Marguerite Picaud, qui épousa plus tard un nommé Lamontagne, demeurait alors avec elle ^
Le 28 janvier 1658, M. de Maisonneuve fit à la Sœur Bourgeoys, donation du bâtiment de pierre qu'elle occupait depuis quelque temps, « la présente concession, lit-on dans l'acte, faite pour servir à l'instruction des filles de Montréal au dit Villemarie, tant pendant le vivant de la dite Marguerite Bourgeoys qu'après le décès d'icelle, à perpétuité • '.
Ce fut la même année, le 2 juillet, que s'ouvrit la Congrégation des externes, destinée aux filles qui, n'étant plus en âge de fréquenter l'école, avaient cependant besoin de formation religieuse.
La Sœur Bourgeoys, qui n'avait pour l'aider que la Sœur Picaud, comprit qu'avant longtemps, elle ne pourrait suf* fire à l'œuvre des petites écoles et de la Congrégation des jeunes filles. Elle partit donc pour la France, à l'automne de 1658, avec Mademoiselle Mance. Son but était d'aller i Troyes « pour avoir, dit-elle, quelques filles qui m'aidâs-