IV PRÉFACE
meilleurs juges du degré d'instruction qu'il importait de donner à leurs enfants. Elles n'ont point abandonné à rÉlat ou à ses représentants la solution de toutes les questions relatives à la création et à l'entretien des écoles, aux méthodes d'enseignement, au choix des livres, au matériel des classes, aux exigences hygiéniques, à toutes les améliorations enfin, que les progrès de chaque jour permettaient d'introduire pour assurer le bien-être physique et le développement moral de la jeunesse. Elles ont avant tout reconnu cette vérité juste et •féconde que les femmes ont droit à Téducation la plus complète et la plus élevée, attendu qu'il est essentiel de préparer lés mères de famille à devenir capables d'instruire et de diriger leurs fils et de former des épouses dignes d'être les compagnes et au besoin les conseillères de leurs époux. Les écoles primairesfurent donc ouvertes dès l'origine aux filles et réunirent les enfants des deux sexes. Aucune raison légitime ne s'opposait àik^ qu'ils partageassent plus tard les mêmes études soit dans les établissements d'instruction secondaire, soit dans les universités et les écoles supérieures. Nul sacrifice n'a paru trop grand pour assurer aux enfants et aux jeunes gens des deux sexes, de 6 à 16 ans, le bienfait d'une éducation générale. Si les habitants des États-Unis consacrent à leurs écoles quatre cent cinquante millions, c'est-à-dire une somme cinq fois plus forte que celle que dépensent les nations les plus avancées de l'ancien monde, c'est qu'ils se sont réservé le droit do