DE LA SECONDE ÉDITION. IX
milles, ni les contributions volontaires, ne lui ont fait défaut, et ses établissements possèdent (âesres^ sources supérieures à celles que les institutions laïques peuvent obtenir des subventions deTÉtat.
Nous ne nous plaindrions pas d'un pareil résultat, conséquence. naturelle d'une législation libérale, admettant la concuiu;ence, si l'esprit qui préside à la direction de ces écolesrîVales n'accusait pas un antagonisme déplorable contre les conquêtes et les aspirations du monde moderne.
Aux États-Unis, les ministres des différents cultes, loin de se séparer de la nation, prêtent aux écoles publiques le concours le plus intelligent et le plus dévoué. Deux systèmes d'éducation ne s'y trouvent point en présence avec des solutions entièrement opposées sur toutes les questions fondamentales, triste spectacle offert par la France, où, pour son malheur, un double courant d'idées partage la population en deux moitiés: l'une tournée vers lepassé, dont elle voudrait faire revivre les institutions surannées, et l'autre vers l'avenir qui doit donner satisfaction aux aspirations intellectuelles et morales de la société actuelle.
Les défenseurs et les conservateurs naturels de l'esprit et des tendances de la société laïque sont les membres de TUniversilé. Fondée d'abord dans des vues étroites et intéressées, elle est devenue une institution essentiellement nationale. Mais pour soutenir la lutte à laquelle la condamne l'attitude des partis hostiles, elle a besoin de trouver désormais