‹ L'instruction au Canada sous le régime françaisChapitre 89 sur 233 · Mtf · texte numérisé non relu

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LA CONGRtoATlON NOTRS»DAMS I79

lire et à travailler anx jeuneu filles. Il y a encore pliutetUB côtes où il n*y en a point, et où elles seraient tr^ nécessaires, ajoute-t-il, si vous vouliez accorder quelques fonds pour ces établissements. Cela ferait un bien considérable au pays '. •

Raudot voudrait bien être en état de former de ces établissements dans toutes les paroisses où « la jeunesse n*apprend rien et ne sait pas lire • ', mais les moyens lui manquent et il fait appel à la générosité du ministre.

Par bonheur, le clergé du Canada n^attendit pas les faveurs de la Cour pour fonder des couvents de la Congré> gation dans les campagnes, comme nous le dirons plus loto. M* de Saint- Vallier surtout s*en occupa activement et pratiquement

Le 7 septembre 1693, ^^'^ ^^ Saint-Vallier fondait une rente de 600 livres de France, par année, faisant 800 livres de ce pays, pour aider â la communauté de V'illemarie à fournir des Sœurs dans les paroisses. « Considérant, dit-il, que les Sœurs de la Congrégation n*ont pas de quoi soutenir autant de missions d*école qu*il en faudrait dans les côtes de ce diocèse pour Tinstruction et éducation des filles des pauvres habitants, et considérant la grande utilité dont ces missions sont pour le temporel et spirituel de ces pauvres filles d*habitants, désirant enfin assurer un revenu annuel et perpétuel pour permettre aux Sœurs d*envoyér des maîtresses d*école où le besoin s*en fera le plus sentir,. . . nous donnons et fondons à perpétuité . . . 800 livres de rente de ce pays. •

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