MESSAS
1» Ecole de garçons. — 2© Ecole de filles.
Me s sa s, au XVIII e siècle, renfermait des écoles de garçons et de filles. La première ne nous est connue que par une simple mention que nous avons rencontrée incidemment dans le fonds des écoles de charité, mais qui nous laisse néanmoins sans détails sur son organisation et ses revenus.
(1) Fonds des écoles de charité.
(2) Registre de comptes des gagers de Marigny, de 1741 i
Pour la seconde, nos sources d'informations, un peu plus explicites, nous permettent de remonter jusqu'à l'époque approximative de sa fondation.
Le 10 juillet 1700, M fflC Leberche, veuve de M. Perdo u Ix-D es maz lires, constitua une rente de 32 liv. a l'école de filles de Messas, et l'acte en fut reçu par Thué, notaire au Châtelet d'Orléans. Il résulte des termes mêmes de cette donation que M me Perdoulx avait voulu se conformer aux intentions de son mari et contribuer, en leur nom commun, a la gloire de Dieu (1).
Soixante- neuf ans plus tard (30 janvier 1769), les enfants de M. Antoine Masson, qui, à l'exemple de M. de la Manerie, son frère, s'était, comme nous ne saurions trop le redire, montré plein de libéralité pour notre enseignement primaire, donnèrent, suivant le désir de ces deux vénérables bienfaiteurs de nos écoles de charité, un capital de 40,048 liv. produisant un revenu de 1,996 liv., pour être réparti entre dix grandes institutions d'enseignement primaire. Mais au lieu d'avoir, comme chacune des neuf autres maisons scolaires, 200 liv. de rente, celle de Messas n'en eut tout d'abord que 150. Cependant un arrêt de la cour de Parlement, intervenu le 6 avril 1777, éleva les appointements de la maîtresse de Messas a un chiffre égal a celui des écoles comprises dans la même fondation (2).
(1) Fonds des écoles de charité.
(2) Voir à notre appendice les pièces VI et X (extrait de la délibération et acte du 30 janvier 1769).
1« Ecola de garçons. — » Eools da IÏT11
H est impossible d'admettre qu'après avoir été, dès le DP siècle, le siège d'écoles égales en renommée aux centres d'études les plus florissants et les plus réputés, cette ville, résidence épiscopale d'un grand nombre de nos prélats, ait rompu tout d'un coup avec ses illustres traditions au point de n'avoir plus une seule école primaire, quand on voit de misérables villages d'une quarantaine de feux en posséder jusqu'à deux.
Aussi, sans sortir des bornes dune vérité rigoureuse, croyons-nous pouvoir affirmer avec certitude que si ce qui subsiste encore de ses archives mutilées ne nous a livré aucun document relatif à l'instruction primaire des garçons, c'est que les dévastations successives, déjà dénoncées par nous comme cause primordiale de l'absence de tout renseignement, ont fait subir à cette commune d'irréparables pertes.
En 1707. une école de charité installée au hameau de la Ni\elle. écart de la commune de Meung. reçut d'un bienfaiteur anonyme le don de 50 liv. de revenu, au principal de tiiH» liv. [['\
La Révolution trouva la ville de Meung en possession
(1) Fond* d» &»■*>? de charité. a!vh:vc»> rj Lrâirt, s*r. D.
d'une olasse de charité pour les filles, k laquelle une constitution de 50 liv. de rente avait été faite, le 16 décembre 17H, par devant Odigier, notaire au Cbàtelet d'Orléans.
HKUVIljLE-^UX-SOIS 1* Boele de garçons. — 2* Boole de fiUet.
Jïi* 1771, deux personnes charitables léguèrent à la fabrique 2,100 liv, de repte pour les deux écoles de la paroisse. Celle des garçons était alors dirigée par un prêtre.
Nous devons la connaissance de cette double fondation k une inscription placée dans l'église de Neuville, et textuellement reproduite ici :
« Sieur Pierre Témolngt, natif de cette ville et décédé Bourgeois à Paris, le 10 juillet 1771, et Marie-Anne Husson, sa femme, pénétrés l'un et l'autre d'affection pour les habitants de cette Paroisse, oqt, par leurs testaments reçus par Devalgue, Notaire à Paris, les 14 décembre 1764 et 20 avril 1705, et Dupré Lamé, Notaire à Paris, le 20 mars 1770, légué à cette Fabrique 3,500 liv. de rente, savoir 1,500 liv.'pour les écoles de garçons tenues par un prêtre, 600 pour celles des filles, 150 liv. pour les pauvres, 800 liv. pour deux mariages de filles de la Paroisse, vingt livres de bougie, moitié pour M. le Lieutenant au Bailliage, moitié pour M. le Procucureur du Boy et le surplus pour la Fabrique.
c Priez Dieu pour le repos de son âme.
€ Les habitants, en reconnaissance de ces bienfaits, ont fait ériger ce monument le 1 er février 1779, parles soinsde M. Charles Pasquier, bachelier en droit civil et canon, curé, et des sieurs Charles-Pierre Tabernat, Denis Bodin, Etienne Thomain et Pierre Roger, Marguilliers en exercice (1). »
Les époux Témoingt, on l'aura remarqué, ne donnent nullement à entendre, par la manière dont leurs legs sont constitués, qu'ils aient qualité pour revendiquer un titre autre que celui de bienfaiteurs de ces deux maisons scolaires, dont l'existence était antérieure a leur donation. Mais ce qui paraît clair, c'est que les donateurs entendent expressément ne faire participer au legs qu'ils instituent que l'école placée sous la direction d'un ecclésiastique, en l'hypothèse où une autre école laïque de garçons viendrait à être fondée dans la paroisse.
OLIVET 1« Eooto de garçons. — 2<> Eoole de filles.
Guillaume Bonnet est qualifié maître d'école d'Olivet dans un acte de 1412 (2). Quel fut le sort de cette antique école? Toute lumière nous manque pour la suivre dans les phases ultérieures de son existence jusqu'en l'année 1709.
Le 7 mars de cette année, M me Marie Girard, veuve de
(1) Communication de M. l'abbé Godefroy, doyen de Neuville.
(2) A, 2003, archives départementales du Loiret.
M. Pierre Brossard, inscrivait, dans ses dispositions testamentaires, les écoles de garçons et de filles d'OIivet pour une rente de 10 liv. au principal de 200 liv.
Évidemment, si ce legs, s'adressant a des écoles déjà en activité, exclut toute idée de fondation de la part de \fme Brossard, elle fut au moins Tune des personnes auxquelles ces deux maisons scolaires doivent le plus.
Trois ans plus tard (24 février 1712), M llc Gharon, à laquelle les écoles de Chécy sont redevables de leur premier établissement, fit don h l'école de filles d'Olivet d'une rente de 5 liv. (1).
Enfin, le 16 juin 1750, les'écoles d'Olivet entrèrent en possession de 150 liv. de rente que leur avait léguées M. Masson de la Manerie.
ORMES Une eoole.
Les archives paroissiales d'Ormes sont absentes du dépôt départemental ; mais heureusement nous avons pu suppléer k cette regrettable lacune par un renseignement trop succinct a la vérité, mais authentique, puisé dans un titre notarié. Cet acte, en date du 16 juin 1750, dont nous avons eu plusieurs fois l'occasion de parler, et qu'on trouvera ci-après a notre appendice (2), se rap-
(1) Fonds des écoles de charité, pièce 14, et tableau de ces écoles, même fonds.
(2) Voir pièce justificative XX.
porte k la répartition des charités de M. Masson de la Manerie et k rétablissement du bureau chargé d'en gérer les fonds qui, pour les écoles seulement, montaient il 130,000 liv.
La donation dont celle de la commune d'Ormes Auront l'objet consistait en une rente de 135 liv. sur le domaine.
PATAT
L'importance de cette localité y avait nécessité l'établissement de trois écoles, dont deux mixtes et une pour les filles seulement (1). Les deux premières étaient payantes, car, en dehors de la quête annuelle, elles n'avaient aucuns revenus. Tout enfant apprenant a la fois la lecture et récriture devait payer 20 s. par mois. Ceux qui n'écrivaient pas encore n'étaient taxés qu'a 5 s., plus un pain de quatre livres et demie, ce qui équivalait à environ 15 s. par mois. Aussi, peu d'écoliers fréquentaient-ils les classes.
Outre les deux institutions mixtes dont il vient d'être parlé, la commune de Patay en renfermait une troisième uniquement destinée aux petites filles, et dirigée par une
(1) Rapport, fo 49 r».
sœur hospitalière. A une époque plus reculée et que nous ne pouvons préciser, l'école n'était que semigratuite, et l'on y enseignait* l'écriture, la lecture et le calcul, tandis que, par la suite, l'enseignement de la lecture fut seul maintenu dans le programme suivi par la directrice de cet établissement (1).
HEBRECHlKi Écolo de filles.
Le rapport du district ne s'est point occupé de cette commune, qui n'était point comprise dans le district d'Orléans. Ce qui reste de ses archives paroissiales ne nous a fourni aucune indication sur l'état de son enseignement primaire, et les écoles n'y sont même pas indiquées. Il y en avait cependant certainement une de filles, et, comme il n'était pas d'usage d'appeler les femmes h la direction des institutions mixtes, il y a tout lieu de conjecturer que la paroisse de Rebrechien avait en outre une classe spéciale pour les garçons.
L'école des filles reconnaissait pour fondateur M. Antoine Masson, frère aîné de M, de la Manerie. Elle fut établie par acte reçu devant Julien jeune, le 30 janvier 1769, et dotée d'un revenu de 200 liv. (2).
(1) Rapport, fr 49 r°.
(2) Voir cet acte au n° X de nos pièces justificatives.
RUAN Éoole de garçons.
Los actes de l'état civil de la paroisse de Trinay nous oui conservé le nom d'un instituteur de Ruan. Il s'appelait François Beauhaire et signa, en 1756, un acte de baptême où il fut appelé, comme témoin. La qualité de maître des petites écoles de Ruan est jointe à sa signature.