RES
écrites à tête reposée, ne devront plus s'étonner des propos ex avagants et ineptes qui se débitent partout, chaque jour.
Mais parce que, prétend-on, il ne s'enseigne pas «assez d'anglais, de mathématiques ct de sciences» dans nos écoles rurales, s'ensuit-il qu'il faille urger le vote d'une loi d'instruction obligatoire ? Est-ce que la présence forcée d'enfants en rupture de ban avec les bancs d'école va changer l'enseignement qui s'y donne ?
En bonne logique et selon la nature des choses, l'assistance des récalcitrants n'est-elle pas plutôt propre à en faire baisser le niveau ? Et alors, serezvous plus avancé ?
: Et puis, qu est-il besoin de tant d'anglais pour nos françaises écoles rurales. Les écoles du rang sont-elles instituées pour y former des ruraux ou des citadins ? des cultivateurs ou des commis et des employés de bureaux ? Les petites têtes n'ontelles pas assez d'essentiel à apprendre sans se bourrer de connaissances étrangères à leur état ? De quelle si grande utilité peut donc être l'anglais aux campagnards de nos paroisses exclusivement françaises ? Pour leurs relations d'affaires avec les compagnies de langue anglaise qui traversent leurs terres à la vapeur ? Mais c'est celles-ci, qu'il faut contraindre à parler français, et non le peuple à parler l'anglais.
Mais on m'objecte: Quelques-uns de ces enfants voudront plus tard quitter la terre pour se rendre à la ville; et alors ils végéteront, ou peineront comme
notre auto-biographe, au risque «de faire mourir leur mère de chagrin».
— Doit-on enseigner, dans les Pour la masse ou c'est pour les excep:
médiatement le dé
e les exceptio laissons-les récri
écoles rurales, bien pour les exceptions ? Si ticns, vaut autant décréter im- Peuplement de nos Campagnes.
ns se pourvoient ailleurs. Et miner, quand elles exhalent leur mauvaise humeur, de ce qu'on ne sacrifie pas le bien général au bénéfice de leurs mesquines idées et de leur intérêt Eersonnel.