LES CULTES
— Le Ministre des cultes paie et surveille les prêtres des trois cultes reconnus en France : le culte catholique, le culte protestant, le culte israélite.
Vous savez que le culte catholique a pour chef suprême le Pape, qui réside à Rome. Puis viennent les archevêques et évêques qui administrent un diocèse, puis les curés qui administrent une paroisse, avec l’aide de vicaires et de desservants. Ainsi, dans notre, village, le prêtre que nous appelons tous monsieur le Curé est simplement un desservant. Le curé de la paroisse habite au chef-lieu de notre canton.
En 1802, le pape a signé, d’accord avec le premier consul Bonaparte, un traité ou Concordat d’après lequel il devait y avoir en France 10 archevêchés, 50 évêchés , et une cure au moins par justice de paix. L’Etat s’engageait à assurer un traitement aux archevêques, aux évêques et aux curés, mais non aux vicaires et aux desservants
Par rapport au culte catholique, le ministre des cultes veille à l’exécution du Concordat. C’est lui qui nomme les archevêques et évêques, et qui agrée les personnes que ceux-ci désignent pour occuper les cures.
Par rapport aux autres cultes, le ministre a des droits
analogues; mais cette étude nous entraînerait trop loin. Sachez seulement qu’on appelle pasteurs les prêtres protestants, et rabbins les prêtres israélites.
SEPTIÈME LEÇON