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En attendant l’établissement d’une école normale, l'académie anglicane, l'académie wesleyenne et l’école centrale de la Colonial and Continental Church Society préparent des instituteurs et des institutrices pour l'enseignement. La première de ces institutions avait 4 élèves-maîlres, la deuxième 5, et ja {roisièmc Le rapport de l'inspecteur cathotique mentionne 108 écoles et 4,647 élèves sous les bureaux catholiques. L’évêque de Saint-Jean a fondé un collége dirigé par des prêtres, sous le nom de collége Saint-
Bonaventure. Dans les deux diocèses de Saint-Jean et de Hâvre-de-Grâce, il n'y a pas moins de 18 cou-
vents confiés aux Sœurs de la Présentation et aux Sœurs de la Miséricorde, qui ont environ 1,600 é'èves. Il existe des dispositions spéciales pour la côte du Labrador. Le juge, qui va administrer la justice dans celte région élaignée, est chargé de distribuer la subvention du gouvernement aux instituteurs, de visiter les écoles, de recevoir les rapports des maîtres el de les transmettre à l’exéculif, de distribuer des livres, de la papeterie, etc. Le rapport que fournit ce fonctionnaire, traite de tout ce qui concerne les intérêts matériels et la condition morale de ces populations éparses et isolées. C’est un document unique en son genre. Il y a 5 écoles; elles sont établies à Pinware, Baie-Rouge, Cap-Charles, Hâvre-Bataille, Anse-à-Mathieu; elles ont en tout 462 élèves. Le traitement des maîtres et maîtresses s'élève à $340. Les noms de ces sentinelles perdues de l'instruction publique, qui enseignent la lecture, l'écriture, l’arithmétique et les éléments de la religion, sur la côte désolée du détroit de Belle-Isle, à entrée des régions polaires, méritent d’être enregistrés. Ce sont MM. John Bailey, Thomas Ward, M”° O'Dell et M" Laura Young et Mary Marshall.
D’après ce qui précède, le nombre total des institutions d'éducation dans le gouvernement de Terreneuve serait de 314, avec 16,058 élèves. C'est beaucoup pour des populations en général très-pauvres et éparses sur de vastes étendues de territoire. Les
colons de Terreneuve sont, er grande partie, des Irlandais catholiques venus d'Irlande, sans ressources. IL y a aussi sur la côte du détroit de Belle-Isle, des Acadiens et des Français.
C'est icile lieu de dire que, sur les instances du zélé missionnaire M. Bonneau, qui tous les ans part de Québec pour visiter ces lointains parages, le gouvernement de Québec a établi dernièrement une école sur la grande île d’Anticosti jusqu'ici déserte et qui commence à se peupler. Cette école est tenue par madame André Gagnon.
Les îles de la Magdeleine, groupe intéressant, qui fait partie administrativement et politiquement du district de Gaspé, dans la province de Québec, et qui appartient au diocèse de Charlottetown, ont depuis longtemps des écoles catholiques et des écoles protestantes. Enfin, rappelons ici que la France qui a conservé un pied-à-terre dans les îles de Saint- Pierre et de Miquelon, dans le voisinage de l’immense empire qu’elle posséda et autrefois en Amérique, y entretient des Frères des écoles chrétiennes et des Sœurs de Charité,
Toute cette région du golfe Saint- Laure et de la côte Atlantique, qui comprend les quatre dernières provinces dont nous venons de nous occuper, et la partie orientale de la province de Québec, est habitée en grande partie par des pêcheurs, et elle est semée de phares nombreux, bâtis et entretenus par le gou-
PROVINCE DE TERRÉNEUVE. 291
vernement du Canada. Des pêcheurs furent les premiers à recevoir et à distribuer les lumières de l'Evangile, et il est consolant de penser que près de ces phares, qui ont pour objet de protéger les vaisseaux contre les écueils et les récifs, des lumières intellectuelles brillent déjà en assez grand nombre pour protéger une partie au moins de ces populations contre les dangers de l’ignorance.
{1876.]—En 1874 une nouvelle loi sur l'instruction publique a poussé encore plus loin la division des subsides et de l'autorité scolaires au point de vue confessionnél (sectarian). Ces dispositions ont été confirmées et même encore étendues dans ce sens par une autre loi sanctionnée le 26 d’avril dernier.
D'après cette loi une somme de $58,437 est affectée annuellement au service de l'instruction publique et se répartit entre les bureaux d'éducation des différents cultes dans la proportion des populations totales appartenant à chacun de ces cultes.
M. Haddon, l'inspecteur de toutes les écoles protestantes sous l’ancienne. loi ayant pris sa retraite il lui est fait, sur la somme totale destinée aux protestants, une pension de $400 par année.
Cette loi pourvoit de plus d’une manière permanente au: subsides suivants, qui doivent être distribués d’après la règle que nous venons d'indiquer,
$4,000 pour les évoles des districts pauvres, $1,000 pour l'achat de livres, cartes, etc, $4,051 pour l'instruction d’élèves-maîtres, et $3,999 pour l’inspection des écoles.
Il est de plus accordé au lieu des subventions pour écoles commerciales, aux districts qui n'ont point d'académie ni d'école de grammaire subventionnées une somme de $5,886, à diviser entre les différentes confessions religieuses, toujours d'après la même règle. Le district de Hâvre de Grâce reçoit $924 pour son académie, celui de Carbonneau $1,200 distribuées entre les différentes confessions religieuses pour ses écoles de grammaire, ou ses écoles supérieures—ou primaires-supérieures.
Une subvention de $2,769 faite à l'académie catholique romaine, sert de base aux subventions accordées à l'académie anglicane et à celle des méthodistes, toujours d’après la population, et une somme proportionnée est aussi réservée pour les autres confessions religieuses pour le même objet.
Chaque confession religieuse parait avoir divisé la province en districts comme il lui convient et pour chacune de ces divisions toutes décriles dans la loi, le gouverneur en conseil nomme un bureau d’éduca- . ion de cinq membres dont fait partie le plus ancien prêtre ou ministre du culte. Les anglicans ont divisé d'île pour ce qui les regarde, en 26 districts, les catholiques en ont 23, les méthodistes 24 et les con-
fessions presbytérienne et congrégationaliste chacune deux seulement. Plusieurs de ces divisions territoriales sont identiques pour les trois premièregconfessions.
De la somme afférente aux bureaux anglicans dans la subvention générale de $58,437, on déduit une somme de $2,307 qui se paie au Continental Church and School Society; et de la somme afférente aux bureaux catholiques on déduit également les sommes de $2,783 qui se paie à l’évêque catholique de St. Jean et de $2,741 qui se paie à l'évèque catholique de Hâvre de Grace, pour l’entretien de leurs couvents, orphelinats et autres institutions d'éducation, toutes nommées dans la loi ainsi que la somme qui doit être employée pour chacune d'elles respectivement.
Enfin une subvention de $876 est accordée à l'académie protestante et à l'école commerciale presbytérienne de Saint-Jean, lesquelles sont réunies sous un même bureau d'administration qui doit être composé de six presby;tériens et de trois congrégationalistes ; cet arrangement n’est que temporaire.
Comme on le voit, ce svtème pousse aussi loin que possible la séparation des cultes dans l’organisation scolaire; l'état se borne presque à confier au clergé et aux notables de, chaque communion les ressources pécuniaires dont il dispose. Cependant comme il peut encore se trouver des enfants obligés de fréquenter des écoles dirigées par des personnes
appartenant à une religion différente de la leur, un des articles de la loi défend expressément aux instguteurs de donner l’enseignement religieux aux enfants dont les parents ou tuteurs s'y opposeraient.
Il n’est pas imposé de cotisation foncière ; les seules ressources dont disposent les divers bureaux d'éducation consistent dans les subventions du gouvernement, la rétribulion payée par les élèves de chaque écoleetles dons et les souscriptions volontaires des personnes pieuses et des amis de l'éducation.
Les écoles sont divisées en trois degrés ou classes et les certificats donnés aux instituteurs et aux institutrices doivent y correspondre ; l'étude de l’arithmétique, de l’histoire, de la géographie est un peu plus développé dans les écoles du second et du premier degré—on y ajoute l'étude de la navigation et d’autres matières facultatives telles que le dessin, le chant, les exercices militaires. Des mentions honorables sont accordées pour ces études.
La rétribution pour l'école est trimestrielle et payable d'avance, elle est d’un écu par année pour l'élève qui en est encore à l’alphabet, d’une piastre pour celui à qui l’on enseigne la lecture et l'écriture, d’une piastre et demie pour ceux à qui l’on enseigne d'autres matières, enfin les élèves qui étudient la navigation paient un honoraire additionnel de deux piastres. Les bureaux d'éducation peuvent aussi avec la permission du gouverneur en conseil, exiger
davantage lorsqu'ils font donner dans leurs écoles un enseignement d'un ordre plus élevé. L'instituteur peut lui-même obtenir, sous son nom ou sous celui du président du bureau, un warrant of distraint ou exécution parée pour le paiement de ses honoraires. Le bureau peut cependant je les pauvres de ce paiement.
Comme nous l’avons dit plus haut, il n’y a point d'écoles normales: les élèves-maîtres suivent un cours particulier dans une académie ou une école primaire supérieure. Munis d’abord d'une recommandation d’un des bureaux locaux, ils se présentent devant un bureau d’examen présidé par le surintendant de la confession religieuse à laquelle ils appartiennent. Chaque bureau local choisit à tour de rôle un sujet, qui lui paraît doué de l'aptitude convenable, lequel après examen obtient une des bourses mises à la disposition de sa confession ; ces bourses sont au maximum de $116 par année pour les garçons et.de $80 pour lesfilles. Si l'examen d'admission est favorable, le candidat est reçu comme élève-maîlre, après avoir signé un brevet par lequel il s'engage à enseigner pendant trois ans, s’il ne suit qu’un cours de deux ans, et pendant quatre ans et demi, s’il suit un cours de trois ans. Il doit fournir un cautionnement de $400 pour le cas où il serait renvoyé pour mauvaise conduite ou manquerait aux conditions de l'engagement,
Les élèves subissent un examen annuel devant le même bureau, et les programmes de ces examens, sous le nom de syllabus, font partie des cédules publiées à la suite du texte de la loi.
Les membres des bureaux qui dirigent les différentes écoles de grammaire et académies sont nommés par le gouverneur en conseil ; ils appartiennent à la confession ou secte pour laquelle l'institution est élablie, à l'exception de l’Académie protestante générale de Saint-Jean, comme on l’a vu plus haut, et de l’école de grammaire de Hàvre-de-Grâce ; cette dernière parait être tout-à-fait non-confessionnelle (non sectarian.)
Il y a trois surintendants à la place des deux inspecteurs qui avant 1874 étaient chargés, l’un des écoles catholiques, et l’autre des écoles protestantes. Ils ont les titres respectivement de surintendant des écoles anglicanes, des écoles catholiques et des écoles méthodistes. Il leur est alloué à chacun une somme de $1,333 par année, et comme la somme ainsi allouée au surintendant des écoles méthodistes excède celle à laquelle il aurait droit sur la base de la population, uneindemnité proportionnelle est ajoutée à la subvention générale des écoles catholiques et des écoles anglicanes. On tient aussi compte de la somme qui reviendrait aux autres confessions, et les surintendants anglican et méthodiste se la partagent, car en attendant qu’il soit nommé des
inspecteurs pour les écoles presbytériennes et congrégalionalistes, elles restent sous leur charge.
M. William Pilot, l'inspecteur anglican, et M. George Milligan, l'inspecteur méthodiste (ces fonctionnaires n'avaient pas alors le titre de surintendants), ont fait, pour le premier semestre de +875, un rapport conjoint dans lequel ils ne donnent aucune statistique scolaire, cette période ayant été, disentils, toute de transition et d'organisation nouvelle.
D'après la loi de 1874 confirmée par celle de 1876, les maisons d'école protestantes devaient être dans chaque localité abandonnées au culte qui se trouvai en majorité, les autres étant indemnisés pour ieur part, après évaluation. Des tableaux publiés à la suite du rapport présentent les détails de ces arrangements, ainsi que de la distribution d'une somme de $40,000 libéralement votée par la législature pour la construction et la réparation des maisons d'école.
Les remarques de MM. Pilot et Milligan, ainsi que celles de l'inspecteur catholique, font voir toutes les difficultés contre lesquelles ceux qui sont chargés de diriger l'instruction ont à lutter dans cette province.
-« La lecture, l'écriture et l’arithmétique, disent les premiers, ont été les seules branches d'enseignement dans la plupart desécoles que nousavons visitées ; éela, ynême dans quelques établissements populeux où il semblerait qu'une certaine connaissance de la géogra-
phie et de la grammaire serait très-utile à la nouvelle généralion ; et presque partout les progrès des élèves n'offraient rien de bien satisfaisant. Cet état de choses provient en partie de ce que l'assistance est très-irrégulière et de ce qu'il n’y a guère que de bien jeunes-enfants qui fréquentent les écoles. Nous sommes cependant d'avis que le manque d'aptitude à enseigner les branches élémentaires y est pour beaucoup.»
MM. Pilot et Milligan, pour suppléer à l'insuffisance de l’enseignement pédagogique, s'offrent à réunir les instituteurs dans les principaux centres et à leur faire des conférences: ils recommandent aussi la formation d’associations d’instituteurs, et l’établissement d’écoles-modèles ou d'application, comme annexes des écoles de grammaire ou des académies où se forment les élèves-maîtres. Ils insistent avec beaucoup de raison sur ce dernier point très-essentielet, pour bien dire, indispensable. Leur rapport contient différentes recommandations qui ont été l'origine de la plupart des dispositions de la loi de 1876; les formules et programmes qu'on lit à la suite se retrouvent parmi les cédules ou appendice du slatut.
Le rapport de M. Kelly, inspecteur des écoles catholiques, donne, pour 1875, les chiffres suivants ; nombre d'écoles qui ont fourni des rapports, 109; nombre d'élèves enregistrés, 5,529 ; assistance moyenne, 3,021 ; lecture (commencements), 4,271 ;
lecturecourante, 1 @58 : écrivant sur l'ardoise, 1,477, sur papier, 1,752 ; d’après dictée, 564; arithmétique élémentaire, 1,956 ; arithmétique plus avancée, 635; géographie, 630 ;grammaire,546 ; mathématiques, 61.
Soixante-et-seize écoles seulement ont fait rapport du nombre de jours pendant lesquels elles ont êté tenues ; ce nombre donne une moyenne de 242 dans l’année ; le nombre le plus élevé est 290, et le moins élevé 130. Sur le nombre d'élèves enregistrés, 1,484 sont au-dessous de 7 ans, 2,787 entre 7 et 12 ans, et 1,258 au-dessus. Il ya 3,393 garçons et 2,136 filles.
Il y a plusieurs lacunes regrettables dans ces statistiques, bon nombre d'institutions et d'écoles, entr'autres deux couvents n'ayant pas envoyé de rapports. Les bureaux de trois districts n'ont pas non plus envoyé régulièrement leurs comptes-rendus financiers ; l’un d'eux est en défaut pour trois années consécutives, l’autre pour la seconde année. Le montant des rétributions d’écolereçues par les instituteurs paraît être de $553, ce qui constitue une légère augmentation sur l’année précédente, bien que le nombre des écoles qui ontenvoyé leurs rapports soit moins considérable,
Le plus haut salaire donné à un instituteur catholique est de $360, le plus .bas de $40 (ce qui est un cas exceptionnel, le plus bas ensuite étant de $80), la moyenne est d'environ $180 à $200. Le plus haut salaire donné à uneinstitutrice est de #160, le plus bas de $48; la moyenne de $80 à $100.
M. Kelly se plaint du manq@ de livres, de la grande variété de ceux dont on se sert, et recommande d’en acheter qui restent à l’école, indépendamment de ceux qui sont vendus aux élèves; il se plaint aussi de l’irrégularité que l'on trouve dans l’époque fixée pour les vacances, lesquelles se règlent plutôt selon le caprice des maîtres que d’après les besoins réels de la loealité.
Sur quatre-vingt-dix écoles mixtes, il n’y en avait que quatre-vingts en opération, les autres étaient fermées temporairement pour différentes raisons. Soixante seulement donnaient des résultats satisfaisants, vingt étaient tenues de manière à ce que les élèves ne fissent que ‘très-peu de progrès. M. Kelly est d'avis que l'état de ces dernières est dù autant pour le moins à la négligence et à l’apathie des parents qu'à l'incapacité des maîtres. Cependant, comme on ne demande pas mieux que de rejeter la faute sur le maître, il recommande avec raison aux autorités locales de faire cesser tout prétexte de ce genre, en faisant de meilleurs choix, et en surveillant les écoles avec plus de soin.
Les inspecteurs protestants s'accordent avec l’inspecteur catholique, à indiquer bien d’autres inconvénients et d'autres défauts qui existent malheureusement, quoique à un moindre degré, dans les autres provinces, tels que l’exiguité du local destiné à quelques écoles, le manque du matériel néces-
saire, le peu d'assiduité, etc. Mais un trait particulier à cette province est signalé par les inspecteurs prolestants.
Tandis que partout ailleurs, en Amérique, on est plutôt porté à se plaindre de la préférence accordée aux instilutrices et de la difficulté qu'ont les instituteurs à se procurer des situations el des salaires convenables, nous lisons dans le rapport de MM. Pilot et Milligan: « Lesécoles sont presque exclusivement confiées à des instituteurs, car il existe un très-fort préjugé contre les inslitutrices que l’on prépare et emploie à l’enseignement en petit nombre, contrairement à ce qui se voit en Angleterre, aux Etats- Unis et au Canada. »
Sur le tout, il est aisé de voir que la province de Terreneuve occupe une position exceptionnelle et que son gouvernement et son clergé ont à lutter contre des obstacles plus grands que ceux que l'on rencontre ailleurs. C’est déjà beaucoup que d’avoir pu fonder et entretenir un aussi grand nombre d’écoles dans des régions inhospitalières et souvent incultes, au milieu de populations pauvres, peu nombreuses et isolées avec aussi le désavantage qui résulte, au point de vue purement matériel, du fractionnement des ressources et de la direction administrative entre quatre ou cinq confessions religieuses différentes, dont trois surtout se trouvent souvent en présence, représentées chacune par un petit nombre
de fidèles. Cependant, le parti qui a été adopté par châcune d'elles et par toutes ensemble, de se séparer complètement, est bien probablement le plus sage, dans les circonstances où elles se trouvent placées. Il est remarquable que cette nécessité ait été sentie par les diverses confessions protestantes, à l'égard les unes des autres, dans un pays où la séparation devait, ce semble, entraîner de si grands inconvénients.