‹ L'instruction morale a l'école (devoir et patrie)Chapitre 32 sur 67 · LA TEMPÉRANCE · texte numérisé non relu

LA TEMPÉRANCE

— Je VOUS ai dit hier ce que rhygièno recommande. Je veux vous dire aujourd’hui ce qu’elle défend.

L’hygiène défend plusieurs choses : l’abus des boissons, l’abus du tabac, les excès de table et autres. Le vin et même les boissons alcooliques, prises à doses modérées, sont un stimulant utile pour l’homme qui travaille péniblement. Dès qu’on en abuse, elles troublent la raison.

De plus, comme les mauvaises habitudes viennent vite, il ne faut pas longtemps pour faire un ivrogne,

c’est-à-dire un malheureux qui n’est plus son maître, affaibli de corps et d’esprit, exposé à des accès de folie, dangereux à lui-même et aux autres, et souvent destiné à finir par une hideuse maladie, le delirium tremens : ceux qui en sont atteints ont un

LE RESPECT DE SOI-MEME

délire affreux, pendant lequel il leur passe devant les yeux des visions épouvantables; tout leur corps tremble et devient gâté à l’intérieur; à la fin, comme ils sont imbibés d’alcool, il arrive parfois qu’ils prennent feu, par exemple en fumant leur pipe. Alors tout leur corps brûle en quelques heures : ce sont des souffrances atroces. On appelle cela la combustion spontanée.

Le tabac contient un poison dangereux, la nicotine. Quelques gouttes de nicotine dans un verre d’eau suffisent à tuer un homme. Les fumeurs, même les grands fumeurs, n’en absorbent que très peu en une fois; mais ce qu’ils avalent suffit à affaiblw leur cerveau et surtout leur mémoire.

Les excès de table sont parmi les plus dégradants: ils font ressembler l’homme au plus bas des animaux. De plus, ils alourdissent ses membres, ils fatiguent son estomac, et le disposent à des maladies fort douloureuses, telles que la goutte.

Tout excès est indigne de Vhomme : l’homme doit tenir par-dessus tout à sa qualité d’être raisonnable; et la raison^ c'est la faculté de se gouverner et de se modérer.

TROISIÈME LEÇON

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