‹ L'instruction publique dans les états du nord: Suède--Norwége--DanemarkChapitre 44 sur 75 · B&NS LES ÉTATS DU NORD. ^H · texte numérisé non relu

B&NS LES ÉTATS DU NORD. ^H

éducatioQ. Les parents des premiers préfèrent les envoyer aux écoles privées , où des maîtres plus habiles donnent un enseignement plus soigné que celui que les enfants reçoivent ordinairement dans les écoles publiques.

Afin de donner plus de force à l'obligation, la loi porte que, lorsque l'élève s'absente, le parent ou le tuteur est astreint à fournir uue excuse satisfaisante. S'il manque à cette obligation, le comité scolaire, après les avertissements convenables, leur impose une amende de 24 skillings (1 fr. 20 c.) à 5 specie daler (30 fr.).

Mais la loi assure d'une manière plus efficace l'obligation de l'instruction et de l'éducation morale. Si les parents se montrent indifférents, désordonnés ou vicieux, de manière à mettre les enfants en danger d'être négligés ou ruinés , le bureau des pauvres, à la requête du comité des écoles, prend soin de placer lui-même ces enfants dans des familles où ils seront élevés convenablement , et envoyés aux écoles aux frais des personnes qui leur servent alors de patrons et de tuteurs.

Les chefs de fabrique ou les particuliers qui emploient des enfants sont astreints, sous les mêmes peines, à les envoyer aux écoles. Il faut ajouter que lorsqu'un enfant, parvenu à l'âge de seize ans, refuse de se soumettre aux mesures prises par le

NûRWEQE. — ENSËlONEMËfiT PRIMAIRE. J65

comité scolaire, les iiitendanls du diocèse peuvent employer des moyens coercilifs, sauf l'emprisonnemeot.

Dans les écoles publiques des districts ruraux de ]a Norwége, les enfants doivent recevoir l'instruction pendant 12 semaines chaque année, etpeudant 9 seulemeni lorsque l'école se compose de plusieurB divisiotn.

C'est la plus courte durée imposée chez les autres nations où l'instruction est ohligatoire.

Il y a cependant un grand nombre de districts qui ont établi des écoles exigeant une fréquentation plus longue que douze semaines, et un grand nombre d'enfants dépasse le minimum de temps déterminé par la loi.

ue année, les élèves des écoles publiques ibissent un examen en présence du pasteur et du K>mîté scolaire. Cet examen est obligatoire pour ^us les enfants au-dessus de neuf ans qui sont Jbligés de fréquenter l'école, sans exception pour wux qui reçoivent dans des étahltssements privés me instruction correspondante à celle des écoles nbliques.

, Au-dessus de douze ans, les élèves doivent pren-

jne I/INSTRUCTION DANS LES ÉTATS DU NORD.

dre encore part à un examen présidé par le doyen ou révoque du district. Depuis leur douzième année jusqu'à deux ans après la confirmation, ils subissent dans les églises, à des époques déterminées, d'autres examens en présence du doyen et de Tévêque. Les parents des élèves qui se dispensent de subir ces examens sont passibles d'une amende d'un specie daler. •

Dans les villes, la loi exige que les élèves soient présents à la classe, au moins deux jours chaque semaine.

En règle générale, l'enseignement primaire est gratuit : mais le comité scolaire peut, avec le consentement du conseil municipal, exiger une rétribution pour les élèves qui suivent volontairement les cours de Técole au delà des douze semaines prescrites par la loi, et dont les parents sont reconnus comme capables de payer. Cette rétribution, d'ailleurs fort minime, est rarement demandée. Les parents fournissent aux enfants les livres et les autres objets nécessaires, à moins qu'ils n'en soient exemptés par le comité;

En 1866, dans les écoles de campagne, sûr 212,137 enfants en âge scolaire, 206,623 avaient suivi l'école. Il n'y avait eu que S,S14 absents. Le nombre des enfants en âge de l'école s'était, en six années (de 1861 à 1866), accru de 1 1,800, et celui des élèves qui l'avaient suivie, de 13,000.

138,000 appartenaient aux écoles jixes^ 43,317 aux écoles ambulantes, 2,621 aux écoles privées.

En 1867, dans les écoles des villes, il y avait 42,892 enfants obligés de fréquenter l'école; dans la même année, la population des villes était de 264,855 personnes; il y avait donc 1 écolier sur (). 2 habitants, ou 16 écoliers pour 100 habitants. 10,210 enfants placés dans les écoles privées, aux frais de leurs parents ou tuteurs, étaient exempts de suivre les écoles publiques.

Sur les 32,682 enfants appartenant aux écoles publiques, 756 seulement ne les avaient pas fréquentées pendant Tannée. Sur ces élèves, 13,219 avaient étudié la géographie, 11,039 l'hisloire, 1,338 1e dessin, 2,082 l'histoire naturelle, 6,119 filles avaient été exercées à la couture.

Les écoles privées correspondantes aux écoles primaires du degré inférieur avaient été fréquentées par 3,106 enfauts. Toutes ces proportions sont à peu près les mômes aujourd'hui.

Page 1