‹ L'instruction primaire avant 1789 à Orléans et dans les communes de l'arrondissement d'après desChapitre 50 sur 71 · TAT-AUX-LOGES · texte numérisé non relu

TAT-AUX-LOGES

1* Ecole de garçons. — Eoole de fines.

Ce qui vient d'être dit ci-dessus s'applique exactement a l'importante commune de Fay. Des deux écoles de cette localité, aucune n'avait de revenus, et pour subvenir au logement du maitre, il avait fallu que la fabrique s'imposât une contribution annuelle de 60 liv., bien qu'elle n'eût aucuns fonds à ce destinés.

La maîtresse était tombée en 1791 dans une situation plus précaire encore. Elle n'avait plus absolument pour vivre que ce que les parents lui offraient de bon

gré, et bien souvent leur générosité n'était pas au niveau des besoins les plus urgents de cette pauvre femme. Aussi était-elle dans le plus grand dénûment.

Il est vrai que quelques enfants dans l'aisance payaient, dans les deux écoles, une rétribution fixe ; mais leur nombre était pour ainsi dire nul (1).

FÉROLLIS

Eoote dt garçon*,

L'école de garçons de la commune de Férolles s'ouvrait gratuitement à tous les enfants, depuis l'âge de cinq ans jusqu'à seize (2). Le maître était logé par la fabrique. Nous n'avons rencontré nulle part la trace de ses revenus. A la vérité le produit des quêtes en nature, généralement usitées dans nos campagnes et même dans les villes, pouvait, dans une certaine mesure, suppléer à des appointements réguliers.

LA, FERTÉ-LOWENDAL, alia8 LA FERTÉ-SAINT-HICHEL,

aujourd'hui la ferté-saint-aubin 1" Éoole dm garçons.

Ce serait s'abandonner k une confiance téméraire que

(1) Rapport, f° 43 v«.

(2) Rapport, f* 44.

de s'attendre k une bien ample moisson de documents scolaires dans les anciennes archives de nos fabriques rurales. Souvent nous sommes revenue les mains vides, bien que nous ne nous montrions nullement dédaigneuse des plus maigres épis.

Cette fois, notre gerbe se réduit k un fait et k une date uniques ; mais ils nous suffisent a établir l'authenticité et la certitude de l'enseignement primaire en vigueur dans cette commune. Un acte de transfert du 13 décembre 1750 nous apprend que M. Jousset de Villefranche, suivant son testament reçu par Lamy, notaire k Versailles, avait chargé ses héritiers d'acquitter une rente de 30 liv. 7 s. 4 d. appartenant a l'école, assise sur un bien dont il s'était rendu acquéreur (1).

2* ÉooU de filles.

Les archives paroissiales de La Ferté ne nous ont livré aucune notion de nature k nous éclairer sur la question de l'éducation féminine dans cette importante commune. Nonobstant la probabilité de l'existence d'une école de filles dans ses limites, nous l'eussions passée sous silence, si elle n'eût été inscrite dans l'acte de fondation de neuf grands établissements d'instruction primaire dans notre arrondissement par les enfants de M. Antoine Masson, neveux du vénérable M. de la Manerie. Ils en firent l'institution, conformément aux volontés de leur père, le 30 janvier. 1769 (2).

(1) Papiers de fabrique de La Ferté, pièce cotée 12.

(2) L'acte du 30 janvier porte effectivement le nombre des écoles à dix; mais nous laissons de côté celle de Salbris, qui ex-

.jâ

L'établissement de cette classe fut en effet stipulé par acte devant Julien, notaire, et les appointements de l'institutrice fixés k 200 liv.

A partir de ce moment, la vie scolaire de cette commune retombe dans la plus complète obscurité, et, faute de quelque nouveau fil d'Ariane pour nous guider dans le vaste champ des conjectures, nous préférons rester prudemment en deçà de ses limites.

PHURY-AUX-CHOUI 1* Eoole d« garçons. — 2* Eoolt do fillM.

Le village de Fleury, occupé comme aujourd'hui encore par une population peu nombreuse, renfermait cependant deux institutions primaires qui se partageaient une rente de 125 liv. fondée par M. de la Manerie.

L'insuffisance de ce revenu forçait les maîtres k recevoir de quelques enfants une rétribution montant pour chaque école k 40 liv. environ par an.

Pendant les mois d'été, il se faisait deux classes par jour, et on y enseignait, comme dans la majeure partie des établissements du même genre, la lecture, l'écriture, l'arithmétique et le catéchisme. En raison du mauvais état des»chemins, les classes, en hiver, n'étaient ouvertes que le matin.

cède les limites de l'arrondissement et même ceUes du département du Loiret. — Voir cet acte à notre appendice, pièce X.

La maîtresse avait en outre une rente de 50 Ut. a laquelle l'instituteor n'avait aucune part (1).

1" Zeoto d* garçons. — 2* Eools ds Allas.

Non moins bien partagé que le précédent, le petit bourg d'Huëtre renfermait deux écoles ; mais ni Tune ni l'autre n'avait plus le moindre revenu en 1790. Aussi les élèves étaient-ils taxés a une rétribution mensuelle de 5 s. pour ceux qui apprenaient k lire, et de 10 s. lorsqu'ils y joignaient l'écriture.

L'extrême modicité de ces émoluments était compensée pour le maître et la maîtresse par les quêtes en nature chez les habitants aisés (2). Ces quêtes de blé, de vin et de quelques menus produits, dont nous rencontrons de fréquents exemples k cette époque, instituées en des temps très-reculés, et dont l'usage subsiste encore dans certaines localités, n'étaient pas la preuve constante de l'insuffisance du traitement des instituteurs primaires, bien qu'elles en constituassent une notable portion. Ainsi, dans la paroisse de Darvoy, comme on la vu ci-dessus, la quête rapportait 200 liv. k l'instituteur, tandis que ses appointements fixes ne s'élevaient qu'k 100 livres.

(1) Rapport, fo 44 v°.

(2) Rapport, f° 45.

HUISSEÀU-SUR-MAUVES 1» Eoole de garçons. — 2° Boole de filles.

Il est difficile de se montrer plus sobre de détails que le rédacteur de la note officielle relative aux écoles de charité d'Huisseau-sur-Mauves. Tout ce qu'il a bien voulu nous laisser savoir, c'est que cette commune renfermait, en 1788, une maison scolaire de garçons jouissant d'une rente de 458 liv. qui lui fut constituée au mois de novembre de cette même année.

Les papiers paroissiaux, sans être bien explicites, nous permettent cependant d'ajouter quelque chose a des informations réduites à une expression aussi simplifiée.

Un acte notarié de 1747 porte reconnaissance par Michel Chevalier et Jeanne Letrosne, sa femme, d'une rente de 50 liv. constituée au profit des écoles de garçons et de filles dlluisseau, et dont ils étaient débiteurs. Cette rente avait été créée en 1720, par acte passé le 30 avril, présent Hubert, notaire au Châtelet d'Orléans.

Un autre acte du 1 er mars 1786, présent Destas, notaire, est une reconnaissance d'hypothèque de 20 liv. de rente, en faveur des mêmes écoles de garçons et de filles, par Fiacre Berge (1).

Ces détails, un peu vagues quant a la part de revenu

(1) Papiers de la fabrique d'Huisseau, archives départementale* du Loiret, sér. G.

attribuée à chacune des deux maisons scolaires, sont, a on antre égard. d : une très-grande importance, car ils établissent, comme fait incontestable, que la commune dHuisseau renfermait aussi une école de filles.

X5GRÉ 1* Eodte dt garçons. — 9»

Nous nous étions Qattée que l'importance relatire de cette commune nous aurait valu quelques informations pré* cises sur l'état de son instruction primaire. L'inspection du fonds des écoles et des papiers de fabrique a promptement dissipé cette illusion, et nous n'y avons trouvé que la simple mention d'une rente de 100 liv. constituée, an mois de décembre 1707, a la maîtresse tenant la classe des filles indigentes (1). C'est donc d'autre part que nous viennent les renseignements subsidiaires que nous sommes en mesure de donner. Nous les trouvons dans l'acte passé le 16 juin 1750 par les neveux et héritiers de M. Masson de la M an e rie, et les écoles d'Ingré y figurent pour une rente de K>0 liv., au capital de 3,000 liv., constituée sur les États du Languedoc.

Cette nouvelle donation nous paraîtrait concerner surtout l'école des garçons, puisque l'autre était déjà dotée. Dans l'acte de fondation cependant, elle ne lui est pas spécialement appliquée et y figure sous cette simple rubrique : c À la paroisse d'Ingré, pour les écoles, 5,000 liv. produisant 150 liv. »

(1) Fonds des écoles de charité.

JARGEAU 1* Ecole de garçons

La ville de Jargeau, chef-lieu de canton, fut trèséprouvée par les guerres religieuses du XVI e siècle. Son église fut détruite et ses archives dispersées, comme il est constaté dans une pièce empruntée aux papiers de la fabrique de Saint-Denis-de-1'Hôtel, qui n'en est séparé que par la Loire (1).

Elle possédait depuis longtemps deux écoles où Ton enseignait la lecture, récriture, le calcul et le catéchisme. Ces connaissances, les seules réellement indispensables a l'enfant des campagnes, étaient la base de l'enseignement populaire ; et si quelquefois on y joignait, comme le faisaient les frères, un peu de dessin, de physique et la tenue des livres (2), ces sciences élémentaires étaient plutôt le partage des écoles de la ville d'Orléans et des autres localités où se tenaient des cours d'adultes.

Les échevins de Jargeau, la fabrique et l'Hôtel-Dieu pourvoyaient conjointement au traitement de l'instituteur, les premiers pour 90 liv. a prendre sur les octrois.

(1) Voir pièce just. XII.

(2) Il y avait même des écoles où Ton enseignait le chant et un peu de latin (Maggiolo, Archives scolaires de la Beauce et du Gatinais, p. 24).

L'Hôtel-Dieu (1) lui donnait annuellement 60 liv. pour instruire 12 enfants indigents. Enfin il recevait 50 liv. de la fabrique pour suppléer au nombre souvent restreint d'élèves payants. La subvention de 60 liv. que la ville allouait en 177*2 a 1 école lui fut ultérieurement retirée, car elle est mentionnée au rapport des commissaires a titre de déficit (2). •

2* Eoéte d* fines.

Il parait qu avant de passer entre les mains des sœurs de l'Hôtel-de-Dieu, l'école de filles de Jargeau était dirigée par une maîtresse laïque. C'est ce qui semble résulter d'une allocation de 24 liv. inscrite sur l'état des œuvres de charité de >U r Fleuriau en 1617, et qui est affectée a la maîtresse de cette école.

Les sœurs de l'Hôtel-Dieu (ordre de Montoire), chargées ensuite de l'instruction des enfants, y joignaient le soin des malades. Elles étaient au nombre de deux. Celle qui s'occupait de la classe avait un traitement de 150 liv., intérêt d'une donation faite k l'Hôtel-Dieu k cette intention, en 1758 (3), par une personne qui a voulu demeurer anonyme.

En 1769 (30 janvier), les enfants de M. Antoine Masson, exécuteurs des volontés de leur père, firent a l'école

(4) Jargeau possédait, dès une époque très-reculée, un Hôtel- Dieu qui occupait une portion de l'ancien cloître.

(2) Rapport, f* 46 v°.

(3) Rapport, ib., loc. cit. - Cf. archives hospitalières de Jargeau, E, 3, 1758.

de Jargeau une donation de 200 liv. de rente. Mais si les enfants indigentes pouvaient s'y présenter dès l'âge de sept ans, l'entrée en était au contraire inaccessible à celles des familles aisées, ce qui supposerait l'existence simultanée d'un pensionnat ou tutelle a l'usage de cette catégorie d'écolières.

Nous avons retrouvé, dans une liasse de pièces de l'année 1720, une quittance de Claude Garnier, directrice de l'école de charité, qui reçut 12 liv. de gratification pour avoir enseigné gratuitement les pauvres filles (1).

LÀILLY

Êoole de filles.

La commune de Laillv est au nombre de celles dont les archives paroissiales sont les plus stériles en informations touchant l'instruction primaire. Elles nous laissent complètement ignorer s'il s'y trouvait une classe de garçons, bien que l'existence de celle-ci nous paraisse tout à fait vraisemblable, attendu que si l'enseignement primaire n'eût été représenté dans la paroisse que par une école unique, cet établissement eût été mixte, et, conséquemment, on l'eût rerais de préférence aux soins d'un maître. Gela se pratiquait toujours ainsi dans le petit nombre de communes où il n'y avait

(1) Liasse de quittances, année 1720, fonds des écoles de charité.

qu'une maison scolaire. De plus, cette institution est très-spécialisée par la dénomination unique A' école de filles.

Nous trouvons parmi les papiers appartenant au fonds des écoles de charité renonciation d'une rente de 60 liv., au principal de 1,500 liv., léguée le 30 octobre 4744 h l'école de fdles de Lailly par M. de Fontpertuis. Mais ce n'était lk qu'une portion de son revenu, et elle percevait en outre une rente de 200 liv. que M. Antoine Masson lui avait léguée (30 janvier 1769), et qui lui était servie par le bureau de charité de M. de la Manerie.

LION-EN-BEAUCS i» Eoole de garçons. — 2» Eoole de filles.

Le 8 novembre 1767, les habitants de Lion ouvrirent deux écoles dans leur paroisse, Le procès-verbal de l'assemblée tenue a cette occasion, consigné a sa date dans les registres comptables des gager s f est ainsi conçu :

c Nous curé, sindic et habitans soussignés, vu le besoin qu'il y a d'avoir un maître et une maîtresse d'école, avons consenty que François Douville et Jeanne Grandsire, sa femme, fissent l'école conformément aux reigles du diocèze, à la charge qu'ils se comporteront tous les deux en bons chrétiens, pour servir d'exemple aux enfans ; qu'ils leur montreront et assidûment à lire, à écrire et le catéchisme ; et comme la paroisse ne peut leur donner d'autres

émolumens que la paye des enfans pour les dédommager, elle leur accorde pour tout le temps qu'ils seront maîtres d'écoles les choses qui suivent : premièrement, la place de sonneur, avec quinze livres que l'église a coutume de donner pour chacun an, à commencer au jour de la Toussaint dernière, et finira à pareil jour, à la charge que ledit Dou ville se rendra assidu à tous les offices qu'il y aura à chanter àl'église, et encore qu'il fera distribuer le pain bény par qui bon luy semblera, pour ne point déroger à l'office, et à ses dépens. Secondement, la paroisse consent qu'il ne paye point de taille, tant pour sa maison que pour les terres qu'il fera valloir pendant tout le temps qu'il sera maître d'écolle, pourvu qu'il ne passe pas trois mines par saison. Fait et arrêté au banc de l'œuvre, le huit novembre mil sept cent soixante et sept. Signé : François Douville, Jeanne Grandsire, Fleurigny de Vidal, Denis Lecreux, Philippe Thomain, Philippe Lecreux, Louis Sauget, Philippe Georgeon, Goufîraut, curé. *

LOURY 1° Eoole de garçons.

Dans une réponse fournie par le curé de Loury à un questionnaire envoyé par l'évëque d'Orléans dans toutes les paroisses rurales du diocèse en 1770, et dont nous avons déjà parlé, il est dit que les archives de cette localité souffrirent de grands dommages de la gestion des prêtres étrangers préposés à son administration, de telle sorte que la majeure partie de ses archives fut détournée et perdue.

Cette paroisse appartenait depuis une époque tr<Vreculée au chapitre de l'église d'Orléans, qui la reçut des

mains de l'évéque Anselme, auquel le roi Raoul l'avait donnée en 925, en même temps que Trainou, qui en est peu éloigné. Conséquemment, le chapitre était collateur de la cure ad turnum, et elle fut longtemps desservie par les chanoines. L'évéque cependant s'était, réservé la seigneurie et la baronnie de ce lieu, qui relevait en plein fief de Tévêché.

Son importance, loin d'augmenter par la suite des temps, décrut au contraire dans des proportions considérables ; et tandis que, suivant un relevé fait en 1398 par le curé Jean Chenu, on y comptait alors 2,000 communiants, il ne s'y en trouvait plus que 560 au XVIII 11 siècle. Cette dépopulation était attribuée à une maladie pestilentielle qui, dans cet intervalle, avait furieuseraeut ravagé la commune.

Ce qui reste des papiers paroissiaux conservés aux archives départementales nous a suffi pour établir avec certitude que Loury renfermait au XVIII e siècle deux écoles, l'une pour les garçons, l'autre pour les petites filles.

Le maître reçut jusqu'en 1747 des émoluments de 56 liv. fournis par la caisse de la fabrique ; cependant une ordonnance épiscopale, survenue le 29 mars de cette année, régla qu'à l'avenir il ne serait plus alloué aucun fonds a cet effet (1). Les lacunes produites par le temps dans les titres paroissiaux de cette localité ne nous ont pas permis de savoir si quelque subvention d'un autre genre avait suppléé à l'ancienne, ou par quel moyen l'on parvint k constituer au maître d'école une

(1) Liasse des papiers de la paroisse de Loury.

rémunération équivalente a la portion supprimée de son traitement.

2» Eoole de fiUet.

Elle tire son origine d'une donation testamentaire de 90 liv, de rente par maître Nicolas Maison, prêtre, curé de Loury, sur une maison sise a Pithiviers, reçue le 3 mars 1746 par Raoult et Changy, notaires, de cette ville (1).

Cette rente était uniquement applicable au traitement de la maîtresse d'école.

Les intentions du donateur ne demeurèrent pas longtemps sans effet, et les marguilliers eurent bientôt pourvu a la nomination d'une institutrice dont on trouve, à partir de ce moment, les appointements régulièrement consignés au budget paroissial.

Le 30 janvier 1769, la famille de M. Antoine M as son, par acte passé devant Jullien et Peigné, notaires au Châtelet d'Orléans, accrurent le revenu de cette école d'une rente de 200 liv. que lui servaient les administrateurs du bureau des charités de M. de la Manerie et d'Antoine Ma s son, son frère.

En 1787, la maltresse portait le nom de Suzanne Baron. Elle était aussi chargée des réparations du linge et des ornements de l'église.

(1) Registre des rentes et baux de la fabrique de Loury, année 4787, no 3.

MARDIÉ

1° Eoole de garçons. — 2* Ecole de filles.

Bien qu'elfe hc comptât au XVltP siècle que 140 feux (1), la commune de Mardié possédait deux institutions primaires qui se partageaient, nous dit le rapport de 1792, une rente de 400 liv. créée a leur profit par le clergé. Cette information, énoncée sôus une forme un peu vague, se trouve confirmée et précisée dans le Répertoire des titres de V église d'Orléans, et nous y lisons que cette rente de 400 liv. provenait d'un placement fait ett ifttô, par le chapitre de Sainte-Croix, sur le$ cuirs de Pans (2). tJrié partie du territoire de Mardié, c'ést-à-dite le doltre, se trouvait en effet sous la double juridiction càpitulairé, et dès lors, la sollicitude des chanoines avait, à regard tte cette paroisse, ton motif plus spécial de s s affittttef .

Le chapitre ftit-il le fondateur des écoles de Mardié ? Nous tt'en avons pas la preuve ; mais ce qui est att ttioiliis certain, c'est qu'an térieittement à la constitution dé 1765, M. Goury, chanoine de l'église d'Orléahs, avait légué un revenu de 14 liv. 12 s. de rente à celle dès filles (felandin, notaire, 6 octobre 1748.) (3).

(1) Réponse au questionnaire adressé par l'évêque d'Ôrlèans an clergé de son diocèse (manuscrit de Polluche, Bibliothèque publique d'Orléans).

(2) Répertoire des titres du chapitre de l'église d'Orléans, II,

(3) Registre de compte de fabrique de la paroisse de Mardié, de 1719 à 1778 (archives du Loiret, sér. G).

Le 19 décembre 1759, l'école de garçons fut aussi l'objet d'une fondation spéciale de 40 liv. de rente par François Duneau.

En 1736 nous relevons dans les comptes de fabrique le premier nom de maître qui y soit consigné : il s'appelait Pierre Regnard, puis en 1745 Gentil et Pénillon exercent simultanément les fonctions d'instituteurs primaires de cette commune. Les autres noms n'y sont pas indiqués, et le trésorier de la fabrique se contente de porter les paiements effectués sous cette rubrique : « au maître d'école, à la maîtresse d'école, leurs appointements de Tannée... » Gentil et Pénillon étaient tous deux chantres à l'église, et, outre leurs gages de 20 liv. pour cette nouvelle fonction, ils avaient un fixe de 20 liv. pour enseigner le chant aux enfants, plus 7 ou 8 liv. pour les services anniversaires, et enfin, pour faire la classe, 12 liv. 18 s.

Les parents aisés se cotisaient pour offrir aux instituteurs des deux écoles une indemnité de logement (1).

En 1791, Tinstitutricë de Mardié s'appelait M lle Lecointe.

Eoole de fiUea.

La paroisse de M are au figure sur l'état des fondations en faveur des écoles de charité pour deux rentes : l'une, de 50 liv., constituée le 21 avril 1713, et l'autre, de

(4) Rapport, f» 47 vo.

80 liv., le 17 avril 1769. Toutes deux étaient applicables à la classe des petites Tilles indigentes de cette commune (1).

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