Sur les 3,477,542 enfante que réunissaient, en I8G0, les
viron 70,000 écoles primaires S 32,000 cours d'adultes , 3,572 salies d'asile , pour lesquels le budget de TËtat fournit la maigre somme de 9,998,300 fr., les communes, 36,349,998, et les départements, 6,503,033 ^. Il serait injuste, sans doute, d'assimiler entièrement les États-Unis, où tout se crée, à la France, déjà en possession de nombreux établissements. On ne peut néanmoins s'empêcher de remarquer l'énorme différence qui existe entre les budgets que chacune des deux nations consacre, pour une population à peu près égale, à l'enseignement populaire.
La première différence résulte de Timportance que les citoyens des États-Unis attachent à cet en^ seignement et à l'étendue qu'ils lui donnent. Chez eux, l'école publique n'est pas destinée seulement à l'instruction du premier âge : elle est instituée pour que, de 5 ans à 18 ans, tous les enfants des deux sexes puissent recevoir une éducation complète. A l'inverse de ce quia eu lieu en Amérique, la France ne s'est occupée sérieusement de l'instruction populaire que longtemps après avoir fondé des collèges et des universités. Cinquante mille francs seulement
écoles primaires communales et religieusss, 2,111^183 payaient la rétribution scolaire.