‹ L'instruction des novices [microform]Chapitre 135 sur 361 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

temps notable, est absolument nécessaire quand les confessions précédentes ont été nulles. En dehors même de ce cas, il est bon , une fois dans sa vie , de faire une confession générale , soit afin de remédier à toutes les fautes et négligences qu'on peut avoir commises dans les confessions particulières et de s'établir dans un plus grand calme de conscience, soit pour mieux pleurer et expier les péchés de la vie passée, commencer avec plus de ferveur une vie nouvelle, et se préparer à la mort. Les novices font une confession générale avant de prendre l'habit ou de faire profession, afin de se consacrer alors à Dieu avec une paix plus grande et un cœur plus pur; ou lorsqu'ils sentent une forte inspiration de servir Notre-Seigneur avec plus de fidélité. Quand on a fait une fois une bonne confession générale , il n'est pas à propos d'en recommencer d'autres. Les scrupuleux sui'tout ne doivent pas en faire sans une nécessité indispensable, et sans l'ordre d'un sage directeur. Autrement elle leur serait plus nuisible qu'avantageuse; et au lieu d'y rencontrer la paix de la conscience, ils y trouveraient une augmentation d'embarras , et une cause de relâchement dans les voies de la perfection.

§ II. — Formulaire dont on peut se servir pour l'examen de conscience.

Ce formulaire indique les fautes dans lesquelles les religieux tombent ordinairement , puisque les faiblesses de la nature humaine dans la religion sont, hélas 1 presque toujours et partout les mêmes. Mais il est impossible qu'on ait pu y spécifier toutes les diverses infractions dans lesquelles l'esprit du mal chercheà nous entraîner. Chacun suppléera à ce défaut en examinant sa conscience à la lumière de la grâce. D'autre part , il peut se faire que, dans ce formulaire, en parcourant à plusieurs reprises la vie religieuse selon ses divers aspects, on arrive à constater plusieurs fois, sous des titres différents, le même péché. Mais ce n'est pas un mal à regretter. Mieux vaut remarquer deux fois le même manquement , que de s'exposer à le méconnaître, et par conséquent à ne pas pouvoir le corriger.

Il est bon de considérer d'abord quelles fautes on a commises :

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