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léges, elles sont au-dessus des grammar schools et des high schools, qui rentrent, comme on Fa vu, dans le cadre étendu qu'embrasse renseignement des écoles publiques.
L'organisation des académies remonte à Tannée 1787 ; ces institutions, dont quelques-unes portent les noms de séminaires, d'instituts collégiaux, d'instituts littéraires, de gymnases, etc., furent jugées assez Importantes pour recevoir les encouragements de l'État. Celles qui furent incorporées aux universités, tout en conservant leurs privilèges et leur caractère d'établissements libres, participèrent à une partie du school fund, et furent soumises à l'inspection des régents, obligation qui n'a pas médiocrement contribué à leur prospérité. C'est dans les académies que se forment le plus avantageusement les instituteurs et les institutrices. Ce sont autant d'écoles normales, où ils peuvent puiser une instruction solide, et se préparer, par la pratique de l'enseignement, à leurs fonctions futures.
Dans l'année 1866-1867, 14S0 maîtres ont été formés ainsidans les 84 académies de l'État deNev^r- York, qui sont chargées de ce soin par les régents ' .
1 . Le nombre des aspirants au professorat admis, à titre gratuit, dans ctiacune des académies désignées parla commission des régents, pour préparer les instituteurs, ne peut être que de vingt. L'Etat paye pour cliacun d'eux la somme de 50 IVancs. .
Dans la plupart des États, aucun lien commun n'unit entre eux les établissements d'instruction secondaire, les académies et les facultés. Fondés successivement et dans les conditions les plus diverses, par des corporations religieuses ou par de riches particuliers, ils possèdent des ressources plus que suffisantes pour tous leurs besoins, et quelques-uns d'entre eux ont des revenus considérables. Ils ont donc et ils tiennent tout naturellement à conserver une existence indépendante.
Leurs premiers donateurs sont représentés par un comité de tuteurs, auquel est confiée toute Tadministratipn financière. Les professeurs réunis nomment, à l'élection, le directeur et les différents fonctionnaires, et c'est par les mêmes moyens qu'ils pourvoient eux-mêmes aux chaires vacantes.
Il y aurait cependant quelqu'avantage à établir entre les grandes institutions universitaires d'un même État, tout en respectajrt leur indépendance , des relations plus intimes. C'est ce qui a lieu pour celles de l'État de New- York, grâce à l'organisation de la corporation des régents, chargés de présenter régulièrement à la législature des rapports détaillés sur les différents établissements d'instruction secondaire et supérieure. Us se réunissent, chaque année, sous la présidence du chancelier de l'Université, pour constituer leur bureau, dont font partie de droit le gouverneur, le lieutenant-gouverneur,
le secrétaire d'État et le surintendant de Tinstruction publique, lis se divisent en comités ayant pour attributions : l'incorporation des collèges et des académies, l'acquisition et la surveillance des collections d'histoire naturelle, des laboratoires de chimie et des bibliothèques, l'instruction des instituteurs, la répartition du fond des écoles , l'achat des livres classiques , la visite des collèges et des académies, les rapports annuels sur tout ce qui concerne ces établissements..
Dans ces réunions , tout ce qui peut contribuer au progrès de l'éducation publique et au bien-être des professeurs est l'objet d'un examen approfondi et sérieux de la part des membres distingués qui composent cette utile corporation. La publicité donnée à leurs rapports répand dans le public, comme parmi les membres du corps enseignant, une foule d'observations qui tournent à l'avantage général des études.
Grâce au dernier de ces rappoi^ts, publié en 1868, nous pouvons nous faire une idée complète des divers établissements d'enseignement secondaire et supérieur dans l'État de New- York. Une publication du même genre, faite pour chacun des autres États, serait pour nous une source d'informations officielles d'un très -grand prix.
L'État de New- York comptait, en 1868, d'aprèg
cet important document, 445 académies ^ 20 collèges littéraires et scientifiques ou universités , et 1 0 écoles de médecine.
Cinq collèges sont consacrés spécialement à l'éducation des jeunes filles : ce sont ceux d'Elmira, de Yassar, de Rutger, d'Ingham et le collège médical de New- York.
A l'université d'Alfred (AUeghani) et au collège de Genessee (à Lima, comté de Livingston) les jeunes gens et les jeunes fittes sont réunis, comme à Oberlin, pour y recevoir une éducation commune ^
Il y avait, en 1868, 2,2.37 étudiants dans les collèges ou les universités de l'État, et 1,039 dans les écoles de médecine. Les collèges de Columbia et de la cité de New- York, et l'université de la môme ville occupent le premier rang parmi les établissements que mentionmUerSppgrt. Le bel et important collège de Saint- François -Xaviei*, à New- York, est dirigé par les jésuites. En 1868, le nombre de ses élèves était de 568. Sur les trente-trois professeurs ^ employés dans l'établissement, et dont plusieurs sont français, seize se sont consacrés, par suite d'une vocation particulière , à Tenseigjiement , et prêtent au collège un concours gratuit. Quarante élèves
1 . Quelques-unes de ces acadâmies avaient cessé d'exisler, mais un assez grand nombre d*autres n'étaient pas comprises dans le rapport des régents.