‹ L'instruction primaire avant 1789 à Orléans et dans les communes de l'arrondissement d'après desChapitre 47 sur 71 · CHANTEAU · texte numérisé non relu

CHANTEAU

Éooto mixte.

Le pauvre bourg de Chanteau, perdu au milieu des bois, et que son peu d'importance avait jusqu'alors maintenu en dehors de toutes les dispositions favorables à l'instruction publique, semblait être complètement oublié, lorsque M. Masson de la Manerie légua k la fabrique une renie de 125 liv. pour y installer des écoles (16 juin 1750).

La population, trop pauvre pour compléter le traitement d'un maître et d'une maîtresse, sollicita de préférence l'établissement d'une classe mixte, et, par une exception que l'urgence justifiait, M* r l'évêque d'Orléans en autorisa la réunion. L'instruction, donnée par un instituteur, était complètement gratuite et comprenait la lecture, l'écriture, le calcul et le catéchisme. Ces connaissances élémentaires, base de toute instruction, avaient jusqu'alors semblé suffisantes aux enfants des écoles primaires, surtout a ceux des paroisses rurales. Il paraît cependant, comme nous l'apprenons de l'abbé Pataud (2),

(1) Rapport, fo 38.

(2) Pataud, Recherches historiques sur l'éducation nationale et les écoles publiques de V Orléanais. Huet-Perdoux, imprimeur, Orléans (sans date).

qu'en 1705 Ton publia un abrégé de l'histoire de France a l'usage de ces écoles. En effet, l'ère de la rénovation de l'enseignement populaire venait de s'ouvrir sous les auspices de l'illustre cardinal de Goislin. L'impulsion épiscopale, si activement secondée par MM. Tranchot, Jogues, Masson de la Manerie et tant d'autres amis de l'enfance indigente, avait donné l'essor k toutes les bonnes volontés, et, des efforts réunis de toutes ces âmes d'élite, sortit la belle organisation de nos écoles de charité du XVII e et du XVIII e siècle.

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