‹ L'instruction morale a l'école (devoir et patrie)Chapitre 12 sur 67 · PUNITION DES ENFANTS INDIGNES A ATHÈNES · texte numérisé non relu

PUNITION DES ENFANTS INDIGNES A ATHÈNES

Entre autres beaux exemples que nous ont laissés les anciens Grecs, en voici un qui est digne d’admiration :

Quand un Athénien arrivait à l’âge d’homme, il commençait aussitôt à aller à l’Agora, pour y prendre part aux délibérations de l’assemblée des citoyens. Car, la ville étant petite et les citoyens peu nombreux, ils se réunissaient tous aisément en une seule place, et là ils discutaient leurs affaires, réglaient eux-mêmes leurs impôts, faisaient leurs lois, comme des hommes libres qu’ils étaient. Chacun pouvait donner son avis à son tour, et même l’appuyer par des discours, ce dont ils ne se faisaient pas faute, car ils étaient beaux parleurs.

Mais, quand un jeune citoyen demandait pour la première fois à user de ce droit, avant de le laisser monter à la tribune, le président de l’assemblée du peuple lui faisait passer une sorte d’examen. Voici en quelle forme:

Il avertissait à haute voix tous les Athéniens présents que tel citoyen demandait à parler. Alors, si quelqu’un de l’assistance, connaissant le nouveau venu, avait appris ou vu qu'il eût jamais manqué au respect , à la

LES DEVOIRS ENVERS LES PARENTS

piété, à la 7' c connaissance qu\in enfant doit à ses parents, il se levait et racontait ce qu’il savait.

Si les faits étaient prouvés, aussitôt le président, au nom de l’assemblée, déclarait le jeune homme mauvais (ils, le notait d’infamie et le chassait de la tribune.

Dans cette cité admirable ou fleurirent toutes les vertus civiques et toutes les libertés, on ne pouvait croire que celui qui avait été mauvais fils pût jamais être autre chose qu’un mauvais citoyen, indigne de la confiance publique,

DEUXIÈME RÉGIT

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