XII PRÉFACE
Dans plusieurs collèges, les deux sections sont entièrement séparées, et celle qui reçoit les élèves n'étudiant ni le grec ni le latin, rappelle les cours spéciaux^ conservés encore aujourd'hui dans nos lycées; cours assez pauvrement organisés, il faut bien l'avouer, et suivis seulement par les élèves les moins appliqués ou les moins intelligents. La même organisation existe en Norvège et en Danemark.
Le système de la bifurcation n'a pu remédier aux inconvénients que présente l'enseignement tel qu'il est organisé aujourd'hui dans les collèges classiques. Ce n'est pas seulement en France que l'on se plaint de l'immense étendue donnée à leurs programmes. A côté de l'étude des langues grecque et latine, que l'on craindrait d'affaiblir si l'on y introduisait les modifications que proposent les hommes les plus compétents , on y a successivement introduit toutes les branches d'enseignement qui conviennent aux écoles réelles. Les graves inconvénients signalés pay M.
Bréal *, et auxquels M. Jules Simon avait pro-
1. Quelques mots sur Vinstruction publique en France j Paris, 1872, Hachette, p. 3^7 et suiv.