‹ L'instruction au Canada sous le régime françaisChapitre 90 sur 233 · Corrnpomimmci ghUrmU, Copte à f Arcbevèclié. t. tkid · texte numérisé non relu

Corrnpomimmci ghUrmU, Copte à f Arcbevèclié. t. tkid

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En retour, Tévéque exigeait que les missions fussent an nombre de huit si la communauté pouvait fournir autant de sujets ; autrement, celle-ci devait en entretenir au moins six '.

Plus tard, en 1709, Tévéque de Québec consacra encore à cette bonne œuvre deux rentes, Tune de 6cx> livres et Tautre de 400, que lui avait données M. de la Pallière pour fondation et établissement des écoles charitables des filles de la Congrégation, dans les lieux de son diocèse qui en auraient le plus besoin.

Non content de donner lui-même Texemple, le prélat exhorte ses curés à former de ces établissements et se déclare prêt à les aider :

« Nous croyons très important, écrivait-il le 28 février 1698, de recommander aux curés des principales et plus grandes paroisses de ce diocèse de travailler, autant qu'il leur sera possible, à convaincre les habitants de leurs paroisses, des grands avantages qu'ils recevront de rétablissement d'une maison des Sœurs de la Congrégation pour l'instruction des personnes de leur sexe. Nous déclarons que nous sommes dans la disposition de fonder un revenu fixe pour le soutien et entretien de deux Sœurs, où les habitants auront le courage de leur bâtir une maison solide et ce dans les quatre premières années après ce synode '. •

En voilà assez pour faire voir quel intérêt nos anciens évêqiies portaient à l'instruction et pour expliquer comment, dès le début du XVIII* siècle, les Sœurs de la Congrégation

I. Arth, de VArchivêiké^ reg. A, fol. 5j9>54a 1. .Hmmdemints du Epêfuês et Qmêéêc, I. p. 374.

LA congrAgation NOTRK-DAMF l9i

avaient déjà, en dehors de ViUemarie, iq;>t ou huit :: . :.«

Un court historique de chacune de ces mission^» coui^lctera ces notes et en dira plus long que tous les commentaires sur la générosité des évéques, des prêtres et des pieux laïques qui s*intéressèrent à leur fondation.

On se souvient que, dans son voyage à ViUemarie en 1685, Bi" de Saint- Vallier avait été frappé du bien qa*y faisaieut les Sœurs de la Congrégation dans leur maison de La Providence L'idée lui vint de procurer le mùmc avantage aux jeunes filles de sa ville épiscopale.

En septembre 1685, le Séminaire de Québec achetait de Denys Roberge, pour la somme de trois mille livres, one maison avec cour et jardin. Cette maison que Tévèque destinait à loger les filles de La Providence de la Sainte- Famille, était située • proche la grande place vis-à-vis Im clôture des Pères Jésuites, bornée d'un côté à Pierre Leanmont dit Beauregard, d'autre côté aux Jésuites, par devant à un chemin ou rue qui descend de la grande place à THÔtel-Dieu et par derrière aux terrains du Séminaire • '.

Le contrat d'acquisition fut passé entre M** de Saint- Vallier et Denys Roberge, le 13 novembre 1686 ', le Séminaire n'ayant agi qu'au nom de l'évéque, l'année précédente.

A cette date, les Sœurs éuient déjà rendues à Québec depuis quelques mois. Le vieux catalogue des papiers du Séminaire, dressé en 1687, mentionne un document intitulé : • Projet touchant les filles de la Providence de la Sainte- Famille éublies à Québec au mois d'avril 1686, avec le

t. DoqMt. aot. Jirrà, eu Sêmùtêùn.

a. ArdUms ém Sémtémmire.

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projet de règlement qu'on y devra garder ■. Au reste, dans fa Pie de la Sctur Barbier^ M. Glandelet, parlant de cette maison, affirme que M' de Saint- Vallier l'établit à Québec au pxintemps de 1686 ^

La Providence, on le sait, n'était rien autre chose qu'un ouvroir, une école ménagère où l'on enseignait aux jeunes filles la manière de travailler et de gagner leur vie dans le service. C'est là qu'en 1686, on voulut fonder ces manufactures dont il sera question plus loin. « Il n'y a pas encore de bâtiment pour cela, lit-on dans le Mémoire^ mais on pourra en faire construire un de quatre- vingts pieds de long sur trente de large, à deux étages, celui d'en haut devant servir de dortoir et celui d'en bas pour les offices et salles de travail '. » Mais ce projet n'eut pas de suites.

La direction du nouvel établissement de La Providence fut confiée à la Sœur Saint-Ange. On lui donna pour compagne la Sœur Barbier, que l'on fit revenir de l'île d*Orléans où elle était depuis l'automne précédent •.

Le 19 janvier 1689 *, M** de Saint- Vallier, satisfait du bien qu'avaient opéré les Sœurs de la Congrégation, fit don à la petite communauté, de la maison qu'elle occupait et cela « pour l'instruction des pauvres filles et même des externes si M" le juge à propos. » L'évèque mettait seulement pour condition que si l'établissement se faisait en un autre

I. Arch, du Shminain, On lit en effet. cUnt l'acte d'ncluit dn 13 aovemt>re : • Dsnt laquelle maiton, il (l'évèque) a mia lea Soenra de U Congrégation... et qu'il a nommée la maiaon de la Providence de la Sainte-Famille. •

a. Archives du Shuimairt.

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