‹ L'instruction publique aux États-Unis. Écoles publiques, colléges, universités, écoles spécialesChapitre 8 sur 134 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

C'est encore à l'initiative privée, c'est au patriotisme des citoyens désireux d'élever leur pays au niveau des nations les plus éclairées de l'Europe que renseignement secondaire et supérieur doit son organisation. Le gouvernement central n'a rien à voir dans la création des universités et des collèges. Les particuliers, les corporations, jouissant d'une liberté absolue, savent y pourvoir d'une manière splendide. Ici c'est le collège d'Yale(New-Haven) qui, grâce à' des dons s'élevant à plusieurs millions, a fondé et entretient ses nombreuses chaires pour les lettres, les sciences exactes et naturelles, les beaux-arts et la jurisprudence ; là c'est le collège d'Ithaca, surgissant en quelques années par les soins d'un simple particulier, M. Esra Cornell, qui consacre huit millions à la fondation de l'établissement qui portera son nom. Ce sont d'autres millionnaires, lesPeabody, les Astor, les ShefBeld, les Chandler, les Thayer, les Pardée, les Vassar, etc., qui construisent à leurs frais de magnifiques édifices, pour établir à New- York, à New-Haven, à Boston, à Chicago, à St-Louis, à Hanover, à Ânn-Ârbor, à Philadelphie des bibliothèques, des musées, des observatoires astronomiques, des laboratoires, pour les hautes études scientifiques, industrielles ou agricoles. De riches émoluments, une honorable indépendance , une existence calme et digne sont le partage des savants appelés par les suffrages de leurs pairs à occuper les emplois poar lesquels leur aptitude est reconnue. Cette munificence forme un douloureux contraste avec la pauvreté et

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