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DÉPENSES DES ÉCOLES PUBLIQUES

Chaque district municipal forme une circonscription scolaire et possède un fonds d'école com-

JOS L'INSTfiUCIiON DANS LES ÉTATS DU HORfl.

mun aux différents cercles dont il se compose. Ses revenus soat : i" les intérêts des capitaux qui lui appartiennent ; 2° les dons volontaires ; 3" les rétributions; 4° les contributions fournies par le district de l'école secondaire et par l'Iïtat. Son principal revenu provient du conseil municipal , qui vote les sommes nécessaires à l'entretien de l'école, arrête le budget de ses dépenses et fixe le montant de la taxe payée par les habitants du district, en proportion de leur fortune. Nul ne peut en être dispensé.

Sur ces différentes recettes, sont payées les dépenses relatives aux constructions, aux réparations, à la location des maisons d'école. Mais chacun des cercles du district fait séparément les frais du chauffage, de l'éclairage, de l'entretien de l'école, des voyages des instituteurs, de leur logement et de leur nourriture pendant les semaines d'écolage.

Dans les localités où les écoles publiques sont ambulantes, le conseil municipal détermine ceux des habitants qui doivent fournir le local où l'école sera tenue, et se charge de nourrir l'instituteur pendant le temps où il est en fonctions. Si les habitants ne peuvent fournir un local convenable, ils doivent payer une contribution . Celui qui refuserait de recevoir à son tour chez lui l'instituteur, aurait à payer, outre les frais nécessaires à la tenue de l'école, 2 speciedaler (11 fr. 08 c).

Lesdistrietsscolairesdoivent,autantque possible,

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réserver pour l'instituteur une piîice de terre à mettre en culture. Outre son traitement ordinaire, il doit avoir dans chaque district une habitation pour lui et sa famille, avec uo terrain pour y nourrir au moins deux vaches et y établir un petit jardin. On achète de préférence un des terrains appartenant à l'État; s'il ne s'en trouve pas dans le district, on s'en procure un autre moyennant un prix raison- Dable.

On a vu plus haut que chaque district se divise eu plusieurs cercles ayant chacun une école. Ces cercles sont en géoéral pour chaque district au nombre de 12 ou 14. Il arrive quelquefois que dans certains districts plusieurs cercles ont des intérêts différents, et que les habitants de chacun d'eux veulent s'administrer eux-mêmes, par exemple, lorsqu'il s'agit «i'élever le salaire de l'instituteur au-dessus de la somme garantie par le conseil municipal. Dans ce cas, on réunit les chefs de famille payant leurs impôts dans ces cercles, et ils décident la question à la majorité des voix.

Tous les districts scolaires appartenant à la in6me province établissent à frais communs une

école primaire supérieure^ pour laquelle ils ont un fonds spécial. La Norwége est aujourd'hui divisée en vingt provinces. Chacune d'elles a un comité scolaire composé de tous les présidents du conseil provincial et qui se réunit une fois chaque année.

Le gouverneur, les shériffs de la province et l'inspecteur des écoles font partie de ce comité, mais n'y ont qu'une voix consultative. La décision appartient entièrement aux membres élus par le peuple.

Au comité provincial appartient le droit de prononcer : 1° sur l'augmentation des traitements des instituteurs ayant de longues années de services;

2° Sur les contributions exigées pour les écoles supérieures et les écoles professionnelles;

3° Sur les dépenses nécessaires à la construction de nouvelles écoles et l'achat des terres destinées aux instituteurs ;

4° Sur les moyens de répandre le plus possible l'instruction dans les paroisses les plus pauvres ;

5® Sur les indemnités à donner aux instituteurs qui se préparent chez eux à l'enseignement.

Les traitements des instituteurs sont à la charge des districts scolaires, mais c'est le conseil provincial qui en fixe le minimum selon le nombre des semaines pendant lesquelles Técole est ouverte. Ce

qui atteste, de la part de l'autorité à Tégard de ce conseil, une confiance du reste bien justifiée.

Les taxes imposées par le conseil de la province sont assises sur les propriétés qu'elle possède en proportion de leur valeur relative.

Lorsque la province s'engage à faire contribuer ses habitants pour 1 skilling 1/3 pour chaque tête, elle a droit à l'avance d'une somme double de la part de l'État.

En 1870, les fonds affectés aux écoles rurales provenant des intérêts du' fonds des écoles, des taxes sur les propriétés, des subventions de l'État et autres sources, s'élevaient à 522,841 specie daler (3,423,625 fr.).

Pendant la même année, les dépenses pour la construction, les réparations, l'achat du mobilier des écoles , les traitement des instituteurs, les indemnités de logement, l'achat des hvres et des appareils d'enseignement, se sont élevées à une somme supérieure.

En ce qui concerne les écoles des villes j les recettes provenant de diverses sources ont été, en 1867, de 166,033 specie daler (913,181 francs 50 c).

Ce qui donne pour les écoles des campagnes et celles des villes réunies un total de 4,338,807 fr.

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