BOUGY
La donation de M me Dugué de Bagnols, comtesse de Tillières, à la fabrique de Saint-Lyé, pour rétablissement d'écoles gratuites, s'étendait aussi aux enfants des deux paroisses voisines de Bougy et de Villereau, et la bienfaitrice avait expressément stipulé qu'ils suivraient gratuitement les classes de Saint-Lyé, ce qui avait lieu effectivement. (V. § 57 les détails de la fondation.)
BRICT Éoole mixte.
Nous trouvons, parmi les notes formant le dossier de l'instruction publique du district d'Orléans, la mention d'une constitution de 16 liv. de rente par le clergé de France, en 1788, en faveur de la maison scolaire de Bricy (1), constitution sur laquelle le rapport, rédigé en 1792, garde le silence. Ses rédacteurs, inexactement informés, y signalent même l'absence de tout instituteur primaire (2). On ne peut s'expliquer cette bizarre allégation, à moins d'admettre que l'école se
(i) Fonds de l'instruction publique, district d'Orléans, arch. du Loiret, série L.
(2) Rapport, f°38r°.
serait vue contrainte de fermer ses portes faute de revenus, lorsque la Révolution mit la main sur tous les biens du clergé.
BUCY-SAINT-LIPHARD École tenue par le ouré.
Il n'existait pas d'école proprement dite dans lapetile commune de Bucy, parce que les modiques ressources dont la fabrique disposait ne lui avaient pas permis de faire cette fondation. Peut-être même ne l'avait-elle pas jugée nécessaire, car de tout temps les curés qui s'étaient succédé dans cette paroisse s'étaient eux-mêmes chargés du soin d'instruire les enfants. C'est le témoignage qui leur est rendu par les commissaires du district dans leur rapport de 1792 (1).
CERGOTTES Êoole de garçoms.
Une école de garçons fut trouvée en activité dans la paroisse de Cercottes en 1792 ; mais comme il n'y avait aucuns fonds affectés au traitement du maître, les enfants n'y étaient admis qu'en payant (2).
(i) Rapport, f<> 38 r°.
(2) Rapport, f« 38 r».
CHAINGY
1* École de garçons.
Il fut constaté par le rapport de 1792 que la commune de Ghaingy renfermait deux écoles. Le revenu de la première était de 344 livres :
138 liv., moitié d'une rente de 276 liv. dont l'école de filles avait l'autre moitié.
126 liv. de M. de la Manerie, par le bureau de ses charités, en une rente constituée sur les États du Languedoc, et dont la fabrique entra en possession par acte du 16 juin 1750.
80 liv. sur le clergé de France (1).
2* Ëoolo de flUes.
Elle avait été instituée le 19 mars 1719, après un legs anonyme qui lui assurait un revenu de 45 liv. 9 s. 1 d. Le 2 juillet de l'année suivante, M IIe Thoynard de Gampois lui fit présent d'un immeuble acheté 300 liv. (2).
L'école avait en outre 138 liv. de rente, moitié de 276 liv. à partager avec les garçons, ce qui portait ses ressources annuelles à 183 liv. 9 s. 1 d.
Les deux maisons, vers 1792, recevaient environ
(1) Rapport, (o 38.
(2) Fonds des écoles île charité, état des écoles dos campagnes.
"2h0 cillants des deux sexes, dont un très-petit nombre étaient payants (1).