L — PAR PENSÉES
1° Si l'on a eu des pensées contre la foi ou contre Dieu , des pensées de mépris à l'égard des cérémonies de l'Église et des autres choses saintes ; de défiance envers Dieu , et do déses-
poir d'obtenir sa miséricorde; de présomption en sa bonté paternelle.
2" Si l'on a eu des pensées volontaires contre le respect dû aux pratiques de la religion; des pensées de tristesse au sujet de l'état qu'on a embrassé; d'abattement et de découragement dans les travaux de la pénitence.
3° Si l'on a eu des pensées d'impureté, d'orgueil, de propre estime et de complaisance en soi-même; si l'on a formé des désirs d'être honoré, loué, élevé aux emplois; si l'on a souhaité d'éviter l'humiliation, les réprimandes, la gêne en quoi que ce soit.
4° Si l'on a eu des pensées inutiles, vaines et curieuses auxquelles on ait perdu son temps; si l'on s'est abandonné à la préoccupation au sujet des parents, du monde, des richesses, des plaisirs, delà nourrtiure; et cela même pendant la méditation, la messe, l'office et les autres prières.
5° Si l'on a eu des pensées de désobéissance, des sentiments de mépris pour les autres ou des jugements défavorables par rapport à leurs défauts; des pensées de soupçon et de jugement téméraire, même à l'égard des supérieurs; des pensées de critique, de chagrin, de plainte et de murmure sur leur manière de commander.
6° Si l'on a eu des pensées de vengeance, d'envie et d'aversion envers son prochain; de jalousie de ce que tel était plus aimé et plus estimé que nous; de chagrin des louanges accordées aux autres; d'affliction du bien qui leur est arrivé; de joie secrète de leur mal, et de dépit de ce que les choses n'ont pas réussi pour soi comme on l'espérait.
N. B. — On doit examiner si l'on a rejeté tout de suite ces pensées; si l'on a été négligent à leur résister; ou si l'on s'y est même arrêté volontairement, avec plaisir, et combien de temps.