‹ L'instruction morale a l'école (devoir et patrie)Chapitre 49 sur 67 · LA LIBERTÉ DU COMMERCE · texte numérisé non relu

LA LIBERTÉ DU COMMERCE

Du moment où chacun de nous ne fait plus lui-même tous les objets dont il a besoin, U faut bien que nous échangions entre nous nos produits et nos services. Le menuisier ne peut pas se nourrir avec les planches qu’il rabote, ni le boulanger se faire une maison avec ses pains. Il faut donc qu’ils s’entendent entre eux pour se fournir l’un à l’autre les choses dont ils manquent, en les échangeant.

Tout homme a le droit d’acheter où il lui plaît et à qui il lui plaît. Tout homme a le droit de vendre au prix qu’il juge bon. C’est à l’acheteur et au vendeur de faire eux-mêmes leur prix, en le débattant librement. C’est là ce qu’on appelle la liberté du commerce.

A la vérité, les marchands peuvent être tentés quelquefois de vendre leurs denrées à un prix excessif. De même, l’ouvrier ou le domestique voudrait parfois louer son travail ou ses services plus cher que de raison. Seulement, il se trouverait bientôt quelqu’un pour dire : Voilà un marchand qui vend trop cher, ou un ouvrier qui demande un trop gros salaire : je me chargerais bien de vivre en me contentant d’un moindre bénéfice. Je vais offrir les mêmes services ou les mêmes denrées à meilleur marché. Vous comprenez qu’aussitôt les autres marchands ou les autres ouvriers seront forcés de baisser leur prix, sinon toute la clientèle ira au nouveau venu. Tel est l’effet de la concurrence : c'est elle qui fait baisser tous les prix jusqu à ce quils deviennent raisonnables.

l’instruction morale a l’école

QUATRIÈME LEÇON

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