Voir ce ilocunirnt : Appendicr
cette maûton exposée et y commencer Tœuvre de Tédac»tion chrétienne des enfants de leur sexe '. •
M. TabW Tronson écrivait à M. Ség^uenot, le 15 avril 1686: «Deux filles pour maîtresses d*école, nne maison propre pour les loger et un fonds suffisant pour assister vos pauvres, vous seraient, à la vérité, d*un grand secours et il faut faire ce que Ton pourra pour vous le procurer '. •
Cet établissement subsiste encore aujourd'hui. La pre« mière maison de bois fut remplacée, en 1754, par un édifice en pierre auquel on ajouta un étage en 1850 '.
Nous avons peu de détails sur la première mission de Lachine. L*abbé Paillon n'indique même pas la date de sa fondation, qui dut avoir lieu vers 1686. Le 18 février de cette année-là, dans une assemblée de paroisse, les habitants de Lachine résolurent d'avoir une école de filles et de proposer aux Sœurs de la Congrégation de s'en charger. Comme l'ancien presbytère était inoccupé depuis cinq ans, il pouvait servir de logement aux Sœurs qui y trouveraient place pour faire leurs classes. On savait bien que les Sœurs étaient pauvres et que la mission, n'étant pas fondée, elles ne pourraient subsister que par le travail de leurs mains, mais on comptait qu'elles ne refuseraient pas. Les condi* tîons furent acceptées par la communauté de Villemarie *.
I. HùtùHfmê éês cnrts iê MomhrM, II I« partie, p. jas. —Ji Vigcr fixe cette foodatioci à 1680. D'aprê» le CwmwU BaUtimsH^mê* 1909, p. soo, eUe n'eunût eu lien qu'en 1690W Oetlc deialère date poorrmit bien être U bonne : nne lettre de M. Trooaoo, dl<« pli» bn». Iiiwi entendre qn'il n'y avaét pM encore de Soton en cet endroit tn 1686.
a. Cité par Paillon. I. p. 341.
S- Jacqnea Viger. /or. tU,
4. RxtraiU dea regiatrca de Lacbine.— Artkiv€% ém Sèmimmht» Fitmé» Verrtûm.
aoa l'instruction au canada
Après le massacre de Lachine, 4 août 1689, les deux Sœurs, n*ayant plus assez d*occupation dans cette paroisse presque déserte, retournèrent à Villemarie.
Plusieurs années se passèrent avant qu'on pût les y faire revenir. £n6n, M. de Villermaula, nommé curé de Lachine en 1706, « contribua de ses largesses à rétablir la mission des Sœurs supprimée depuis la guerre ». C'est du moins ce qu'écrivait l'ingénieur Catalogne, le 7 novembre 1712 '.
Cette mission fut supprimée définitivement en 1784 \
Depuis quelques années déjà, on désirait avoir des maîtresses d'école à l'ile d'Orléans. On en avait besoin « tant pour l'instruction des petites filles que pour l'éducation religieuse des grandes • ".
En 1685, M. Lamy, curé de Sainte-Famille, pria M»' de Saint- Vallier de faire des démarches auprès de la communauté de Villemarie *. Le grand-vicaire profita d'un voyage à Montréal pour demander à Marguerite Bourgeoys de consentir à la fondation projetée, et d'envoyer deux Sœurs â l'île d'Orléans.
La pieuse fondatrice acquiesça à cette demande et désira pour premières missionnaires les Sœurs Anne et Marie Barbier.
M. Lamy s'occupa atissit6t de leur procurer un fonds qui pût les faire subsister. Le 9 novembre 1685, il acheta de Louis Houde et de M.-Madeleine Boucher, sa femme, une terre et habitation « pour et au profit et comme ayant charge