DE LA SECONDE ÉDITION. VU
l'insuiQsance des moyens mis à la disposition des élèves de nos facultés et de leui's professeurs. Et cie n'est pas seulement en comparant nos laboratoires de recherches et nos instruments de travail avec ceux que possèdent les savants des États-Unis, que nous avons à gémir sur notre infériorité. Le rapport récemment publié par le doyen de la faculté de médecine de Paris, M. Wûrtz, a montré combien nous avons été distancés par TÂlIemagne en ce qui concerne les hautes études. Habitués à nous entendre vanter comme marchant, au point de vue des sciences et de la culture intellectuelle, en tête de l'Europe, nous apprenons trop tard, hélas! à nos dépens, combien il nous aurait été utile de nous mettre au courant des progrès accomplis par les autres nations, au lieu de nous endormir sous le charme des éloges immérités que nous nous décernions à nous-mêmes. ^ L'organisation des écoles publiques aux États- Unis, telle q«e nousUavons exposée, ne pouvait exister que chez une natipn pénétrée de Tesprit démocratique, sachant si^ régir elle-même, pourvoira ses besoins, et décidée à ne demander au gouvernement central, à TÉtat, que ce qui ne peut être accompli par l'initiative individuelle. Je n'ai donc pas besoin de dire qu'il mç parait bien difficile qu'elle puisse s'appliquer d'une manière absolue à d'autres nations, et particulièrement à la France.
J'ignore si notre pays pourra jamais se dégager entièrement du besoin, qui semble proproaux nations de race latine, d'être gouverné et réglementé par uno
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