‹ L'instruction des novices [microform]Chapitre 286 sur 361 · QUATRIEME PARTIE Çgg · texte numérisé non relu

QUATRIEME PARTIE Çgg

XIII. — Participation de l'homme au sacerdoce de Jésus-Ghrist.

Quoique vous soyez,' ô mon Rédempteur, l'unique et le souverain prêtre de la loi nouvelle, il y a pourtant, après vous et auprès de vous, une légion de prêtres destinés à continuer votre œuvre sur la terre.

Et tout d'abord, les prêtres consacrés par l'Église sont véritablement prêtres et sacrificateurs, quoique subalternes; car ils prononcent vraiment , librement, en esprit de religion, les paroles de la consécration, et par elles ils rendent réellement présents votre corps et votre sang sous les espèces du pain et du vin. Ils offrent le sacrifice en vertu d'une vocation spéciale, et d'une onction reçues de l'Église; ils l'offrent surtout en vertu du droit que vous leur avez conféré sur votre corps , pour l'immoler mystiquement à l'autel. C'est une immolation mystique , en ce qu'ils consacrent séparément le pain et le vin, de sorte que les paroles de la consécration ne mettraient que votre corps sous les espèces du pain, et que votre sang sous les espèces du vin, si vous n'étiez pas vivant et ressuscité pour ne plus mourir.

mon Jésus ! moi aussi , vous m'avez fait prêtre par le baptême, afin que je présente au ciel, par vous, comme simple chrétien, des sacrifices intérieurs et des hosties spirituelles, qui sont les bonnes œuvres. Daignez rendre agréable à votre Père l'oblation intérieure que je vous fais de mon cœur, de ,ma volonté et de mes actions.

^Vous voulez aussi, ô mon Dieu, qu'outre le sacrifice du cœuî'jet celui des œuvres spirituelles , tous les hommes, prêtres et fid|iies, vous offrent un sacrifice extérieur dans votre sanc- ' tuaire , soit pour vous témoigner, par un signe public, le sacrifice intérieur de l'amour, soit pour affirmer d'une manière ostensible la dépendance où nous sommes vis-à-vis de votre divine majesté. Ce sacrifice extérieur et public est le sacrifice de la messe offert chaque jour dans nos églises.

Faites-moi la grâce, ô Seigneur, toutes les fois que j'aurai le bonheur d'assister à la sainte messe, de vous offrir digue-

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ment le sacrifice de nos autels, qui est à la fois le sacriflce de Jésus, le sacrifice des prêtres, le sacrifice de toute l'Église, et celui des fidèles présents, de corps ou d'intention.

L'Église de la terre s'unit à l'Église du ciel pour faire l'offrande de ce sacrifice et pour demander le soulagement de l'Église soufl'rante, afin que ces trois Églises, étant réunies devant l'autel autour de Jésus leur chef, soient toutes ensemble absorbées pendant l'éternité dans un holocauste d'adoration, d'amour, de louange, de bénédiction, de reconnaissance et de glorification qui est le chef-d'œuvre de la religion chrétienne.

Donnez-moi, ô mon Dieu, d'entrer dans tous ces sentiments, en assistante la messe avec une grande foi, afin de bien comprendre les ineffables mystères qui s'y opèrent; avec une grande confiance en méditant la bonté de Jésus qui s'offre pour moi; avec un grand amour et une immolation intérieure de moi-même; enfin avec un très profond respect.

Je vous remercie, ô mon Jésus, de m'avoir établi votre ministre, en me faisant participer à votre divin sacerdoce, pour contribuer à vous immoler sur nos autels, quoique j'en fusse très indigne. Je vous demande les grâces et les dispositions dont j'ai besoin pour bien m'acquitter de ce divin ministère, qui est au-dessus de toutes les fonctions des anges. Donnezmoi surtout un grand esprit de dévotion, l'attention et la pureté de conscience, afin que, détaché de moi-même, du monde, et de toute affection au péché véniel, je m'unisse intimement à vous, comme une victime toujours prête à tombep— sous la main du sacrificateur.

Pardon, ô mon Dieu , de tous les péchés que j'ai commis en assistant à la messe ou en la célébrant, par manqué de foi, d'application, de modestie, et de fidélité à l'action de grâces. Je veux réparer toutes ces fautes, et vivre durant tout le jour comme si j'étais sans cesse présent au sacrifice de l'autel. Ainsi soit-il.

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