Pailloo, VU di /« Smmr Bùurgêoyt, voL II. pu
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aidât. Le 26 janvier 1714, il adressa aux citoyens de Québec une lettre pastorale pour solliciter leurs aumônes en faveur de cette communauté à laquelle ils devaient tant. Nous donnons ici cette lettre qui vaut la peine d*étre citée en entier :
« Jean, par la grâce de Dieu et du Saint-Siège apostolique, évéque de Québec, à nos très chers enfants les habitants de la ville de Québec, salut et bénédiction en N. S.
« Nous avons appris avec beaucoup de joie, à notre arrivée à Québec, la satisfaction que vous avez témoignée, de rétablissement des Sœurs à la basse-ville, où vous avez la consolation de pouvoir mettre vos enfants en pension, et de les faire instruire même de chez vous en les envoyant tous le» jours à Pécole, dont les dites Sœurs s'acquittent avec tant de soin qu'on ne saurait désavouer qu'elles ne soient très utiles dans le dit lieu pour l'éducation des personnes de leur sexe ; mais la malignité du temps et la cherté de toutes choses les mettant hors d'état de continuer cette double bonne œuvre, à moins qu'elles ne soient soutenues par la charité des fidèles, ainsi que nous l'avons pu connaître par l'examen exact que nous avons fait de leurs moyens, nous nous croyons obligé de vous représenter leurs besoins et leurs nécessités, et de vous faire remarquer qu'aidant par vos aumônes une si bonne œuvre publique, vous aurez non seulement part à la récompense que Dieu a promise aux œuvres de miséricorde, mais encore à celle que Dieu a réservé de donner aux pères et mères qui donneront une S** éducation à leurs enfants qui, étant bien élevés, instruits, et formés à la piété par les Sceurs» vous doonerout la cooso-
LA cxmoMtaàXKm hotse-damk 195
lation d*a\-oir des enfants véritablement chrétiens sur la terre et saiats dans le ciel.
• Cette charité étant la première a tim6neqne je vous invite de faire, mes très chers enfants, je ne saurais m*cmpècher de croire que vous ne la dispensiez libéralement, ce qui me donnera le moyen de bénir Dieu de votre disposition et de le prier de répandre ses grâces et bénédictions avec abondance sur vous et sur vos familles. On ne peut être plus parfaitement que je le suis en Tamour de Notre-Seigneur.
« Donné à PHÔpital-Général, près de Québec, ce vingtsixième janvier mil-sept-cent-quatorze.
■ (Signé) Jean, évéque de Québec. •
Et plus bas, on lit la note suivante :
« Nous ordonnons à M. Thiboult, curé de Québec, de faire la lecture de cette lettre pastorale à son prône, et d*aller luimême dans les maisons recevoir ce que les fidèles voudront donner par charité pour le soutien de cet établissement « (Signé) Jean, évéque de Québec *. •
Nous aimons à croire que cet appel fut entendu et que tous les citoyens de Québec donnèrent généreusement
Lors du siège de Québec, en 1759, les Sœurs de la Congrégation durent retourner à Montréal l Leur couvent de la basse-ville fut incendié, et dix ans plus tard seulement en septembre 1769, elles purent reprendre, à U hênt ville, leurs fonctions de maîtresses d*école '.
I. ArtMivfS dt /« Curt de Qméét€, UV P.-X. Fagny, cwé. t Um ▼oalQ nous permettre de praidre «m eopto d* rorigtaal. a. Pailloa. VU ég la Sttmr Bmurgêoyt, vol. II. p. 585. y Btlet dcoMorèreat ta aiêaM tadroél jttsqa'cs 1844. A eette cUt«,
elles t'établirent à Saint-Rocb de Qnébec, sur l'enplaoemeot qu'elles 00- CQpent encore anjonrd'hni.
Pluini les Sœurs qui, dans les premiers temps, furent missionnaires à QoâMC, nous avons déjà fait connaître Marie Barbier de PAssomptioo, les Scenrs Saint-Ange et Anne Hiotix de Saint-Josepb. Nommons encore : Ursole Oariépy, dite de Sainte-Ursule, qui parait avoir été supérieure, à Québec, de 1693 à 1699 ; M. -Madeleine Aiselin de Saint- Ignace, durant plusieurs années supérieure ; Françoise Larrivée de Saint-Alexis, snpé> rienre de 1703 à 1706 ; Marie-Anne Gujon de la Passion. Marie Boncbard de Saint-Paul, Catherine Trottier de Saint-François, Marie-Bfarguérite Trottier de Saint-Josepb, Blizabetb Guyon de Saint-Laurent, Marie Prémont de Saint-Jean, etc., etc.
CUAi'l TRE X
LS8 SCBURS DR LA CONGRÉGATION NOTRE-DAME (sttfU)
Lct nHMJoni oa ooaveoU de la Congrégation dans les campagnes ans XVIIc et XVin« ti^es: Cbamplain.— PointcansTrenblctt de Montréal. — Uchine. — Sainte. Famille de ine d Orléans. — Cliâtcan-Richer. — Bouchenrille. — Prairie-de-la-Madelcine.— >Polato-asx* Trembles de Qoébec.— Saint-Laurent, près de Montréal.
Les premières missions des Sœurs de la Congrégation furent établies dans Tîle de Montréal et les environs. Elles ne sont pas connues. M*' de Laval écrivait, en 1676, que les Sœurs enseignaient à Montréal et autres lieux, et Tabbé Paillon croit que par ces mots autres lieux^ le prélat voulait probablement désigner la mission des paroisses de Champlain et de Batiscan ^
Cet établissement aurait donc été Tun des plus anciens après celui de Montréal. Quand fut-il fondé? C*est ce qu*il nous a été impossible de préciser. Il existait déjà en 1683, puisque cette année-là M" de Laval mentionne à Chainplain « deux Sœurs de la Congrégation qui y tiennent les petites écoles • '.
L*auteur de la Vie de la Sœmr Bcmrgeoys nous apprend
I. Viêieîm Strmr BomrgêOft^ voL I. pw %ii^ a. M»mdenumis éts Evifmês, I. p. Its.
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que cette mission fut interrompue pour un temps, mais il ne dit pas pourquoi, ni comment. Nous pensons avoir trouvé la date et la raison de cette interruption. Dans le vieux catalogue déjà cité, M. Glandelet mentionne une lettre de M. Duplein, datée du i6 août 1687, « touchant Pincendie de la maison de la Sœnr Elizabeth, à Champlain, arrivé le jour de Saint-Laurent, 10 août 1687 *• Voilà très probablement la raison pour laquelle la mission fut interrompue. Les colons, trop pauvres, ne purent contribuer à la reconstruction de ce couvent, et les curés qui se succédèrent en cette paroisse, les années qui suivirent, n*y firent pas un assez long séjour pour entreprendre cette tâche.
M. Louis Geoffroy, ancien missionnaire à Port-Royal, grand ami de Téducation, fut nommé curé de Champlain en 1697, et il s'occupa aussitôt de faire revenir les Sœurs dans sa paroisse. En 1699, M. Glandelet disait qu'une mission des Sœurs allait s'y ouvrir au printemps ^ Ailleurs, il fait remarquer que la communauté de Villemarie a destiné deux Sœurs pour la mission de Champlain ou Batiscan qui est toute prêtée D'un autre côté, l'abbé Paillon, s'appuyant sur un mémoire de la communauté, place en 1702 le rétablissement de la mission de Champlain.
Quoi qu'il en soit, les Sœurs s'installèrent, à leur arrivée, dans une maison que M. Geoffroy leur avait fait construire à ses frais '.
Le bon curé ne s'en tint pas là. Voyant que les colons