L'ILE DU PRINCE-EDOUARD
L'île du Prince-Edouard, située dans le golfe Saint- Laurent, à l'ouest du Cap Breton, possède un sol fertile et jouit d'un climat relativement tempéré. Elle a été récemment annexée à la confédération canadienne, et ses représentants ont siégé pour la première fois au parlement fédéral en 1873. Elle portait, sous la domination française, le nom d'Ile royale. Là, comme au Nouveau-Brunswick et à la Nouvelle- Ecosse, se trouvent encore des descendants de la race acadienne. En 1871, la population totale était de 94,021 âmes, dont près de la moitié (40,442) était catholique-romaine. On n'y comptait que 80,857 âmes en 1861, ce qui offre une augmentation trèsconsidérable, eu égard au peu d'étendue du territoire et à l'émigration récente d'une partie delà population
acadienne française vers la province de Québec. L'île n'a que 2,100 milles carrés de superficie.
L'éducation est dirigée par un bureau qui a sous lui trois visiteurs, un pour chacune des divisions politiques de l'île.
Le bureau de l'éducation se compose de onze membres tous nommés par le gouvernement ; deux d'entr'eux sont spécialement chargés de l'examen des candidats au brevet d'instituteurs et un autre agit comme secrétaire. Ces trois fonctionnaires sont également désignés par le gouvernement. Le secrétaire reçoit un traitement de $300, les examinateurs reçoivent chacun $80. et les autres membres du bureau $36, sujets à une réduction de $3 chaque fois qu'ils s'absentent d'une séance.
Les pouvoirs du bureau de l'éducation, en ce qui concerne le choix des livres, les matières d'étude, la direction de l'école normale, etc., sont à peu près les mêmes que ceux du conseil de l'Instruction publique dans les provinces d'Ontario et de Québec. Les membres ont de plus pour eux-mêmes ou pour leur secrcta-re une partie de ceux qui appartiennent dans ces provinces au surintendant de l'éducation. En ce qui regarde la ville de Charlottelown, ils ont de plus certains devoirs particuliers et une administration plus directe des écoles.
Les écoles sont dirigées par des syndics élus par les contribuables et qui jouent le même rôle à peu