‹ L'Instruction du peupleChapitre 50 sur 186 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

nombre des enfants entre cinq et quinze ou vingt et un ans; tantôt d’après la liste d’inscription des élèves; tantôt d’après ce que les communes dépensent pour l’enseignement. La meilleure base me parait être le nombre d’élèves fréquentant régulièrement l’école et la quittant avec une instruction suffisante. C’est le moyen le plus efficace de déterminer les autorités locales à faire tous leurs efforts pour attirer les enfants dans leurs écoles. Il faudrait toutefois des subsides spéciaux pour les communes peu riches et peu peuplées. En ce point le Règlement anglais (.Veto code ) de 1871 peut servir de modèle.

L’État doit supporter toute la dépense qu’exige l’entretien des écoles normales en nombre suffisant pour répondre aux besoins du recrutement du personnel enseignant. C’est de l’enseignement normal que dépend partout le progrès de l'instruction primaire; car tant vaut le maître, tant vaut l’école.

Pour couvrir les dépenses de l’instruction primaire, il conviendrait d’établir une taxe scolaire sur tout le capital mobilier et immobilier existant dans la commune, ainsi que cela se fait dans tous les États de l’Union américaine. Rien de plus juste que cette taxe, car l’instruction donnée au peuple est la garantie de la propriété. On a remarqué en Amérique que les biens ont plus de valeur aux environs d’une bonne école. C’est en effet l’intelligence qui rend le travail productif et qui augmente ainsi le revenu du capital et de la terre. Il n’est point d’argent qui rapporte plus que celui qui est consacré au développement de l’instruction.

Page 1