‹ L'instruction au Canada sous le régime françaisChapitre 86 sur 233 · I. Ankiws dm Sèmimûirt de QuHêe · texte numérisé non relu

I. Ankiws dm Sèmimûirt de QuHêe

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sols, tous les ans, pour les fournir de livres latins et français nécessaires, qu'elles payeront en entrant chaque année. Lies enfants fourniront aussi du bois pour entretenir le feu dans récole. •

Vingt sols par année et un peu de bois pour entretenir le feu, ne constituaient pas des charges exorbitantes pour les parents, et Pou peut dire que Tinstruction était vraiment gratuite. Au reste, seule, la grande pauvreté des Sœurs avait engagé Tévéque à imposer aux habitants cette l^ère contribution.

A cause de leur pauvreté, on recommandait encore aux Sœurs qui allaient en mission de prendre quelques pensionnaires, si elles pouvaient les loger convenablement, « ce qui, disait-on, leur donnera un moyen plus aisé de vivre ».

Le i8 mars 1689, M'' de Saint- Vallier donnait quelques avis pour l'admission de ces pensionnaires. « Les Sœurs, dit-il entre autres choses, ne recevront les filles qu*entre onze et douze ans afin de pouvoir les faire communier dès la première année, après quoi, on les renverra pour faire place à d'autres. » Il était entendu aussi que celles qui ne payaient point ne demeureraient pas, en général, plus d'une année au pensionnat Quant aux enfants que les parents n'entretenaient pas eux-mêmes, elles donneraient 30 livres par année.

D'après le règlement de 1694, les pensionnaires ne de> vaient pas être admises avant l'âge de cinq ans. Les Sœurs étaient autorisées À les garder jusqu'à ce qu'elles eussent atteint l'âge de dix*huit ans, et même de vingt ou vingtdeux, si elles n'avaient pas de mère, ou pour quelque raison

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particulière. En ce cas, il fallait toujours la permiatton de révéque. Il n*cst point besoin d'ajouter que les enfants, pour être reçues au pensionnat^ devaient être modestes, dociles, pieuses, etc., et que les filles mondaines et incorrigibles n*y avaient pas leur place.

Dans les missions, au XVI I* siècle, le prix de la pension, pour chaque enfant, était de 36 livres par année, auxquellea on ajoutait douze minots de blé ; ou, si Ton veut, un minot de blé et 3 livres (60 sous) par mois. C'était vraiment trop peu. Ce prix fut augmenté plus tard.

Une des œuvres qui devaient contribuer le plus à la for*

mation et à l'éducation des filles, à la campagne comme

dans les villes, était la Congrégation des filles externes. Il

e s*agit pas ici des petites élèves qui fréquentaient les

claaes, mais bien de grandes filles à qui Tâge ou les moyens

•e permettaient pas d'aller à l'école.

Avec la permission du curé, les Sœurs réunissaient ces filles une fois la semaine, généralement le dimanche, d'une heure à deux heures. On leur faisait alors une conférence, claire et simple, sur l'exercice des vertus et les devoirs d'une femme chrétienne. Et pour les aider à mettre en pratique les avis et bons conseils qu'elles avaient reçus dans ces réunions, on mettait entre les mains de ces jenncs filles un règlement particulier où se trou\'aient résumés les principaux moyens d'employer utilement et saintement toutes les heures de la journée. C'est asica dire tout le bien que devait opérer dans les paroisses une congrégation de ce genre.

Aprb la piété, rien n'est pins soovent recommandé aux Sœurs de la Congrégation que le travail mansel qui lenf

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«8t si nécessaire et pour pouvoir subsister elles-mêmes et pour renseigner à leurs élèves. Leurs classes terminées, les mattresses travaillaient donc pour les particuliers, et, pour être utiles aux filles pauvres, elles établirent à Villemarie, vers 1680, une maison que l*on appellerait peut-être aujourd'hui une école ménagère et où Ton apprenait à ces filles « d'honnêtes états qui les missent à même de subsister du produit de leur travail ^, Lorsque M'' de Saint-Vallier visita Montréal en 1685, les Sœurs de la Congrégation « instruisaient plus de vingt grandes filles qu'elles formaient â tous les ouvrages de leur sexe pour les mettre en état de gagner leur vie dans le service ■ *.

Le 13 novembre 1685, M. de Denonville, après avoir parlé au ministre, des Sœurs de la Congrégation de Villemarie et de leur Maison de la Providence « où les filles travaillaient toutes ensemble >, ajoutait : « Elles pourront commencer quelques manufactures de ce côté-là si vous avez la bonté de leur faire quelque gratification ^ •

Le Séminaire de Montréal, toujours zélé pour le bien du pays, aidait à Tentretien de plusieurs de ces filles et donnait, chaque semaine, une certaine quantité de pain pour les nourrir •.

M*' de Saint-Vallier essaya plus tard de fonder un établissement de ce genre à Québec, mais cette œuvre, si utile xju'elle fût, ne pouvait pas durer longtemps, n'étant pas asses conforme au but que poursuivaient les Soears de la

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