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Conclusion, à propos de l’urgence— M. Antonio Perrault
Avant de terminer cette Partie, dégageons une conclusion générale des
développements qui y figurent. Que ressort-il des critiques dont nous nous sommes efforcés de faire justice ? Une manifestation de mécontentement à l'endroit de l'école primaire. On la trouve défectueuse.
l'améliorer. Comm goriques,—tranc l'instruction obligatoire.
qui ont un lien l'effet à obtenir. Puis, en dé-
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finitive, avec grande sagesse, comme M. Antonio Perrault, concluent, après audition des griefs et des suggestions sensées des hommes sérieux et bien au courant de ce qui se passe,—qu'il faut aviser à une modification du programme et confier cette besogne à un homme du métier. Il écrit dans la Presse du 16 décembre:
«Des récentes discussions faites à ce sujet (l'enseignement primaire), il résulte que ous s'accordent à demander la révision du programme.
Pour ma part, je suis satisfait de la réponse de Mgr Ross, principal de l'École Normale de Rimouski, à M. Gaspard de Serres. Mgr Ross qui, comme on sait, a été chargé de préparer un nouveau progre.nme pour le Conseil de l'Instruction publique, a laïssé entendre qu'il donnerait place, dans son programme, à quelques-unes! des réformes demandées. J'espère que le projet que prépare un aussi éminent pédagogue donnera rrtière satisfaction.»
«Notre grand nombre d'illettrés»
Reste la raison de notre «grand nombre d'iliettrés». Nous ne nous y sttarderons guère. A ceux qui le proposent pour urger le vote d'une loi d'obligation, nous disons en langage scolastique: nego suppositum; nous nions la supposition qu'elle comporte, du moins jusqu'à ce qu'on la prouve. Quand on veut mettre la loi en branle pour réprimer un
1. «A quelques-unes.» Évidemment, au milieu du tohu-bohu des ré clamations et des suggestions proposées, il lui faut faire un choix sévère Autrement il aboutirait au chaos
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mal, il ne suffit pas de le supposer, il faut d'abord démontrer son existence.
On parle souvent du grand nombre de nos illettrés, et l'on conclut à l'insuffisance de nos écoles et de notre fréquentation scolaire actuelle. La conclusion n'est pas légitime. C'est que nos statistiques englobent tous les canadiens âgés de cinq à cent ans et plus, et que l'ignorance des vieux non plus que des petits jusqu'à l'âge d'au moins dix ans, ne Saurait logiquement et judicieusement accuser la valeur et la diffusion de l'instruction actuelle dans la province de Québec.
Si l'on veut réellement, sérieusement et équitablement se renseigner sur le Pourcentage d'illettrés qui résulte de la mise en vigueur actuelle de