‹ L'instruction primaire avant 1789 à Orléans et dans les communes de l'arrondissement d'après desChapitre 45 sur 71 · Michellc ïaisson, dame de l 'école · texte numérisé non relu

Michellc ïaisson, dame de l 'école

Jusqu'à la Révolution, renseignement ne cessa de prospérer dans celte paroisse. La féconde semence jetée sur son sol par Févéque du IX e siècle, cultivée au XVIII e par les pieuses mains de Boytard, avait porté des fruits abondants. Ce témoignage, que nous ne voulons demander qu'à des voix autorisées, nous est fourni par les officiers municipaux de Bon, dans un curieux mémoire présenté à l'administration du district, vers 1790 (1). Le projet de réunion de cette commune

(1) Ce mémoire, imprima chez Jacob l'aîné, imprimeur du département et rie lu Haute-Cour nationale, rue de l'Écrivineiïe, ne porte aucune date.

à Tune de celles de Chécy ou de Mardié en faisait l'objet, et les habitants essayaient de faire valoir à rencontre les arguments leur paraissant les plus valables.

Le passage que nous en extrayons a d'autant plus d'importance qu'il est de provenance peu suspecte, puisqu'il émane de fonctionnaires en exercice sous le régime révolutionnaire.

c Deux écoles, l'une à l'usage des garçons, l'autre à l'usage des filles, sont entretenues par des fondations. Les bâtiments sont en bon état; les instructions qu'elles donnent sont suffisantes et telles que tous les habitans savent lire et écrire, ce qu'on voit trèsrarement dans les paroisses de campagne. »

Ce mémoire porte les signatures de : « Cochon, maire ; Paschal Bernard, JeanPERSiLLARD, officiers municipaux ; Vrain-Aubert, procureur de la commune. »

Nous laissons k MM. les magistrats municipaux toute la responsabilité de leur proposition finale. Sans dénier aux habitants de Bou l'hommage laudatif que leur décernent leurs édiles, nous ne nous croyons pas obligée de partager sans restriction une opinion évidemment entachée d'une partialité excusable. Sans nous prononcer sur le plus ou le moins bien fondé d'une assertion que leur attachement a leurs institutions locales rend trop exclusive, nous continuerons à exposer le résumé fidèle de l'état de l'instruction au XVII e siècle et avant, tel que les diverses séries d'archives le font apparaître k nos yeux.

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