Michel llaireau
1781. - Michel Carré, qui refusa le serment et partit pour l'exil en 1793 (3).
Ecole des filles. — 1778. — « Il y a une maîtresse d'école et un ecclésiasti(iue qui jouit d'un bénéfice pour faire l'école » (4).
Le lieu de la Uacherie était alfecté à la dotation de l'école des filles (o).
31. Cauvin dit que deux Sœurs de la Chapelle-au-Riboul dirigeaient l'école longtemps avant 1789 (6).
(i) Livre des fondations, II. 396. — (^i Les PelUes-Ecoles d'Hardanges avant 1789, par K. Montagu, instituteur, dans le Courrifr de Mayenne, avril et mai 1883. — (3) Insinuât. Ecclés. — (4) Arch. de l'évèché du .Mans. — (5) Arcl). uiuuicipale.s. — (6) Recherches, etc., p. 90.
HERCÉ (6o2 hab.).
Ecole des filles. — La dame du Bailleul fit, en 1716, une fondation qui permit rétablissement de deux Sœurs de la Ghapelle-au-Riboul. à Hercé. En 1742, la fille de la fondatrice compléta plus généreusement la dotation de cette maison.
« Dame Catherine de la Galisonnière, veuve de haut et puissant seigneur messire Pierre-Louis du Bailleul, chevalier, seigneur marquis de ce lieu, barron de Gorron, par acte du 17 août 1716, donne, lègue et fonde la somme de cinquante livres de rente pour être employée et payée par moitié à l'entretien des maîtresses d'école, des paroissiens de Gorron et de Hercé qui seront approuvées par Monseigneur l'évêque du Mans, les sieurs curé, prêtres, procureur et habitants de ces paroisses, pendant et si longtemps qu'il y en aura dans ces paroisses, et au défaut des dites maîtresses d'école, ladite rente de cinquante livres sera distribuée aux pauvres des dites paroisses aux plus nécessiteux à la volonté des sieurs curé et procureur de fabrice, à la charge que les sieurs curés des dites paroisses seront tenus de faire les prières nominalles du dit deffunt seigneur du Bailleul, de ladite dame et de leurs successeurs, le troisième dimanche du mois de février de chacune année, auquel terme la dite rente de cinquante livres a coutume d'être annuellement payée, qui est vingt cinq livres es chacune desdites paroisses. »
« Demoiselle Marie-Gatherine-Eugénie du Bailleul, demeurante à Rennes, aux hospitalières de St-Yves... de présent au château du Bailleul... pour seconder les bonnes intentions et louables desseins quelle a toujours eus pour l'instruction de la jeunesse et soulagement des pauvres malades de la dite paroisse... veut et
consent par ces présentes l'établissement de deux Sœurs d'école pour la dite paroisse de Hercé et la continuation de celles qui y sont à présent, qui seront tenues d'enseigner gratuitement aux enfans de la dite paroisse les premiers principes de la religion catholique, apostolique et romaine, de leur apprendre à lire et à écrire, et de fournir aux pauvres malades gratuitement des bouillons et remèdes nécessaires pour leur soulagement.
« Lesquelles maîtresses d'école seront choisies conjointement par les Sgrs du Bailleul et curés de Hercé, qui pourront les destituer en cas qu'elles ne s'acquittent pas de leur devoir avec zèle et capacité...
« Veut et entend que demoiselle Catherine de Goussant, présentement chez les Sœurs qui sont, soit nourrie et entretenue sa vie durant chez les dites Sœurs, à condition qu'elle rendra tous les services dont elle sera jugée capable (comme de faire les) écoles ou autres fonctions.
« Elle donne une maison au bourg, avec jardin en la Sgrie de la Pierre, à elle appartenant, et la métairie de la Forêt, affermée 165 livres, et supprime parla la rente de 2o livres léguée aux Sœurs par dame Catherine Barrin de la Galissonnière, sa mère » (1).
Le 3 germinal an II, « la citoyenne Marie Jacquinet. de la cidevant congrégation (les filles, dites de La Chapelle », qui était maîtresse d'école à Ilercé, se retire dans sa famille à St-.\ubindu-Désert, où Ion exige d'elle un serment ridicule (2).
(1) Ai-cli. (le l;i fiilHi(|ue. — (2) Arcli. iniinicipalcs ilc Sl-Aiibindu-Déserl.
LE HORPS (I,?)34hab.).
Ecole des garçons. — Elle existait dès le commencement du XVIF siècle, comme le prouvent de nombreuses mentions d'écoliers sur les registres paroissiaux. Pierre .Moriceau, prêtre du collège de Bourbon, à Paris, originaire du Ilorps. lègue, en I680, une rente de 4 livres « pour un pauvre étudiant ou prêtre
— l'iO —
demeurant au bourg, pour sonner tous les matins et soirs le pardon » (1).
Ce fait suppose au Horps l'existence d'un petit collège.
Ecole des filles. — Le 16 septembre 1708. devant Michel Boullevraye. notaire à Marcillé, V. et D. W Jean Bansard, prêtre, curé de Villeneuve-le-Roy, près Paris, « voyant la grande utilité des maîtresses d'escolle, pour l'instruction des petites filles et pour le soulagement des pauvres malades..., fonde à toujours mais deux maistresses d'escolle, Sœurs de Charité, en la paroisse du Horps, qui seront de l'élève et de la société de Perrine Brunet, sœur Tulard, sœur de la Charité et maîtresse d'escolle de la Cliapelle-au-Piiboul.
« Pourquoy le dit Bansard a donné... à la dite sœur Tulard et aux supérieures qui lui succéderont pour le soulagement, entretien et nourriture des dites maîtresses, une chambre, cave dessous, grenier dessus, avec une autre chambre à côté, cave dessous et grenier dessus, le tout en un tenant..., un jardin..., trentecinq livres de rente..., (et autres legs formant un total de 108 livres de rente).
(f Ce que la dite sœur Tulard. tant pour elle que pour les supérieures qui lui succéderont, a accepté, à ce présente et dûment soumise, avec promesse de fournir les dites deux sœurs, maîtresses d'escolle, en la paroisse du Horps et à perpétuité... Les deux maîtresses d'escolle... instruiront les petites filles de la dite paroisse sans exiger aucun salaire; et elles soulageront les pauvres malades de leur travail et peine seulement, sans être obligées de fournir aucun remède, ni médicament. (Les supérieures) pourront les envoyer à leur choix et les retirer quand ils voiront bon être, en en remettant d'autres dans la place. Et, s'il arrivoit que la dite sœur Tulard, ou les autres supérieures, vinssent à ne fournir les dites maîtresses d'escolle, l'espace de six mois écoulés..., le supérieur de la Mission du Mans et M'' le curé du Horps, seront en droit d'y en établir, pourveu qu'elles soient élevées en quelque communauté à leur choix et conscience.
(f Les sœurs de la Chapelle-au-Pùboul ne pourront rentrer au
Horps qu'après le décès de celles qui auroientété ainsi appelées. » Le même pour la fondation est acceptée par le curé, le procureur syndic et les principaux habitants, qui consentent que les sœurs ne soient imposées « ni à sel, ni à taille, ni autres impositions quelconques. » Car si elles étaient taxées, l'établissement passerait de droit à la paroisse de Chantrigné, ou aux autres paroisses voisines.
« La sœur Tulard ou autres supérieures seront chargées de fournir des livres, soit matines, ou autres livres françois nécessaires pour les petites filles qui viendront à l'escolle, à condition qu'elles les relaisseront à l'escolle » (2).
1778. L'Etat du diocèse dit que « la paroisse est peu instruite » {',]).
(i) Regist. paroiss. et an-li. d» la fabcKiue. — (2) Original, sisné do la Sœur Tulanl, collection particuliiTc. — (3) Arcli. do l'évôchô du Mans.
HOUSSAY(682hab.).
Ecole des garçons. — 174U. — .Vssemblée des habitants qui, avec le curé, choisissent pour prètre-sacriste .Julien Prieur. prêtre, auquel ils assurent la jouissance de quelque bénéfice, et un boisseau de seigle par métairie, à condition (lu'entre autres obligations, il fera le catéchisme aux enfants en la manière accoutumée (1).
La qualité de prêtre-sacriste, que nous avons vu emporter généralement celle de maître d'école dans les paroisses qui n'en avaient pas en titre, aussi bien que la cotisation faite par les habitants pour son entretien, comme nous l'avons vu faire à Saint- Brice, à Saint-Loup, et ailleurs, rendent certains à Houssay l'existence d'une école.
(1) Arch. de la Mayenne, G. 40.
L'HUISSERIE (1,036 hab.).
Ecole des garçons. — La paroisse de THuisserie doit la création définitive ou F amélioration de ses deux écoles à M. Claude de Mondières, son curé. On lit dans son testament du H mai 1723 :
« Je donne et laisse cinquante livres par chacun an de rente à perpétuité à monsieur le vicaire ou autre prestre habitué au dit l'Huisserie, ou, à leur deffaut, à un laicque, à la charge de dire par le prestre, ou le laicque fera dire, le premier dimanche de chaque mois, la première messe pour le repos de mon âme, avec la recommandation de mes parens et lidelles amis trépassez, et ce à perpétuité. A la charge en outre par icelluy prestre ou laicque d'instruire gratuitement et charitablement les pauvres garçons de la ditte paroisse, leur apprendre leurs prières, le cateschisme du diocèse : à lire corectement en latin et en françois, mesme à escrire à ceux qui soubheteront y aprendre. IJ fera dire à la fin de l'escole, et mesme dans l'église, sy monsieur le curé le juges à propost, les prières du soir par l'eun des dits enfans, estant tout à genoux, à voix distinctes et intelligibles ; et les dira luy mesme, s'il n'y a pas d'enfans capables de les dire ; et à la fin des prières il dira ou fera dire les litanies de la Sainte-Vierge, et pour le repost de mon âme et de mes parens et amis fidelles trépassez le psalme De profundis, avec l'oraison Fidel i uni Deus. w
Ecole des filles. — Par le même testament M. de Mondières fonde l'école des filles, qui d'ailleurs fonctionnait déjà, et il charge la maîtresse du soin des petits garçons eux-mêmes jusqu'à l'âge de dix ans. C'est à la fabrique qu'il donne à cette intention une maison et un jardin.
« La dite maison nommée aujourd"huy la classe située proche la grille sortant du petit cimetière pour aller au grand cimetière ; laquelle tombait en ruinne, excepté la muraille, j'ay restably tout à neuf avec eun degré que j'ay tait faire, n'en ayant point, pour monter dans la chambre haute.
« Je la donne et laisse à ma paroisse pour y loger à perpétuité eune maîtresse d'écolle, à laquelle je laisse et donne en outre la somme de cinquante livres, par chacun an, ausy à perpétuité, à la charge par elles d'instruire gratuitement et charitablement les enfans de la ditte paroisse de l'eun et de l'autre sexe, au dessous de dix ans à l'esgard des garçons, leurs apprendre leurs prières et le catécismes du diocesse, à lires correctement en latin et en français, et mesme à escrire sy elles en sont capables, et faire dire à la fin de l'écolles, au soir par l'eun des enfans, tous à genoux, à voix distincte et intelligibles, les prières du soir avec les litanie de la Sainte-Vierge. Dira elles-mesme les prières, s'il n'y a pas d'enfant capable de la dire. Et à la fin des prière elle dira ou fera dire pour le repos de mon âme, mes parens et amis trépassez le psalme De profundis avec l'oraison Fidelium Deus.
« Elleaurasoin des malades de la ditte paroisse, etsy elle sçait seigner, elles ne le pourra faire sans eune ordonnance de médecin par escrit, ny donner aucun remède. Elle prendra aussi soin de changer les pauvres malades de linceuls et de cheminze, qui luy seront pour cet etfet mins en main, dont elle se chargera et prendra soin de les rettirer et blanchir et d'en rendre compte de temps en temps à Monsieur le curé, lequel pourra changer la ditte mestresse d'écolles si elle ne s'acquitte pas de son devoir, et en mestre eune autre en sa place qui s"en acquittera mieux. » M. de Mondières donne pour les pauvres une douzaine de draps et autant de chemises, qui furent confiés à la maitrosse d'école, suivant ses intentions exprimées ci-dessus. 11 lui remit de même « eune seringue avec un bassin le tout d'estain pour l'usage des malades sur laquelle seringue et bassin est écrit : à VuzcKje des mallades de la jinroisse de l' Huisserie, avec mesarmes. » La maîtresse d'école devait contribuer également par ses soins à la décoration des autels.
Onvoit,depuiscetemps,la fabrique subventionner les titulaires
de deux écoles. En 1789, M' Lapierre, curé, demande que le
produit d'une prestimonie fondée en TtSâ i»ar M' Cilles Le-
meignan, curé, fût ajouté à la dotation des deux élublissements.
En 1745. — Marie .\nne Vaudeoraime est maîtresse d'école (1).
En 4792. — La sœur de charité refuse de prêter serment (2).
(1) Arcli. de la fabrique, pour les deux établissements. — (2) Arch. de la Mayenne, Registres du Directoiie.
IZÉ (l,6o7hal).).
Ecole des garçons. — 1778. — « 11 y a un principal, » dit l'Etat du diocèse {i). Le temporel du collège d'izé consistait dans la ferme de la Tardivière, d'une étendue de 23 journaux et affermée, avant 1749, 162 livres. Il y avait charge de messes qui devaient être dites en l'église de Courcité.
176o, 1790. — Pierre-François Barrier était principal (2). 11 prêta serment pur et simple en 1791.
« Ce collège, fondé vers le commencement du XVIII*' siècle, avait un modique revenu », dit M. Cauvin citant Renouard et le Pouillé(3).
(1) Arch. de l'évêché du Mans. — (2) Glironiq. mss. de St-Martin-de-Connèc. Insin. Ecoles. — (3) Recherches, etc..., p. 136.
JAVRON (2,300 hab.).
Ecole des garçons. — A partir de 1650 on peut relever sur les registres paroissiaux le nom des écoliers ; l'un d'eux est dit en même temps sacriste.
Le 7 novembre 1728, devant Patrice Houet, notaire à St-Martin de Mayenne, Jean Delorière, clerc tonsuré, au nom de sa sœur, Marie Delorière, crée « une rente de vingt livres, pour être payée à un prestre capable et de bonnes mœurs, qui voudra bien se charger de montrer aux garçons de la paroisse de Javron l'écolle de Charité, et leur apprendre les devoirs et obligations de leur religion, et les instruire dans la crainte et amour de Dieu. »
l73o. — M'^ Hauduc,curé de Javron, « désirant pourvoir à l'établissement d'une école pour l'instruction des petits garçons, et
pour seconder le pieux dessein de ceux qui ont déjà fait quelques legs pour ce sujet, a réuni la prestimonie Kamau, fdont il était seul présentateur) aux biens et revenus de la fabrique, pour être possédée par le prêtre qui fera les petites-écoles. »
1738. — >P René Leroyer, prêtre, légua à la même fin une rente de 20 livres.
Les titulaires étaient nommés par les prêtres et les paroissiens de Javron. En voici quelques-uns :
1752. — François Delarue.
4753. — Jean Delahaye, vicaire de Ghevaigné.
1773. — Charles Letourneur, prêtre habitué.
1783. — François Tirot. prêtre, vicaire, receveur et administrateur du collège (l).
Ecole des filles. — Ce serait un long travail et qui demande une monographie spéciale que de faire l'histoire de la communauté des filles de la Charité à Javron. Seule de celles qui furent établies dans le Bas-Maine, elle a traversé deux siècles et plusieurs révolutions. Les personnages qui interviennent dans l'histoire de ses origines méritent leur notice particulière : M. Jouannault, qui fut disciple de M. Bourdoise, et qui en avait si bien l'esprit ; Julienne Jauvin, cette petite pauvresse, dixième enfant d'une famille misérable, qui devint supérieure générale des Filles de Saint-Vincent-de-Paul, et qu'on voyait, avec admiration, à quinze ans, diriger l'école de cette populeuse paroisse de Javron, en attendant que les sœurs en vinssent prendre possession, et qu'elle-même eût l'âge du noviciat, sans parler de plusieurs autres saintes âmes.
Disons seulement ici, pour ne pas dépasser les bornes, que dès 168G sœur Catherine Chapelière, et Marie Lehaut faisaient fonctions de maîtresses d'école et servantes des pauvres malades à la communauté de Javron. Cette communauté pourtant n'était pas fondée encore, les ressources et les sujets manquaient. Catherine Chapelière, qui plus tard partira, à pied, sur la neige, pour se rendre au séminaire de Paris, n'était encore religieuse que de désir.
C'est en 169o que M. Jacques Jouannault. de sainte mémoire, choisi pour exécuteur testamentaire par Clément de Catinat, abbé de Saint- Julien de Tours et prieur de Javron, dota cet établissement pour deux filles de la Charité de Saint-Lazare. Elles devaient «s'occuper au service des pauvres malades, et autant qu'elles auront le temps, à tenir les petites escolles aux pauvres petites filles, sans y recevoir aucun garçon, tel bas âge qu'il ait. »
Dès l'année suivante, l'école seule demandait tous les soins des deux sœurs et une troisième leur fut adjointe qui ne s'occupait que des malades. La communauté était dans le même état en 1778.
Le 10 février 1792, le sieur Cosnard, curé intrus, se plaint qu'on n'ait pas mis à exécution dans sa paroisse les décrets relatifs au remplacement des personnes non assermentées qui sont dans le département de l'instruction publique (2).
(1) Arch. de la fabrique, et Règ. parois». — (2) Arch. de la communauté de Javron, et de l'èvèché du Mans. — Arch. nation. S. 6168. et F'c 449.
JUBLAINS (l,6o3 hab.).
Ecole des g-arçons. — Avant de parler de la fondation si remarquable du collège de Jublains. il faut dire que l'école existait à une époque antérieure,car le fondateur lui-même, dans son testament de 1649, fait une aumône aux sept plus pauvres écoliers qui porteront les cierges à sa sépulture.
Quoique le testament de M® Julien Berault ait déjà été publié dans la Semaine du Fidèle du Mans et dans le Journal de Mayemie, nous ne pouvons nous dispenser de donner ici une pièce si instructive et qui révèle si bien les sentiments auxquels obéissaient les fondateurs.
« Nous Julien Berauld, l'aisné, prestre indigne, soubsigné, natif de la paroisse de Nostre-Dame de Commer, au diocèse du Mans, issu de deffunts Georges Berauld et de Jeanne Gaceau;... ledit Georges issu de Jean Berauld-Boussière et Perrine Leroyer, et
la dite Jeanne issue de Gilles Gaceau-Fougeray et de Guillaume Mongondril, tous natifs de Gommer ; misérable et abject pécheur, cy devant curé de Jublains, au diocèse, confrère des confrairies du St-Sacrement de l'autel et du Rosaire de la Sainte-Vierge, érigées de nostre temps et à nostre instance dans l'église de Jublains ; sain par la grâce de Dieu d'entendement, âgé de soixanteneuf ans, foible et infirme de corps, me recognoissant tributaire de la mort, et estant du tout incertain de l'heure d'icelle ; j'ay meurement délibéré d'ordonner de mon testament et dernière volonté, suppliant très humblement Dieu, mon créateur, m'y vouloir assister de sa sainte grâce et dresser mes pas à la droite voie de salut.
« Et premier, je proteste de souhaiter de tout mon cœur vouloir, et l'espère de la bonté divine, vivre et mourir en l'union de l'Eglise chres'cienne, catholique apostolique et Romaine, sans jamais me départir de la foy et doctrine qui s'anonce en icelle, hors laquelle je recognois et confesse de cœur et de bouche n'y avoir aucun salut ; et quand il plaira à Dieu appeler mon âme à soy, je supplie très humblement mon très doux Sauveur et Rédempteur Jésus-Christ, juge des vivants et des morts, la vouloir recevoir, laver en son précieux sang, et ne dédaigner de l'accepter, pour tant et tant de péchés et olîenses que j'ay commis en tout le cours de ma vie, et dont je ne scay que trop n'en avoir fait satisfaction condigne, ni peut-estre jamais eu assez grande contrition ; et ce par l'entremise des prières et faveurs de la glorieuse vierge Marie^ sa très sainte mère, de tous les saints et bienheureux de paradis ; et d'autant que j'espère mourir au dit Jublains, je désire mon corps estre inhumé en la chapelle du Saint Rosaire en la dite église, proche les marches, et au droit de l'autel et tabh^au portant l'image de la Sainte- Vierge, et que sur nostre fosse soit mis une tombe portant cette inscription : Cy gist le corps d'un viisrrahle pécheur, Julien Btrauld, loisné, prestre, autrefois curé de céans. Il prie tous dévots chresliens lui) donner un Pater et un Ave, on du monus Requiescat in pace.
« Et ne désire à ma sépulture et service autre plus grande pompe funèbre, sinon qu'à iceux soient conviés d'assister Mes-
sieurs les ecclésiastique ; qu'il soit donné à sept pauvres escolliers des plus nécessiteux de la paroisse du dit Jublains qui tiendront et porteront les sept torches de nostre luminaire aux services de nos sépulture et sepme, à chascun une aulne et demie de bure... (suivent divers legs considérables.
« Et afin d'obliger encore davantage la paroisse du dit Jublains et le public à se souvenir de nous en leurs prières, sachant qu'il n'y a rien de plus utile et avantageux, non seulement pour les choses temporelles, mais particulièrement pour les spirituelles, que l'instruction de la jeunesse à la piété et aux bonnes lettres, pour commencement de la fondation d'un collège au dit Jublains : « Je donne et laisse à perpétuité pour l'entretien de deux maistres d'escolle, qui instruiront en l'amour et crainte de Dieu et bonnes sciences la dite jeunesse les héritages qui en suivent :
« Et premier, le logis que nous avons nouvellement fait bastir au bourg de Jublains, exprès et à dessein de servir de logement aux dits maistres d'escolle, et généralement tout ce qui en dépend ; savoir, la grange, cour, aistrage, en ce qui m'en appartient, le jardin du puits, joignant d'un costé au champ du puits, qui fut à René Sablé, à un bout au champ de la foire à René Biberon ; et un autre petit jardin situé au pignon de ladite grange vers le cimetière, joignant d'un costé au eloseau de terre dépendant de la chapelle de Landrepouste, et d'un bout au dit cimetière, le chemin entre deux.
« Item, le droit d'usage es bois et landes dépendant des Escotais, avec toutes autres franchises, circonstances et dépendances de la dite maison.
« Item, mon lieu et closerie de Saint-Père, ensemble celui de la Ragottière,... composés de maisons manables. autres bastimens, jardins, vergers, prez, terres labourables et non labourables, avec tous leurs droits dissues, etc.. Mesme s'il arrive que cy après et auparavant mon décès advenu je vienne à faire encore quelques acquests, situés en la paroisse du dit Jublains, à quelque prix qu'ils se montent, je les donne et lègue, dès à présent comme dès lors, et dès lors comme dès à présent, pour augmenter la fondation du dit collège.
« Item, j'y donne aussi et laisse quatre-vingt-dix livres de rente à moy constituée par Micliel Lespinaz, dit Fiemangères, et Renée Lebrun, sa femme, sur tous leurs biens meubles et immeubles et spécialement sur le lieu de la Hardicre en Martigné.
a Plus, je donne et laisse au profit du dit collège la somme de deux cent quarante livres qui m'est due par le général des habitans de Jublains pour la contribution qu'ils sont condamnés par jugement devant le sénéchal du Maine me fournir de leur part pour rebastir la grange dixmeresse.
« A la charge de payer à l' advenir par les dits maistres d'escolle les rentes, charges et debvoirs des susdites choses léguées, les entretiendront en bon estât sans en rien y détériorer, malverser ou laisser déchoir, engager, vendre ou aliéner, ny laisser habiter le dit logis servant d'escolle par autres personnes qu'ecclésiastiques de bonnes vies et mœurs.
« Le tout par nous donné et légué pour la fondation et dotation dudit collège aux charges et submissions cy dessus et celles qui ensuivent, scavoir pour y catéchiser et instruire la jeunesse à la piété, dévotion, amour et crainte de Dieu, conjointement avec les bonnes lettres, par celui ou ceux qui en seront titulaires.
« En second lieu, qu'ils diront ou feront dire, célébrer et chanter à haute voix et notte dans la chappelle du Saint-Rosaire en la dite église tous les samedis de l'année à perpétuité, une messe d'icellui Rosaire et à l'issue d'icelle un De jirofundis et l'oraison Inclina ; la procession auparavant que commencer icelle messe autour du cimetière et église du dit Jublains à partir du lieu du dit collège, en chantant à icelle procession par les régens et escolliers le Staijat mater, les Litanies ou autre service approprié à la Sainte-Vierge. Et que tous les soirs soit aussi par eux dit et chanté l'oraison et salut avec le De profiindis et une oraison pour les défunts, et qu'à la fin d'iceux soient prononcés à haute et intelligible voix les commandements de Dieu et de la Sainte Eglise par l'un des escolliers.
a En troisième lieu, dire ou faire et célébrer comme dessus par chascune sepmaine de l'année à perpétuité encore une messe, en une sepmaine de l'office du iNom de Jésus, en la seconde sep-
maine de saint Joseph, en la troisième sepmaine de saint Joacliim, et en la quatrième de Sainte-Anne, et ainsi alternativement à perpétuité aux jours de mardy ou mercredy.
« Et entin, qu'ils seront tenus d'entretenir la lampe d'huile pour ordre, jour et nuit, au grand autel de la dite église devant le Saint-Sacrement.
« Et si voulons et entendons qu'à tenir et posséder les choses ci-dessus mentionnées et par nous léguées ou à léguer, y soient toujours admis et préférés deux de nos plus proches parens, prestres ou aspirans de l'estre, qui soient de bonnes mœurs et intégrité de vies, et sans aucun scandalle, capables de la dite instruction et de pouvoir enseigner la dite jeunesse jusque à la réthorique inclusivement ; et qu'au plus ancien des deux en âge, ou ordre ou degré soit et demeure le droit de préséance et principauté; et à la charge par eux de bien et deument accomplir le service et autres charges et submission cy-dessus sans aucune jalousie ou désordre entre eux et sans qu'il leur soit besoin d'autre tiltre ou provision que d'un certificat de leur suffisance attesté des R. PP. Capucins de Mayenne, et d'un seul acte de prise de possession, lequel ils seront tenus seulement de notifier de vive voix ou par escript au sieur curé de Jublains, ou en son absence à son vicaire et procureur de fabrique et des confrairies de la dite église, et de le faire publier si bon leur semble au prône de la grande messe, afin que le public en soit averti.
« Et en cas qu'il survint quelque empeschement sur l'exercice du dit collège et régence, les maistres d'escolle ou régence ne cesseront de jouir conjointement par moitié des dites choses léguées en accomplissant par eux les autres charges, autant que durera le dit empeschement.
« Et en cas de mort de l'un d'iceux maistres, le survivant jouira du total jusques à ce qu'il s'en soit présenté un autre de la qualité requise en faisant par lui l'entier accomplissement des dites charges. Et encore s'il arrivait que le dit legs fut vacquant par la mort des deux et que lors il ne se présentât aucun de nos dites lignes de la condition requise, et capable de l'exercice de la dite instruction et régence, alors un mois après la dite vacance, les
dits procureurs par l'advis et conseil du dit sieur curé y en pourront mettre un ou deux de la dite paroisse, s'il y en a des capables, plutôt que d'une autre, pour desservir, tenir la dite escolle et jouir du dit legs, en attendant seulement qu'il s'en présentât de nos dites lignes de la condition et capacité cy-dessus, auxquels ils seront tenus de céder, sans se pouvoir aider ny prévaloir d'aucun temps ny droit de possession, fors qu'ils seront fondés de percevoir des fruits et revenus du dit legs pour leurs peines et salaires au prorata du temps qu'ils auront exercé et fait les dites charges.
« Et veux et entends que mes petits neveux, maistres René Papin et Julien Nocher, cousins-germains clercs, en soient et demeurent dès à présent conjointement les premiers titulaires, et 'ouissent après nostre décès arrivé, en faisant par eux l'acquit des dites charges, et après ces deux premiers, ou au défaut d'eux, leurs frères Michel Pépin et Michel Nocher, aussi clercs, et après ceux-cy autres des dites lignes, selon qu'il est prescrit devant.
« Toutefois nous voulons que mes nepveux Duchemin et Berault, curés de Ghantrigné et de Jublains. cy après dénommés, pour mes exécuteurs, soient pendant leur vie administrateurs du dit collège et revenus d'icelluy. Mesme qu'en cas qu'ils vinssent à se démettre de leurs bénéfices, il leur serve de retraite, si bon leur semble, en payant salaire compétent aux dits régens qui feront le dit exercice.
« /«('m, je donne au dit collège mes meubles de bois et mes livres dont sera fait inventaire, avec mes ornemens d'église
« Et finalement désirant finir par où il est convenable, j'offre à Dieu, mon Créateur tout puissant, tout bon et tout miséricordieux, que s'il luy a plu (jpércr quelque bien en moy et en son église par mon ministère, je le supplie à jointes mains et du plus profond de mon cœur, que regardant non au nombre, grandeur et énormité de mes péchés, mais miséricordieusement à son infinie bonté, et doucement en la face de son Eils bien-aimé, mon Sauveur et Piédempteur Jésus-Glirist, mêles pardonnant, il veuille l'accepter, avec les prières et sacrifices qui me seront donnés
— lo2 —
pour satisfaction de mes fautes, et amendes de ce à quoy je pourrais estre redevable à sa divine justice ; estant telle l'ordonnance de ma dernière volonté, arrestée ce septième mars mil six cent quarante-neuf, jour de saint Thomas, docteur angélique. — (Signé :) Berault. »
« Il ne sera pris ni exigé par les dits maîtres d'escolle aucun salaire pour Tinstruction des parens du fondateur, ny des pauvres escolliers, particulièrement de ceux de ladite paroisse de Jublains ».
M® Julien Berault mourut au mois de mars 1633.
En 4737, l'évêque du Mans considérant que l'intention principale du fondateur a été l'entretien du collège et l'instruction de la jeunesse, réduit les charges à une messe par semaine. Les habitants s'engagent à prendre à leur charge toutes les dépenses de réparation qui excéderont 20 hvres par an.
Voici la liste des principaux, sans compter ceux que le fondateur avait désignés dans son testament.
16o9, 1693. — Pierre Fouassier, diacre, puis prêtre.
1713,1713. — Jean Pilleu. prêtre.
1713. — Pierre Sallin, prêtre, nommé par le curé et les procureurs de fabrique et de confréries.
1784. — Etienne Hamon.
1737, 1732. — Alexandre Barbe, prêtre.
1787, 1788. — François Giffard, prêtre, qui prêta serment.
l*^'' pluviôse, an IV. — Julien-René Lefaux, principal du collège de Jublains, réfugié à Mayenne, y assiste à une fête républicaine (1).
Ecole des filles. — La sœur d'école figure aux comptes de fabrique de 1724 à 1730 (2). Elle n'appartenait à aucune congrégation. Maiseni761, Monsieur le curéde Jublains putdonnerà l'école de sa paroisse une stabilité plus grande, en la confiant aux sœurs de la Chapelle-au-Riboul, comme nous l'apprend la pièce suivante.
M'' Mathurin Lair de la Mote, licentié en théologie de la Faculté de Paris, curé de Jublains,expose à Mgr le comte de Saint-Florentin
ministre et secrétaire d'Etat, qu'il est présentateur de la Chapelle de Turcans, dont le temporel consiste en une maison et jardin proche l'église, et quelques pièces de terre de 58 livres de revenu ;
Que ce revenu est si modique qu'aucun prêtre, depuis la mort du sieur Terrier, dernier titulaire, ne veut l'accepter ;
Que la maison serait très convenable pour une école de tilles.
Qu'il « y a dans le diocèse la Société des sœurs de Sillé-le- « Guillaume, établie par lettres patentes de sa Majesté ; l'institu- « tion de ces filles est d'instruire la jeunesse et de soulager « gratuitement les pauvres malades, ce qu'elles font avec succès « et approbation dans une grande partie des paroisses du diocèse « où l'on a trouvé le moyen de leur faire de petits établisse- « ments. »
Les ressources offertes sont peu considérables,mais l'Intendant de Tours fait remarquer, en appuyant la demande, que ces fondations, commencées avec peu, étaient toujours soutenues par les curés qui en avaient pris l'initiative, et que « d'ailleurs la (( vie laborieuse des sœurs, leur économie et leur frugalité sont « des ressources bien capables de suppléer à la modicité des « fonds. »
Le curé se chargeait d'acquitter les messes de fondation.
Ces démarches sont du mois d'octobre 4 761.
Le curé demandait deux sœurs (3).
En 1778, M' Lair de la Motte plaçait pour les sœurs chez un notaire de Mayenne une somme de 600 livres dont moitié du produit devait être employé en remèdes. Elles jouissaient en outre de deux rentes, l'une au capital de 2000 livres sur M. Brossard, seigneur de Jublains, Tautre sur M. le Chevalier de Ilcrcé, dun capital de 1200 livres (4;.
(1) Arch. do la fahritiiio. — Arcli. nation. Q3 80. ri F"'' III. Mayenne, 7. — Arcli. fin Gliapitre lin Mans, \i, 34. Insinuât. Keclés. LXXVK. 397. — (2) Areh. de la fahriiiuc. - (3) Arch. nation. Qi. 699. — (4) Archives de la coiniiiunauté d'Evron, et ilo l'iîvèché du Mans.
— dS4 — JUVIGNÉ (2,805 hab.).
Ecole des garçons. — Le collège avait été fondé avant 1664 par Gilles Maillard; et même probablement avant 1637, car à partir de cette époque les écoliers sont mentionnés sur les registres paroissiaux. Le temporel consistait en une maison au bourg et la closerie de la Gillardière. « La paroisse est peu instruite, dit VEtat du diocèse en 1778. »
Voici le nom de quelques principaux :
1664. — « François Le Phizelier, prêtre, principal du collège de Juvigné.
169o. — (...) Gobbé.
1712, 1717. — (...) Pierre Picquenard, prêtre, vicaire et principal du collège.
1746. —(...) Bullot, prêtre.
1773. — René-Jean Brault.
1780. — François Deslandes, prêtre « collégial ». C'est lui qui fut si indignement brutalisé dans le trajet de Laval à Rambouillet. Arrivé à Gouterne. il était tellement faible et infirme qu'il ne pouvait descendre de la charrette. « Avance ici, citoyen, lui dit un des gardiens, je te recevrai dans mes bras », puis au moment où le pauvre prêtre lâche tout appui, ce misérable se retire, et le laisse tomber sur le pavé où ii se rompit la cuisse. Il dut néanmoins continuer ce voyage douloureux jusqu'à Chartres où il mourut (1).
Ecole des filles. — Le 5 nivôse an IX, une délibération du conseil municipal porte « qu'il existait avant la Révolution une métairie et une maison destinée pour l'instruction des pauvres; lesquelles métairie et maison, de valeur d'environ oOO francs de revenu, ont été vendues par la Nation, sans que les officiers municipaux alors en exercice aient fait aucune démarche pour obtenir des indemnités. » Postérieurement l'autorité a attribué à l'école des sœurs la moitié de cette rente (2).
(1) Arch. natioa. Q3 77 el 80. — Ins. Ecclés. XXVI, 179 ; L, 396. — Reg. paroiss. — (2) (Arch. municipales.
LAIGNÉ (l,06o hab.).
Ecole des filles. — Elle fut fondée au commencemniit du XVIIIe siècle par le curé de la paroisse. « Le 8 novembre 17o3, a été... inhumé au grand cimetière de ce lieu le corps de maître Vincent Godivier, prêtre, ancien curé de Laigné et fondateur de récolle de ce lieu, décédé hier, âgé d'environ quatre-vingt-un ans » (1).
M. Godivier était curé de Laigné en 1700. Un registre de dépenses de la fabrique fait fréquemment allusion à l'école qui était dirigée par une maîtresse laïque (2).
(1) Regist. paroiss. — (2) Arch. de la fabrique.
LANDIVY (1,946 hab.).
Ecole des garçons. — Les réponses aux questions de la Commission intermédiaire de la province portent : qu' « il n'y a dans la paroisse ni hospice, ni hôpitaux, ni sœurs grises, ni maître ni maîtresse d'écoUe. Aussi on peut assurer que beaucoup de pauvres meurent faute de soins et de secours, et que l'ignorance est au-delà de toute croyance. »
Sur cet article, comme sur plusieurs autres, le rédacteur a évidemment exagéré les termes.
En 1798, le citoyen Fouqué dit qu'il exerce les fonctions d'instituteur à Landivy depuis plus de dix ans. Louis Thoury, maître d'école, prêta serment en 1792. Enfin on trouve en 1742 Jean Jamin, maître d'écriture, demeurant au bourg de Landivy (1).
(1) Arch. municipal(>s. — Arcli. nation. F'*' III, Mayenne. 7. — Cabinet de M. Planté, notaire à Ballots.
LARCHAMP (2,122 hab.).
École des garçons. — lo9o. — Jean Iluard, prêtre, qui pos-
sédait un pe!it bénéfice, fondé en lolo par Guillaume Huard, et dont le temporel consistait en un friche au lieu de la Hangrière, consent que sïl ne se trouve aucun prêtre de sa ligne. « le maistre d'escolle. sy aucun est en la paroisse, joyra du dit fresche, à charge de prier Dieu pour ses trépassés par luy et ses escolliers. selon qu'il sera advisé par ses proches parents ou voisins ; et en deflfaut qu'il n'y auroit escolle en la dite paroisse pendant quelque temps.... les fruits seront employés à la réparation de l'église. ))
Les héritiers de IVP Jean Michel, qui fit son testament en 1600, disent qu'il avait « impensé en augmentations faites à l'église et au maistre d'escolle plus de quinze livres de rente. »
Il est également question en 1623 d'une rente de 6 livres due au maître d'école (1).
(1) Arch. de la fabrique.