‹ L'instruction des novices [microform]Chapitre 209 sur 361 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

Les jeunes religieux qui ont une conscience timorée ne doivent pourtant pas se troubler s'ils tombent parfois en quelques fautes, car ils sont hommes ; or il est de l'homme d'être faible, et « nous manquons tous en beau coup de choses ».iVonesi/iomo qui non peccet...; in multis offendimusomnes. (Jac. m, 2.) Ils doivent s'humilier de leurs transgressions, en demander pardon à Dieu, s'en corriger promptement, accepter avec piété et humilité la pénitence que leur en imposera le supérieur, et prendre les meilleurs moyens de ne plus y retomber de propos délibéré.

C'est cette fermeté à corriger les fautes quotidiennes qui fait la différence entre les religions relâchées et celles qui sont ferventes. Dans les premières, le religieux viole souvent sa règle de sang -froid, sans avoir intention de se réformer; et le supérieur, sachant ces transgressions, ne s'en met guère en peine, n'impose pas la pénitence convenable. Tous ainsi, de concert , laissent s'introduire, par leur mollesse, l'inobservance et le relâchement, dont ils deviennent responsables devant Dieu.

Prions le Seigneur de nous garder de ce malheur et de nous rendre dignes de contribuer à former des communautés ferventes, par cette grande exactitude et cette inviolable fidélité à observer, dans les nioindres points, nos constitutions, statuts, exercices réguliers, pratiques ordinaires et cérémonies saintes. Demandons-lui pardon d'y avoir manqué si souvent, et d'avoir par là scandalisé nos frères. Formons enfin une ferme résolution de nous corriger sans délai de nos inobservances, et d'être plus fidèles à l'avenir.

Daigne saint Dominique, notre père, qui a choisi nos constitutions par inspiration du ciel, et nous les a données comme un moyen assuré de salut, nous obtenir la grâce de les observer ainsi qu'il les a observées lui-même, dans les moindres prescriptions, nuit et jour, dans le couvent et hors du couvent, pendant le noviciat et après la profession; de sorte que nous soyons stables dans l'obéissance jusqu'à la mort. Ainsi soit-il.

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