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tant, l'esprit de silence.
pas à se taire toujours; car il împs pour parler : Tempus ia- . m, 7.) C'est, il est vrai, un itement les conversations husolitaires des temps anciens; Drce ni le moyen d'embrasser
se généralisait, comment se 5, la perfection, sous ce rap-
restant au milieu des occa- •n pratique une tempérance ours, et qu'on observe, en ation dirigée par l'Esprit de
de choses analogue à celui-
t ne consiste pas à ne mannourrir autant et de la ma-
e Dieu.
plusieurs règles et circon-
agement. Voici les princi-
our interroger ou pour réur à Dieu et de le consulter Il seul peut gouverner notre nguam. (Prov. xvi, 1.) La
Iité à se mouvoir, sans lasde l'imagination , participe
à leur dérèglement. On ne
n'aurait pas entendu ou ne trouverait rien à répondre. Intérieurement on restera paisible , demandant à Dieu la patience et priant pour celui qui nous blesse. Ainsi agissait David: Foetus sum sicut homo non audiens et non hàbens in ore sua redargutiones. (Ps. xxxvii, 15.) Ainsi Jésus, calomnié par les faux témoins et par les princes des prêtres, ne répliquait pas un seul mot, en sorte que Pilate en était frappé d'étonnement : Non respondit ei ad ullum verbum, ita ut miraretur prœses vehemenier. (Matth. xxvii, 14.)
3° II faut, en parlant, garder la charité, l'humilité, la modestie. On observe la charité en disant tout le bien qu'on sait du prochain , en taisant le mal qu'on peut connaître sur son compte, et en supportant patiemment ses faiblesses ou ses grossièretés. On garde l'humilité en évitant les paroles de présomption, d'orgueil, de vanité, d'estime de soi-même. La modestie nous porte à parler avec douceur, gravité, simplicité, honnêteté et affabilité. Elle nous met en garde contre le rire outré , les gestes précipités et les postures badines. Elle nous accoutumée parler d'un ton modéré et d'une voix grave, mêlée de douceur, sans rien avoir de rude ou d'efféminé, de brusque ou d'affecté. La modestie, secondée par l'humilité, fait converser avec droiture, et interdit les paroles de mensonge, d'équivoque, d'exagération, de dissimulation, qu'elles aient pour but d'excuser nos fautes ou de soutenir notre jugement propre : Ante omnia opéra tua, verbum veraœ prsecedat te. (Eccli. xxxvii, 20.)
4° Il faut parler avec opportunité selon les temps, les lieux et les personnes à qui l'on s'adresse. Pour ce qui concerne le temps , l'homme sage ne parle pas que l'heure ne soit venue, l'homme sensuel et imprudent ne sait garder ni temps ni mesure : Homo sapiens tacebit usque ad tempus, lascivus autem et imprudens non servabunt tempus. (Eccli. xx, 7.) Les choses dites à l'heure opportune sont généralement bien reçues; hors de là, les meilleures perdent leur prix et produisent l'opposé de ce qu'on désirait. C'est mal prendre son temps d'interrompre une personne pendant qu'elle parle; de répondre avant d'avoir bien entendu ce qu'elle veut nous