‹ L'instruction au Canada sous le régime françaisChapitre 94 sur 233 · XÇO L^INSTRUCTION AU CANADA · texte numérisé non relu

XÇO L^INSTRUCTION AU CANADA

nion et, en 1699, il écrivit à Tévéquc une longue lettre à ce sujet Nous avons sous les yeux le brouillon de cette lettre: « Plusieurs curés des environs de Québec, dit le grand-vicaire, demandent avec instances, depuis bien des années, des Soeurs dans leurs paroisses où il y a un très grand nombre de filles à instruire, et Votre Grandeur sait la difficulté qu*il y a d*en obtenir de la communauté de Villemarie, faute de sujets. . . Il existe déjà des missions à Québec, à la côte de Beaupré, à Tlle d'Orléans et Ton va en établir une à Champlain *• ■ ^ /^ ^' )

Plus loin, M. Glandelet fait remarquer que le droit commun donne aux évéques le pouvoir de faire, dans leurs diocèses, les établissements nécessaires au bien des âmes qui leur sont commises, surtout en ce qui regarde Tinstruction et réducation de la jeunesse par les petites écoles.

Du reste, ajoute-t-il aussitôt, il y va de Pintérét général car « n>st-il pas de l'intérêt du public que les filles de la colonie soient bien instruites et bien élevées dans les paroisses de la campagne où il n'y a personne qui fasse profession de s'y appliquer comme sont les Sœurs de la Congrégation ? >

Le grand-vicaire s'appliquait encore à démontrer que les Sœurs de la Congrégation auraient tout à gagner à cet établissement Bref, il n'y voyait plus que du bien.

Fort de cette approbation à laquelle il ne s'attendait pas. M" de Saint-Vallier voulut agir sans retard. On commença par faire agrandir la maison des Sœurs pour y placer le noviciat, et un mandement fut préparé. Le bronil*

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Ion, écrit de la main de M. Glandelet, e»t conservé aux Archives du Séminaire On y retrouve presque toute* k» idées du grand-vicaire ; seulement, Tévéque déclare qu*avaut d*en venir à cette décision, il a pris Tavis du gouver» netir Callièrcs, de Tintendant Champigny et de plusseur» autres personnes considérables de ce pays.

Ce document n*est pas daté, mais il est de 1699. Il ne fut jamais publié à cause de la grande répugnance que montraient les Sœurs pour cette fondation. L*évéque abandonna son projet et la maison de Québec demeura ce qu'elle avait toujours été, une simple mission dépendant de U maison mère.

Les Sseurs continuèrent donc paisiblement à exercer leurs fonctions de maîtresses d*école, • enseignant aux filles de la bosse-ville avec beaucoup d*assiduité et de zèle, au grand contentement d*un chacun, quoiqu'elles n'aient reçu jusqu'alors pour subvenir à leur subsistance aucune contribution de la part des habitants dont elles entretiennent gratuitement les filles, mais seulement ce que le travail de leurs mains leur a fait gagner • *.

A la basse-ville, en effet, comme à la haute-ville, comme dans les autres missions, les Soeurs étaient obligées, pour vi\Te, de se livrer À des travaux de couture et autres, propres à leur sexe.

Elles travaillaient pour la cure de Québec, pour la chapelle du Séminaire, pour les prêtres et les élèves de cette institution. Nos livres de comptes nous apprennent que les bonnes Sœurs confectionnaient à la douzaine, pour no»

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