DEUXIÈME PARTIE 3Ô
d'élever son cœur à Dieu ; si on a élé heureux d'entendre dire des paroles à sa louange.
8" Quant à V odorat, si l'on a pris trop de plaisir dans les bonnes senteurs, et si on les a fait remarquer aux autres; si on a omis de visiter les pauvres, les prisonniers et les malades , à cause des odeurs répugnantes qui les entourent et sont les suites ordinaires de leur misérable condition.
9° Quant au goût, si l'on a eu de la sensualité dansleboire^ le manger, le dormir, et si on y a recherché le seul plaisir; si on a mangé avec trop de précipitation et d'avidité, sans écouter la lecture de la table; si on a mangé ou bu hors des repas sons nul besoin et par gourmandise; si on s'est procuré quelque chose de particulier par sensualité; si on s'est plaint de la nourriture, et si on en a parlé sans nécessité.
10° Quant au toucher, si on a trop flatté le corps; si on a Irop dormi et fait le paresseux au moment du lever; si on a omis sans raison les mortifications qui sont de règle ou de direction; si on n'a pas été assez retenu envers soi-môme; si on a été trop libre envers les autres , sous prétexte d'intimité.
11° Si on a perdu le temps dans la cellule ou ailleurs, à prolonger des entretiens inutiles , à faire des lectures vaines et curieuses , à dormir ou à former des pensées chimériques ; si on a négligé d'étudier autant qu'on le devait; si on a étudié par curiosité, ou par vanité, ou par quelque motif purement humain; si, durant le temps du repos, on a veillé sans permission, sous prétexte d'étudier davantage.