DRY
1« Éoole de garçons.
La commune de Dry était, au siècle dernier, Tune des moins importantes de l'arrondissement d'Orléans sous le rapport de la population.
Un questionnaire adressé par l'évêque d'Orléans, vers 1770, a MM. les curés du diocèse, et auquel plusieurs d'entre eux ont répondu d'une manière généralement complète, nous a procuré certaines informations assez circonstanciées sur nos paroisses rurales (3). Nous
(1) Fonds de la fabrique de Donnery, comptes des gagers, années 1782 et suivantes.
(2) Rapport, f<> 43 r°.
(3) Voir manuscrit de Polluche, n° 434 de la Bibliothèque d'Orléans.
apprenons ainsi que, dans la deuxième moitié du XY11I* siècle, Dry ne comptait en tout que 86 feux.
La Révolution trouva cette localité en possession de deux maisons scolaires. L'instituteur d'alors, mécontent d'un règlement nouvellement édicté par le conseil général et l'administration muni pale, et qui lui imposait l'assistance au service religieux, se démit de son emploi en 1792. Son traitement, dont la fabrique faisait les frais, était de 184 liv., plus la rétribution de quelques élèves payants.
Ces détails, que nous empruntons a un travail publié par M. de la Rocheterie dans les Lectures et Mémoires de l'Académie de Sainte-Croix (1). ne vont pas jusqu'à nous apprendre si la fondation de cette maison remontait à une date lointaine, ni quels en avaient été les bienfaiteurs. Nos propres recherches dans les titres paroissiaux conservés aux archives ne nous ont pas procuré la solution que nous espérions; mais nous y avons rencontré un inventaire des biens de l'école dressé par les officiers municipaux de la commune de Dry, au moment où se fit le recensement des possessions ecclésiastiques dont l'État voulait opérer la vente comme appartenant à la nation.
Cet état porte simplement l'intitulé qui suit : Biens de Fécole de la commune de Dry. Nous n'avons donc pu déterminer les titres que l'école des garçons, plutôt que celle des filles, pouvait avoir a en revendiquer la propriété :
(1) Lectures et Mémoires de l'Académie de Sainte-Croix, t. III, p. 40.
1° Une pièce de pré de cinq quartiers, sise au raidi, sur les rues du Monceau et de Galarne.
2° Un demi-arpent de vigne en trois pièces dans le clos Davau. 3° Un demi-quartier de vigne dans le clos Duchet. 4° Un autre demi-quartier de vigne dans le môme clos. 5° Un quartier en deux pièces dans le clos de la Véronnière. 6° Un quartier en cinq pièces dans le clos du Monceau. 7° Un quartier en deux pièces au recoin du clos Davau. Le tout estimé deux cent neuf livres (1).
2° Éoole da filles.
Si nous n'avons que de bien vagues notions sur l'institution primaire des garçons de Dry, celle des filles nous est moins connue encore, car les archives paroissiales ne renferment aucun renseignement de nature à nous éclairer sur son existence. C'est donc au travail précédemment cité de M. de la Rocheterie que nous empruntons le peu que nous en savons.
Lorsque la révolution éclata, cette maison scolaire était dirigée par M lle Mellon, dont les principes révolutionnaires — ou le civisme, pour parler le langage d'alors — s'affirmèrent hautement en une déclaration publique (2). C'était, on le voit, la digne émule de l'instituteur.
La commune de Dry appartient actuellement au canton de Cléry; mais en 1792 elle se rattachait au district de Baugency.
(1) Inventaire dressé par les officiers municipaux de la commune de Dry, papiers de la fabrique de cette commune.
(2) Lectures et Mémoires de V Académie de Sainte- Croix, t. III, p. 29.
ÉPIEDS Eoeto de
Une transaction intervenue en 1456, entre la fabrique et le seigneur de Mont pi peau, fondateur de l'école et, par cela même, collateur du titre de maître, nous est garant qu'Épieds, au XV e siècle, était le siège d'un établissement d'instruction.
Le mauvais état actuel des anciens fonds paroissiaux, victimes, comme on la déjà expliqué, de tant de désastreuses épreuves, ne nous a pas permis de suivre les traces ultérieures de cette institution.