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IÇa L^INSTRUCTION AU CANADA
écoliers, des capots, des tapabors, des mitaines et autres articles de ce genre. Et c'est ainsi, qu*à force de travail et peut-être de privations, elles parvenaient à maintenir leur ceuvre et à enseigner gratuitement.
Vers 1700, la Supérieure générale envoyait de Montréal quatre nouvelles religieuses à la maison de Québec, où les élèves étaient plus nombreuses que jamais. La Sœur Saint- Ignace, supérieure, écrivait de Québec le 3! octobre 1701 : « Il y a ordinairement cinq ou six Sœurs occupées à tenir les écoles et à faire Tinstruction à plus de cent filles dont le nombre croît tous les jours. • Et l'excellente Sœur ajoutait en manière d'excuse : « Elles font cependant ce qu'elles peuvent pour n'être point à charge à personne, travaillant dans tous les intervalles qu'elles peuvent avoir hors le temps de leurs classes, et comme elles sont obligées d'y passer une partie de la nuit, cela intéresse beaucoup leur santé et plusieurs ne peuvent supporter longtemps cette fatigue sans y succomber *. »
Comment ne pas être touché à la lecture de ces simples lignes et ne pas apprécier un si beau dévouement? « Elles instruisent une multitude d'enfants, ce qu'elles font avec beaucoup de bénédiction •, écrivait-on dans un mémoire, en 1705 '. Ces succès, elles les devaient à leur travail en classe, sans doute, mais plus encore peut-être à leur esprit de sacrifice et d'abnégation qui attirait sur leur œuvre les bénédictions de Dieu.
I. Arck, de im Mûrimg, dlé par Pailloo, VU de If Stnar Bêmg9oyi, 5rol. H. p. 164.
LA CONCRftCATlON NOTUB-IUlfS I93
Les Sœurs de la basse-vtUc prenaient anast des pensionnaires. Hn 1700, le Séminaire payait pour Marie» Joseph, anglaise, et die 1701 à 1703, pour Anne Cochon et Anne Gauvreau ; il s*était aussi chargé de régler les comptes de Brigitte de SaintCastin ^
Hn 1700, les pensionnaires donnaient 36 livres de pension par année, sans compter les douze minots de blé exigés dans la plupart des pensionnats, à cette époque. Hn 1715, elles payaient 84 livres par an, c'est-à-dire, 7 livres par mois, les douze minots de blé réglementaires non compris. C*est ce que donnèrent cette année-là les « petites Jasmin et Déry s et, en 1716-1717, « la petite Maufîls • \
Les Sœurs subsistaient à peine avec les modestes revenus du pensionnat et de leurs travaux manuels. Hn 1707, Tintendant Raudot avait suggéré au ministre de leur accorder une gratification de 500 livres par année. Celui-ci demanda des informations et n'accorda, semble-t-il, qu* • une petite rente annuelle de 50 écus » ■.
. M* de Saint- Vallier, arrivé d'Hurope en 1713, après une absence de treize ans, ne tarda pas à s*aperce\'oir que les Sœurs de la maison de Québec avaient besoin qu'on les
I. CeUe demotocUc. fille do faaroo àm Sftint-Casiiii. fit toot 10a court i (Québec. Bile entra d'abord cbcs les Soran àm U Coagrégatioa. le 10 jaillet 1701 : elle en tortit le 10 octobf» 1705, poor aller chcx te» parenta, en Acadie. emportant pour dix joofB de rirvm, E«v«bw à QbAmc, k M octobre 1706. elle drniciifa encore m ta cbts !•■ Sœan âm la Ooagvlg»tioB : on la Uoove anaai mentionnée parmi le* él^vca de* Umuliaca. hm quatre premières années. Hrigitu de Saint-Cistia payait soo lima par aa. œ qui comprenait prohabtomaat l'aatraliaa. La daraiêta elle ne payait que ioo livres. {Artà, ém SêmimmifV.)
a. Archivas dm ShmimmirÉ éi QuHêc, Livres de compHa.