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CONXLUSIONS GÉNÉRALES CONCERNANT L'ÉDUCATION PUBLIQUE ET LA MORALE

L'activité propre d'une nation dépend des individus qui la composent et des facilités dans les relations entre les divers groupes sociaux dont cette activité amène la formation.

Cette activité n'a pas sa source dans le pouvoir central, contrairement à ce que tendent toujours à faire croire aux hommes mal renseignés, les despotes qui les exploitent, au litre d'hommes providentiels et se disant des pouvoirs forts.

Rien ne serait plus facile que de continuer à faire avec Michèle l V Histoire de la France pendant la durée des rois, plutôt que de toujours écrire l'histoire des rois de France.

Un pouvoir fort est celui qui dure et non celui qui, quelque arbitraire dont il use, tombe par l'affaiblissement dû à cet arbitraire même. Le pouvoir dure lorsque son iniluence est en rapport tant avec l'ac-

tivilé propre et intérieure d'un État, qu'avec celle des nations qui l'entourent. Il dure lorsqu'il joue le rôle d'un régulateur qui réduit les excès, prévient les défaillances et forme obstacle aux déviations aberrantes, en évitant de faire de la loi un expédient et en appliquant celle-ci sans détours ni exceptions.

Le pouvoir régulateur n'a besoin d'une force matérielle très-intense que lorsqu'il est appelé à remplir ce dernier rôle ; mais alors cette intensité est indispensable.

En ce qui touche à son exercice immédiat, cette puissance peut et doit être donnée bien plus grande au pouvoir non héréditaire, que sous le régime des gouvernants par hérédité, ou par coups d'Etat, tenant toujours plus ou moins du guet-apens. Dès que ces manières de faire ne sont plus à craindre, la puissance voulue pour le maintien de l'ordre peut acquérir une intensité plus grande que les rois ne l'ont eue; la raison de cela est que le pouvoir joue .avec une plus grande facilité et laisse moins de prise aux abus que tous les anciens régimes absolus, tous plus dominateurs et personnels, que régulateurs et altruistes.

Régir revient, en fait, à donner à chacun plus de moyens de vivre pour autrui que par le passé. Gela ne se peut que par une éducation menant les chefs

à posséder une notion exacte de leur véritable position et du rôle qu'ils ont à remplir.

Ce rôle consiste à voir quelles sont les choses nécessaires à tous et non celles qui ne s'adressent qu'à leur propre intérêt. Il exige une supériorité de vues, qui alors même qu'elle est naturelle, ne peut être efficace que si elle est soutenue, autant par une forte éducation que par le désir de la voir donnée aux autres, et de telle sorte que ceux qui ne l'auront pas reçue, soient amenés à regretter de n'avoir pu l'acquérir individuellement.

C'est par là que l'éducation permet au plus grand nombre de saisir la nécessité des actes du pouvoir, de se prêter à leur accomplissement, tant qu'ils sont réguliers, et qu'elle devient par suite un moyen de gouvernement.

Il est donc de toute importance que ce qui se rapporte à la constitution des états sociaux successifs et aux besoins de la nation en particulier, l'emporte, dans l'instruction supérieure et dans l'éducation, de plus en plus sur les fictions, quelque agréables que puissent être celles-ci. Peu de nations plus que la nôtre ont besoin qu'il soit fait ainsi.

De nos jours, l'humanité conserve tous les jeunes qui lui naissent au lieu de sacrifier ou d'abandonner les débiles, comme le faisaient les sociétés à leur origine, en raison de l'état rudimenlairc encore

de rinstruclion et de l'éducation de ces premiers temps ; à plus forte raison en la donnant ne fera-t-on pas abstraction de la situation malheureuse des individus; au point de vue matériel bien entendu, les anomalies intellectuelles exigeant d'autres secours.

L'humanité doit tendre à avoir le moindre nombre possible de ses membres dans une situation pénible.

C'est donc un devoir pour elle que de fournir à chacun les moyens d'acquérir l'instruction la pkis complète possible. Il s'agit ici des notions générales ou théoriques, dont l'enseignement doit précéder les études pratiques voulues pour le choix d'une profession ou d'un métier; profession et métier que l'Etat n'a plus à donner gratuitement, pas plus qu'il ne peut en fixer le choix individuel. L'apprentissage, instruction spéciale, ne se fait bien qu'en se mettant sous la direction de quelqu'un qui pratique déjà et qui sait montrer la multiplicité des relations qu'exige toute action professionnelle en chaque cas particulier.

Pour rendre les hommes aptes à servir la société, il faut qu'ils en connaissent les conditions d'existence extérieures (Cosmologie) et intérieure (Biologie; puis ils doivent connaître les lois de son développement (Sociologie), d'où découlent celles de la morale proprement dite. Il faut donner à chacun les notions générales exactes sur tou.« ces

modes de l'existence, si l'on veut que chacun sache se diriger rehgieusement par rapport aux autres et à soi. La société le doit faire, car en ne remplissant pas ce devoir envers le plus grand nombre, ce nombre par sa force aveugle, directe ou exploitée, viendrait à chaque instant troubler l'état présent, comme nous en avons vu tant d'exemples.

Plus la civilisation se développe, plus se dessinent les inégalités individuelles, mais plus aussi elles se moralisent. L'instruction rendue générale donnera aux vraies supériorités le moyen de surgir devant la suprématie de la richesse, qui tend à l'inégalité en voulant faire remplir les fonctions élevées par des incapables.

S'il y a égalité de droit de tous les hommes devant les principes de justice, tous d'institution humaine, les inégalités individuelles et comme celles que font surgir les événements cosmologiques sont manifestes. S'il y avait égalité individuelle , on verrait cette égalité se développer par l'éducation; mais comme il y a inégalité naturelle des facultés de tous les ordres, les efforts pour l'accroissement des moindres ne va jamais jusqu'à leur faire atteindre le niveau des supérieures ; ces dernières se développant elles-mêmes le plus aisément partout où elles sont éduquées, l'inégalité se développe par là de plus en plus. Elle le fait au profit de l'himia-

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nité, sans détriment pour personne, dès que par les enseignements s'accroît, en môme temps, la moralité. 11 en est ainsi autant pour ce qui concerne les beaux-arts qu'en ce qui regarde les sciences; car, comme il n'y a pas de goût sans dégoût, on encourage autant les beaux-arts en laissant de côté les médiocrités qu'en encourageant les supériorités, et ainsi dans les sciences.

Pour atteindre son but, l'éducation doit être la même pour les enfants des deux sexes (1). Tous deux, en effet, concourent à la constitution générale de la société. Il faut donc que chacun ait la conscience de son concours qui, alors même qu'il demeure restreint à la famille, n'en est pas moins réel.

Destinées à diriger l'éducation de la première et et même de la deuxième enfance, les femmes doivent savoir tout ce qu'il est nécessaire d'apprendre à cet âge. Elles le doivent savoir, afin de l'enseigner, d'une part, et, de l'autre, pour au moins conserver sur leurs enfants l'intïuence qui dérive de toute supériorité d'instruction; influence souvent fort nécessaire ici, pour tout ce qui concerne l'instruction littéraire proprement dite et l'enseignement des

(1) Voyez pour l'application de cette règle depuis longtemps formulée par Aug. Comte et autres, souvent considérée spéculativement conmie impraticable : de Fontorpuis, De l'Education populaire aux Etats-Unis. {Philosophie positive. Paris, juillet 1875.)

langues. L'aptitude qu'ont les femmes à apprendre et à enseigner fait que ce côté de l'éducation leur revient de droit en quelque sorte.

L'éducation générale des femmes et tout ce qui, dans l'instruction, n'est pas destiné à conduire jusqu'aux études professionnelles doit être de même ordre que pour les hommes. Il doit en être ainsi, en premier lieu, parce qu'il n'est pas d'harmonie entre individus comme dans la famille, sans le fond commun des notions générales que donne l'enseignement. Sans cela non plus il n'est pas de lutte possible contre l'ennui dans les périodes inévitables d'isolement. Rien de plus pénible, et de plus pernicieux à la fois, que de trouver dans presque toute réunion que les femmes ont été élevées dans un ordre d'idées qui diffère absolument de celles que l'instruction publique et privée donne aux hommes. Qu'il s'agisse des religions et de leur origine, de philosophie, de l'histoire de tel ou tel siècle, de la direction que celle-ci donne à la politique, des résultats généraux des sciences, l'opposition est absolue de par les sources et les bases des enseignements reçus. Il n'est presque jamais possible d'établir dans une réunion une conversation sur ces divers sujets comparable à celles des salons du xvif et du xviii' siècle, sans passer pour un esprit perversif et redoutable. De là celte séparation immédiate des hom-

mes et des femmes en deux groupes, dans nos salons, dès qu'est épuisé le sujet que l'ournissent les théâtres et les bals.

De là aussi, en passant à un autre point de vue, l'opposition incessante entre les parents et les enfants dès que la profession que désirent prendre ceux-ci n'est pas de celles qui conduisent à la richesse et aux satisfactions des intérêts matériels qu'elle peut donner.

De là l'indifférence si commune et parfois l'opposition de tant de femmes pour ce que fait leur mari, mettant obstacle à la continuité des efforts voulus pour la production et la découverte.

De là vient encore que pour la plupart des femmes, les questions politiques semblent choses saugrenues surtout lorsqu'il s'agit de soutenir la République, gouvernement où manque une personnalité autoritaire, dominatrice et distributrice de ce qui flatte l'orgueil et la vanité. Elles .se font sur ces questions et en matière religieuse un corps de doctrine des choses que, par condescendance de pure politesse, on ménage devant elles. Ceci joint à leurs préconceptions théologiques, constitue pour elles une philosophie qui, quelque sentimentale qu'elle soit par son origine et, dans ses applications bornée, à ce. qu'indiquent les instincis de conservation au détriment de la vie publique, n'en

forme pas moins un dogme, appui durable de tous leurs actes, dires et jugements. Par la ténacité ■qu'elles y puisent, elles prennent le dessus sur l'homme et le conduisent à leur volonté; car l'instruction telle qu'elle est donnée à celui-ci, le laisse sans guide doctrinal déterminant, susceptible de susciter en lui la décision et la persévérance nécessaires pour l'accomplissement de tous les actes sociaux, aussi bien que pour en prévenir les écarts.

A l'indifférence des femmes en matière sociale, à leur opposition à la forme républicaine du gouvernement, s'ajoute la fréquence des cas dans lesquels mettant l'autorité cléricale au-dessus de celle de l'époux, elles conduisent sans hésiter celui-ci à des actes en contradiction avec ceux de sa vie antécédente et avec ses convictions; l'absolutisme et l'élroitesse de leurs conceptions en ces questions leur faisant trop souvent regarder comme peu de chose la considération publique dans l'ordre politique.

Pour les femmes, comme pour les hommes, l'instruction doit être menée jusqu'à la biologie, et plus encore pour les premières que pour les autres, en raison de la nécessité des soins adonner aux enfants bien portants et malades. Pour ces derniers, si non pour eux-mêmes, les parents doivent .être éclairés sur la nature des aliments, aussi bien que sur la

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préparation des médicaments simples, afin de les préserver par ce savoir des dangers du recours aux incantations théologiques, aux amulettes, aux eaux miraculeuses et autres modes des interventions de puissances extrinsèques fictives, plus généralement encore recherches que n'osent l'avouer ceux qui en usent.

A ce qui a été indiqué déjà sur la marche et la durée de l'éducation générale, ajoutons encore les données suivantes concernant particulièrement la morale.

Nous avons vu que la dernière année de toute éducation devrait être consaci'ée à l'étude systématique de la morale, résumant les résultats acquis théoriquement par les découvertes de l'ensemble des autres sciences.

La morale est, en effet, la somme des notions et des règles destinées à diriger la vie humaine, tant par rapport aux autres hommes que relativement à soi-même.

La morale est le couronnement de la sociologie;, elle peut être envisagée théoriquement, soit comme une de ses divisions scientifiques, soit comme un art social auquel mène la sociologie. Dans l'instruction morale, en effet, l'art et la science se touchent surtout dans ce que l'un et l'autre ont de plus élevé.

Il importe d'insister sur ce point et de montrer

comment c'est la science qui crée la morale, qui conduit à elle. La science est nécessaire pour comprendre la morale, qui de plus se perfectionne parallèlement à chacun des progrès que fait la première ; car l'homme est bien plus né pour l'action ou la contemplation, pour les exercices physiques ou pour la poésie que pour l'analyse et l'abstraction scientifiques, qui pourtant lui sont indispensables. D'autre part, la science exige une intensité et une continuité de tension intellectuelles des plus considérables qu'il soit possible d'atteindre. Or, pendant ces efforts, malheureusement le cœur chôme, sans parler de l'épuisement organique. Il faut que la morale intervienne ici pour ramener l'intellect à l'altruisme; elle devient encore sous ce rapport le but final de l'éducation qui ne peut aller plus loin ni plus haut.

La morale constitue donc une science dans laquelle on ne fait que pousser un peu plus loin les faits dans l'ordre de leur complication. Il est évident en effet qu'on ne sait ce que c'est que l'homme individuellement pris, en dehors de la considération des temps et des lieux.

Mais, comme dans les sentiments, il y a dans les phénomènes moraux quelque chose de plus encore que dans les phénomènes sociaux. Ce quelque chose n'est plus à proprement parler d'ordre intellectuel.

<Hiant au point de départ; il est d'ordre organique et individuel. Malgré que ses manifestations pèsent sur rintelligence, sa source est dans l'influence végétative des viscères sur les régions postérieures du cerveau, parrintermédiaiie des parties sensitives du nerf grand sympathique.

C'est par là surtout que s'établit l'influence du physique sur le moral. Réciproquement l'influence du moral sur le physique dérive, ainsi que le fait est scientifiquement démontré, de ce que nulle action cérébrale intellectuelle, et surtout relative aux émotions et aux sentiments, ne peut s'accomplir sans qu'il y ait, par action motrice involontaire, contraction du cœur et des vaisseaux amenant un trouble nutritif, avec abaissement de la température dans tels ou tels viscères; et cela par l'intermédiaire encore du grand sympathique, mais alors par l'intermédiaire de ses portions motrices.

Quoique les phénomènes sociaux soient des actes communs ou d'ensemble, ils s'accomplissent toujours sous l'influence de quelqu'un, ou mieux de quelques-uns; d'où résulte que moralement il faut que l'ordre individuel soitsysiématisé, alinde relier l'ordre social à celui-ci, et par là à l'ordre moral. Il faut, en d'autres termes, pouvoir régler les actes moraux et sociologiques par l'application des règles physiques, et plus exactement organiques, ou phy-

siologiques, relatives à la physiologie cérébrale surtout. C'est là particulièrement ce qui fait voir que la morale est une science et un art sociologiques tout à la fois, car on n'y peut séparer ces deux choses l'une de l'autre. Ce qui doit être indiqué et apprécié scientifiquement, ce sont les lois hiologiques d'après lesquelles peut être modifié l'individu, aux points de vue de la vie végétative et de la vie animale, cérébrale particulièrement.

Ce qui rentre pleinement dans le domaine de l'art social, de la morale, en un mot, c'est que ces connaissances scientifiques permettent de donner comme règle, qu'on doit prendre les types moraux, devant guider la conduite individuelle hors de soi, et non en soi ; on choisit le bien et le beau du dehors pour se régir et se corriger soi-même. Appréciant les autres, nous ne saurions concevoir sérieusement que nous ne devons pas être appréciés aussi par eux; d'où l'influence inévitable de cette conception sur notre propre conduite.

Nous voyons qu'en fait l'éducation de l'individu est fondée sur les mêmes principes que celle de l'espèce. Il a même été impossible de tracer un système d'éducation proprement dit, tant qu'on a ignoré la théorie de l'évolution de l'humanité.

Dans l'éducation de l'individu le point de départ est le même que celui qui a été au début de Tévo-

lution (le l'espèce. Des besoins, des instincts, des facultés locomotrices et d'expression très-développées, des facultés intellectuelles et morales rudimentaires se trouvent de part et d'autre en ce point. Le but, le point d'arrivée sont les mêmes aussi : c'est celui que signale le commencement de ce chapitre.

Les moyens à employer doivent tendre à amener, en quelques années, chaque individu à posséder le degré de généralité dans les idées et de développement moral que l'humanité a mis des siècles à déterminer.

Malgré que sous ces divers points de vue les phases du développement individuel soient bien plus rapides que celles du développement de l'espèce, il est un certain nombre des phases intellectuelles par lesquelles a passé l'humanité que l'individu doit traverser aussi, bien qu'il faille en abandonner plus tard les croyances; il en est pourtant qu'il faut écarter comme des tentatives de choses concevables, mais dont l'exécution est nuisible parce qu'elle reste sans résultats utiles. Il en est qui ne doivent être qu'effleurées bien que l'humanité ait insisté des siècles sur elles. Pour celles-là, il le faut aussi en raison des différences qui existent entre l'espèce et l'individu sous ce rapport. L'humanité ne s'est développée que sous l'influence de sespropres

forces, de ses propres impulsions. Elle les a considérées longtemps comme lui étant toute? favorables dès qu'elles se produisaient, et par ce seul fait qu'elles se produisaient elle les considérait, par suite, comme devant être obstinément entretenues. L'individu, au contraire, a l'avantage de se développer sous l'influence de l'espèce, guidé par les résultats qu'elle a déjcà obtenus et par l'expérience acquise.

A cet égard l'espèce s'est trouvée bien plus soumise à l'influence des sentiments égoï.stes, en raison des besoins matériels auxquels elle a dû satisfaire et qu'elle a dû apprendre à prévoir, pour se prémunir en conséquence. L'individu écbappe aux côtés les plus durs de cette influence, parce que la société lui fournit en réalité tous les aliments matériels et intellectuels indispensables pendant qu'il est jeune.

Pour l'espèce, le passage par le monotliéisme a été autant inévitable que le passage primitif par le féticbisme, puis parle polythéisme. Pour l'individu, cette transition pourrait actuellement être évitée, bien qu'elle le soit rarement; mais comme en fait ce passage ne retarde en rien les progrès de l'éducation, lorsqu'il ne pèse pas toute la vie, il constitue une croyance dont il n'est pas nécessaire d'empèclier l'apparition. Mais l'éducation doit être assez sérieuse pour qu'il y ait voir lieu de la durée de

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celte foi ne pas se prolonger au-delà d\m petit nombre d'années. Sauf le cas de débilité intellectuelle, il faut ensuite intervenir pour la faire disparaître et la remplacer par les vérités démontrées, coordonnées dans le positivisme sous l'influence des études scientifiques et historiques.

Il pourrait être fait de même graduellement par inlluence morale et sans trop de violence par les nations occidentales envers les musulmans, chez lesquels l'étroitesse de ces croyances arrête toute évolution et nuit à celle des peuples qui lesavoisinent.

(lar, en somme, c'est la vie de famille, sa stabilité et sa sécurité qui tendent le plus à développer le progrès moral. Et, sans ce progrès-là, les progrès matériels et intellectuels peuvent être plus nuisibles qu'utiles au bonheur, soit personnel, soit public. Aussi faut-il que les hommes s'attachent surtout à lui, le plus élevé de tous, et cela par la propagation des connaissances qui mettent la certitude à la place du doute perpétuel.

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