‹ L'instruction des novices [microform]Chapitre 120 sur 361 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

doivent prier aveclui. La Collecte , qu'il dit ensuite, résume l'esprit du mystère ou les perfections spéciales du saint qu'on célèbre, et indique les grâces qu'on doitdemander avec l'Église, pour profiter de ce mystère ou marcher sur les traces de ce saint. Il est donc très utile de bien méditer la collecte et de s'en rappeler le sens dans tout le cours de la journée.

6° U Épure, qui précède l'Évangile, et qui est prise ou de l'Ancien Testament ou des écrits des apôtres, nous représente que toute la Loi ancienne témoignait en faveur du Christ, et que les apôtres préparaient les voies à son Évangile, lorsqu'ils commençaientà prêcher dans unecontrée pour la sauver.

7° Après l'Épître vient le Graduel, ou répons et verset qui se chantaient aux degrés du pupitre, puis V Alléluia ou le Trait. Le graduel signifie la pénitence que fît le peuple, après avoir ouï la doctrine des prophètes. V Alléluia, c'est-à-dire : « Louez Dieu , » marque la joie qu'on ressent sur la terre après avoir effacé ses péchés par la pénitence, et celle qu'on goûtera dans le ciel quand on possédera Dieu éternellement. Au temps pascal, on double V Alléluia, parce que c'est un. temps de plus grande joie spirituelle. Quant au Trait, qui est lugubre, il rappelle que l'on doit être triste d'avoir offensé Dieu , et qu'il faut persévérer dans la pénitence.

8° V Évangile contient la doctrine de Jésus -Christ. En l'écoutant et en le lisant, on fait le signe de la croix, comme une profession publique qu'on ne veut savoir que Jésus crucifié , n'avoir que lui dans la pensée, sur les lèvres et au fond du cœur. On se tient debout, pour marquer qu'on est prêt à obéir aux maximes de l'Évangile, à les défendre au péril de sa vie, à marcher au loin pour les faire connaître et embrasser.

.. .91 Après l'Évangile vient le Credo, dans lequel l'Église nous propose les principaux mystères enseignés par le divin Maître. En l'écoutant ou en le chantant, on marque que non seulement on croit les vérités proposées par le Verbe divin , mais que pour la manière de les formuler et de les interpréter, on s'incline finalement devant l'autorité de la sainte Église catholique, apostolique et romaine.

40" V Offertoire nous marque les offrandes de pain et de vin que ceux qui devaient communier présentaient autrefois au prêtre, afin qu'il les consacrât, et qu'elles servissent à la communion sacramentelle. Les catéchumènes et les pénitents sortaient de l'Église avant l'Offertoire. On doit alors reconnaître qu'on est peut-être moins digne qu'eux d'assister au saint sacrifice, et remercier Dieu de ce qu'il nous permet d'y rester jusqu'à la fin.

11° Le prêtre dit la Préface à haute voix, pour préparer les assistants à offrir avec lui l'adorable sacrifice; c'est pourquoi il les avertit d'élever leur cœur vers Dieu , de le remercier de leur avoir donné son Fils, de le louer et de le glorifier par Jésus-Christ , et de joindre leur voix à celle des anges qui chantent continuellement dans le ciqI: Saint, Saint, Saint est le Seigneur, le Dieu des armées.

12° Le silence que le prêtre garde après la Préface nous rappelle comment le Rédempteur dut se cacher quelque temps avant sa passion , après avoir été reçu aux acclamations du peuple de Jérusalem, qui chantait : Hosanna.

13° VÉlévation de la sainte Hostie et du calice signifie le crucifiement de Jésus-Christ, lorsqu'il fut élevé sur la croix au sommet du Calvaire et exposé à la vue de tout le monde. Et la consécration de l'hostie, faite séparément de celle du calice, nous représente sa mort, par laquelle son âme fut séparée de son corps , quoique la divinité demeurât toujours unie à l'une et à l'autre.

14° Le Pater, que le prêtre dit à la [fin du canon, après avoir prié pour les vivants et pour les morts, nous indique, par l'autorité même du Sauveur, les grâces que nous devons do préférence demander à Dieu , dans la communion sacramentelle ou spirituelle; et l'Agnus Dei, qu'on dit ensuite, ranime en nous par trois fois les sentiments de confiance en l'agneau divin, de douleur pour nos péchés, et d'humilité sincère, que nous devons avoir si nous voulons participer dignement aux fruits du saint sacrifice.

15° La Postcommunion, qu'on chantait autrefois tandis que le peuple communiait, marque la joie qu'eurent les apô-

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